« Si vous traitez un individu comme il est, il restera ce qu'il est.
Mais si vous le traitez comme s’il était ce qu'il doit et peut devenir, alors il deviendra ce qu'il doit et peut être. »

Behandle die Menschen so, als wären sie, was sie sein sollten, und du hilfst ihnen zu werden, was sie sein können.

J. W. von Goethe, Faust I

Art Therapie Virtus

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dimanche 24 février 2013

BD – Texte sur la joie

La joie, encore une émotion que j'exprime avec une intensité qui varie, c'est comme un poste radio pour lequel le son peut être réglé. Et bien la joie c'est pareil, de même qu’il m'est difficile de vous dire que la joie je la ressens dans ma vie au quotidien, il m’est difficile de vous dire oui. Ce serait mentir, car pour moi cette émotion ne ressort que dans certaines situations. Par contre quand je la ressens en moi c'est une chose extraordinaire, je pense à ce moment-là. Toutes les barrières qui m'empêchent de vivre épanouie explosent, peut être un trop plein d'émotions mélangées aussi bien négatives que positives qui a besoin d'être expugrrrrrr é e é e é ele é e é e é e grrrrrr je reprends : expulsé et en profite dans ce moment-là, mais cette sensation est loin d'être désagréable je vous le confirme, si cette joie pouvait devenir mon médicament ma drogue de tous les jours cela me rendrait peut-être plus heureuse, mais pas si facile.
Un exemple de joie, la naissance de ma dernière. Attention les autres naissances aussi, mais la situation à été complètement différente pour ma dernière pour un tas de raisons. Et bien là j'en ai pleuré de joie, dés que j'ai senti sa tête sortir. Toute la tension de ma grossesse que j'avais accumulée en moi, mois après mois, jusqu'à la fin avait disparu. Je prenais mon « pied ». C'était intense, je ressentais une vraie plénitude, j'étais redevenue moi, une maman j'étais comblée, je crois que depuis je n'ai jamais ressenti une telle émotion aussi forte. La joie pour moi ne dure jamais longtemps, au début c'est une grande excitation que mon corps ressent, montre, mais très vite elle diminue, et je deviens dans un état de mélancolie je pleure mais pas de joie. Quand cette joie apparaît, elle emporte mon corps entier, je suis prête à faire n'importe quoi, c'est comme si c'était une grande vague qui m'envahit, et me donne plus de force.
Cette force me permet dans ces moments-là de travailler encore plus et rapidement, et de prendre des décisions sans hésiter et sans recgrrrrrrr é e é e é e é e ele é e é e grrrrrr é e t e u e é e é e é ele é e é e grrrrrr je reprends : reculer après, mais comme je vous l'ai écrit la joie chez moi ne reste pas longtemps, pour moi elle n'est que passagère, car je considère que pas une sensation de joie ne ressemble à une autre jamais, et pour moi c'est normal comme réaction, c'est comme si je demandais qu’elle meurt à chaque fois, pour laisser place à d'autres joies à venir, à des nouvelles, comme si je recherchais encore et encore de nouvelles sensations mais encore plus fortes. Je pense que ce n'est pas parce que je n'ai rien ressenti d'aussi fort qu’à la naissance de ma dernière que je doive absolument retrouver quelque chose d’aussi fort.
Par contre une chose que j'aime beaucoup c'est écouter les autres personnes de mon entourage quand elles font partager leurs moments de joie, cela m'émeut beaucoup et parfois je me dis : regarde Béatrice c'est tout simple il ne suffit pas de grand chose pour ressentir cela le plus souvent possible, et moi je cherche pourquoi je n'y arrive pas, et je ne trouve pas, mais cela n'empêche en rien de prendre plaisir à les écouter, j'aime beaucoup, je trouve que c'est naturel de partager cela avec des amies, une chose que moi pourtant j'ai du mal à faire et c'est à ce moment-là que je me rends compte que dans ma vie les moments de joie ne sont pas vraiment présents mais la bonne question est que je m'en donne le droit aussi et cela je n'en sais rien. Je pense qu’entendre les autres parler cela me permet de ne pas me renfermer sur moi-même, et cela m'aide à rire et à suivre le mouvement de la vie que j'aime bien partager avec eux. Mais je suis capable d'être là quand cela ne va pas non plus, une situation où je me sens plus à ma place.
Maintenant vous allez me dire que la joie on la trouve partout tous les jours, comme par exemple avec des amies, relations dans le travail. Dans son travail alors là je pourrais dire oui mais pas à chaque fois, quand on offre un cadeau à un ami là pour moi je ne le fais pas pour moi je le fais pour la personne en question donc c'est à elle d'être pleine de joie, moi je ne passe pas en premier plan. Dans les cérémonies, les fêtes, par contre dans les moments de partage là j'aime beaucoup, car cela reste dans l'intimité pas grand monde en général, donc j'ai moins peur de me laisser m’exprimer et de faire ressortir ma joie, mais voilà cela ne reste pas longtemps.
Pour moi la joie s'exprime en riant, en pleurant, en bougent, en sautant, en dansant, et je pense aussi que cela se voit sur le visage de la personne, il est moins crispé et les yeux sont pétillants, je pense aussi que la joie ressort quand on est content d'avoir fait quelque chose de bien et d'utile aussi, donc pour finir je dirais que la joie ressort phgrrrrrrr é e é e é e é ele é e é e é e grrrrrrr je reprends : physiquement et psychologiquement.
Me concernant je crois que la joie ressort plus dans mon rôle de maman et ce que mes enfants me donnent de différentes façons. Maintenant moi si je leur apporte assez de joie ne n'en sais rien toujours l'éternelle question que je me pose, est-ce que je donne assez ?

vendredi 1 février 2013

BD – La tristesse

Emmanuelle voulait que je parle de la tristesse, alors pour moi la tristesse se manifeste toujours par les larmes ce qui est le cas en ce moment, et c'est aussi une manifestation naturelle et ordinaire que le corps exprime, la tristesse peut apparaître pour nous aider à faire le deuil d'un événement comme par exemple la perte d'un être cher comme ma belle mère, le beau père de mon ami etc… on doit passer par la tristesse elle nous aide à passer ce cap. Elle peut apparaître aussi quand on a perdu quelque chose un objet auquel on tenait beaucoup et qu’on ne retrouvera plus, par rapport à un espoir et aussi le fait que on ne puisse pas le réaliser. Faire en sorte que cela se produise ou alors à un changement d'une situation savoir que on doit la changer et l'accepter pour évoluer et donc il faut se dire que maintenant cela ne sera plus comme cela, une façon de l'enterrer pour chgrrrrrrr é e é e é e é eéme mom papa aaaaaaaa je reprends : changer comme par exemple mes croyances erronées qui me rendent malheureuse et qui me fond souffrir qui ressorte constamment.
Je pense qu’en ce moment ce qui me rend triste c'est de constater des situations, des événements que j'ai vécus, que j'ai toujours refusé d’admettre et d'en parler, admette cette vérité concernant les viols ou que les attouchements comme ceux que Daniel m’a fait et qui est effectivement peut-être un viol fgrrrrrr é e é e é ele é e é e é e grrrrrrr je reprends : forcer. Je suis triste de voir et de reconnaître que mon corps réagi à tous ces chamboulements, que je peux être démunie devant une situation comme par exemple pour mon garçon, que je dois admettre que parfois malgré mon aide et bien certaines choses ne pourrons changer que si c'est lui-même qui trouve en lui les bonnes réponses, que je ne peux pas toujours gérer pour lui pour ne pas qu'il soit malheureux que mon rôle de maman n'est pas que cela. Comme pour ma sœur je ne peux l'empêcher de boire et de se prendre en main que cela n'est plus de mon ressort.
Je crois aussi que cette tristesse je ne l'ai jamais ressentie toute petite comme je l'avais dit dans mon premier texte, je crois que je n'étais pas capable de me rende compte de cette sensation était en moi, que ce que je vivais était inacceptable et cela non plus je ne pouvais m'en rendre compte, je crois que je pleurais car on m’avait fâchée et que j'avais peur de ne savoir ce qui pouvait m'arriver par la suite plutôt qu’autre chose et que maintenant je peux me rendre compte que c'était aussi une façon inconsciente de me mgrrrrrr é e é e  é e é ele é e é e grrrr é e t e u e é e é e é e grrrrrrrr je reprends : manifester à ma manière pour dire que il me manquait des choses comme des besoins affectifs et physiques comme tout enfant devait avoir quand on l'aime de l'amour... que c'est à cause de cela qu’à commencer à naitre la tristesse en moi...
Je me rends contre maintenant que la tristesse est une étape que je dois apprendre à apprivoiser sans pour autant quelle m'empêche de vivre normalement comme en ce moment. Je sais que j'en ai besoin pour aller mieux pour savoir et repérer ce qui me touche dans les situations et les événements qui m'arrivent dans ma vie, et les larmes vont avec aussi je dois les laisser couler comme en ce moment cette chose inhabituelle jusqu'à présent que je ne me donnais pas le droit et je m'enfonçais dans ce monde qui est synonyme de solitude et je m'enfonçais de plus en plus dans mon silence, mais maintenant je n'ai plus honte de montrer ma tristesse et mes larmes dans mes séances de psychothérapie, cette barrière que je m'étais faite est moins épaisse et diminue peu à peu et je commence aussi à considérer que même si cela me fait terriblement souffrir ces larmes et cette tristesse comme une bonne sensation et non comme une ennemie, chaque flash, chaque image a besoin d'être pleurée pour que le trou que cela me provoque puisse se refermer peu à peu, mais je dois me dire aussi que ces parties là resteront en moi à jamais mais elles ne me feront moins souffrir. Cela voudra dire que je les aurais intégrées et digérées enfin je l'espère. Je crois que mon corps et ma tête commencent à intégrer cette nouvelle façon de régir. Ils se laissent allez doucement mais sûrement. Mais encore maintenant je reconnaîs que tellement de choses sont à découvrir encore et à retravailler pour panser ces blessures que je me sens submergée et que dans ma tête j'aurais encore beaucoup tendance à me disperser et à m'y noyer.
Mais la tristesse peut vous pousser et vous bousculer tellement que parfois elle vous envahie, mais comme je commence à savoir pleurer sans trop avoir honte ce matin par exemple j'ai rgrrrrrrr é e é e  é e é ele é e é e é e grrrrrrr je reprends : réussi à parler avec mon psychiatre qui me connait depuis longtemps d'une situation qui pour moi était importante, je pense que aussi le travail que je fait avec Emmanuelle m’a beaucoup aidée pour le faire ce premier pas, le fait qu'elle ait envoyé mes écrits à mes psychiatres ils peuvent savoir que quand je commence à parler de quelque chose et que je me replie sur moi-même, cela leur permet de reprendre le sujet en m'aidant avec leurs mots ce qui s'est passer ce matin, je me suis aperçue aussi que j'étais plus rassurée et plus à l’aise avec lui donc à voir.
Mon dessin,
Je n'avais pas d’idée précise pour le faire, donc je me suis laissée aller. J'ai fait la forme du visage, mais je ne voulais pas le faire symétrique et normal. Dans ce visage vous pouvez observer que j'ai quand même représenté une bouche qui sourit je me dis que maintenant la tristesse peut apporter du bien comme ce matin avec la séance avec mon psychiatre et après mes idées sont sorties au fur et à mesure toujours, mais il y avait une chose que je voulais mettre absolument : des couleurs vives car je me dis aussi que la tristesse n'est pas obligée d'être représentée que par du noir ou du rouge, c'est l'expression du visage qui compte, j'ai représenté des larmes qui sortaient d'un nuage, sauf que ce n'est pas des gouttes d'eau car l'eau glisses et quand il fait chaud cela s'évapore... donc il y a des larmes rouges quand ma tristesse est forte, bleues quand je peux la gérer et vertes quand je suis entre les deux. Pour moi les larmes, pour l'instant, sont encore en moi, peut-être que plus tard cela sera de la pluie.

mercredi 30 janvier 2013

BD – Mon dessin sur la surprise que Daniel m'ait violée mais…

Cela ressemble à mon visage en train de pleurer car cette histoire me rend dingue de ne pas savoir exactement, ma bouche est cousue avec autour ma douleur car au départ je n'ai pas pu en parler de cette histoire de Daniel je me l'étais interdit, une histoire pas très intéressante pour les autres, et pour moi une situation pas importante donc elle est restée enfouie en moi peut-être à cause de la honte, de la peur, et des retombées aussi que l'on aurait pu me faire. Daniel est toujours en vie je crois.
L'autre visage mélangé toujours avec le mien représente la surprise après avoir lu ce billet sur le blog redonnant la loi, je reconnais avoir été violée par Daniel et je me dis stop c'est vrai, mais il y a ce Mais qui reste en suspens par rapport à cette sensation que j'ai ressentie quand Daniel ma lgrrrrrrr é e é e é e t e u e é e é e ele é e é e grrrrrrr je reprends : lécher et mis son doigt... et celle que je recherche, mais regarder ce ne sont plus des larmes rouges mais des larmes bleues ce qui veux dire que je commence à l'assimiler d'ailleurs regarder la bouche elle est grande ouverte je me donne le droit maintenant d’en parler mais je dis bien « commence » attention, une situation importante que je dois vous redire.
Mon ressenti quand j'ai fait ce dessin et bien cela m’a beaucoup perturbée, j'en ai encore pleuré, et des tremblements surtout quand j'ai dessiné les deux bouches et des palpitations, j'ai eu aussi des absences donc obligation de faire des pauses, j'ai eu beaucoup de mal à trouver ce que j'allais faire comme thème, faire quelque chose cette fois-ci pour ne pas me planter il fallait que cela parle plus afin de mieux me faire comprendre par rapport à celui que j'avais fait hier surtout aussi pour ne pas le recommencer encore une autre fois, car Daniel m’a fait terriblement souffrir dans ma tête « cette sensation » et cela joue sur ma vie privée.
Je pense que c'est une exercice que je referais quand j'aurais trouvé cette orgasme mon dessin sera complètement différent donc à suivre...

samedi 26 janvier 2013

BD – Le dégoût

Je voulais représenter mon dégoût de la situation de mon couple en ce moment, de ces paroles qui m’ont énormément blessée, de mon ami envers nos rapports sexuels, et de son comportement. Je suis en colère et démunie, donc j'ai représenté un visage, moi qui suis en train de pleurer et je me tiens la tête car je suis perdue car ce n'est pas une petite blessure c'est un manque, et que je me pose la question comment résoudre ce problème important dans un couple et j'ai dessiné un rat d'égout, cette bestiole que je trouve dégoûtante, qui pue, et qui est extrêmement méchante je l'ai représentée en train de me morde le bras cette douleur insoutenable et qui ne part pas comme cela.

BD – La surprise et la surprise à venir

Et bien ce mot me cause un souci : ressentir les sensations d'une surprise, et bien je ne saurais pas quoi vous dire, oh oui j'ai beaucoup de surprise concernant mes enfants, des bonnes et des moins bonnes, tout me surprend venant d'eux et plutôt coté positif en général je trouve que c'est merveilleux de voir et de constater qu'ils trouvent à chaque fois de choses nouvelles pour me surprendre que se soit dans leurs façon de réagir, de trouver une solution dans chaque problème, de savoir comment ils doivent s'occuper ils sont d’une imagination débordant donc les surprises dans le cocon familial ne sont jamais absentes et beaucoup de rires. Nous avons tous une façon différente de concevoir le mot surprise de le ressentir, exemple je peux être surprise par rapport au comportement de certaines personnes face à leurs réactions d’interprétation des choses et de les assumer. Parfois je me trompe je pense qu’ils ou elles ne sont pas capables de faire ou de comprendre quoique ce soit alors que je me trompe et en général ce sont ils ou elles les meilleur-e-s, et c'est toujours une belle surprise de le constater. Je peux être surprise de voir combien de choses me touche dans la vie de tous les jours, certaines de mes réactions le montre bien dans ma sensibilité. Elles peuvent êtres négatives ou positives.
Je suis surprise comme parfois je peux changer d'avis sur une situation alors que c'est toujours une chose qui me pose un problème, comme par exemple le billet qu’Aoa avait mis hier sur le blog qui était intitulé c'est quoi un viol ? Quand je le l'ai lu cela m’a beaucoup pgrrrrrrrr é e é e é  e éele é e é e é e grrrrrrrr je reprends, perturbée car dans le texte que j'ai fait sur Daniel j’avais expliqué les attouchements qu'il m'avait faits, j’avais écrit qu’en fin de compte je ne devais pas me plaindre car il ne m'avait pas violée, mais en lissant ce billet cela m’a fait comprendre tout le contraire il m'avait bien violée, même avec une force inimaginable. Mais il y a une chose importante que je n'ai pas mise dans le texte de Daniel une situation qui me perturbe beaucoup, c'est qu'il agrrrrrrr émé mom papa aaaaaaaaa grrrrrrr je reprends, avait sucé mon sexe. Le problème est que je suis incapable de vous expliquer ce que j'ai ressenti. Cette sensation n'était pas comme les autres ces affreuses douleurs qui sortaient de partout de mon corps, mais là dans son geste et bien c'était différent et c'est à cause de cela que je ne l'avais pas écrit, une chose qui me fait souffrir et j'en ai honte, je me pose aussi la question de savoir si ma réaction par rapport à cela est bien normale. Je me suis demandé si une petite fille pouvait éprouver de la jouissance si jeune, car quand mon frère a sucé mon sexe il m’a dit que je mouillais et qu’il était sûr que j'aimais cela. Le fait que mon corps se soit cambré à ce moment-là, cela le confirmait pour lui. Mais moi je suis affolée et pétrifiée de reconnaître que pendant un tel acte je puisse regrrrrrr «é e é e é e ele é e é e é e grrrrr é e t e u e é e é e é e grrrrrrrr je reprends, ressentir une jouissance. Je ne peux pas l'admettre, mais il y a aussi que quand Yannick m’a violée, j'ai ressenti cette même sensation et Yannick je l'aimais fort il était un très bon ami, mais il ma violée, pour moi c'est une chose inconcevable que je ressente du bien-être dans un tel acte avec un comportement aussi violent, je me dis que je ne suis pas normale, et la mauvaise surprise serait que peut-être je dois l'admettre que j'aurais pu jouir, même si c'était un viol cela me répugne, j'en suis terrifiée. Dans mon couple je rencontre et ressens cette même sensation et régulièrement quand mon ami fait cela comme un lapin, je ne sais plus quoi penser.
Depuis tous ces attouchements ces viols, ce vécu de mon enfance, de mon adolescence je n'arrive pas à trouver une sexualité convenable, j'ai du mal à trouver du plaisir, à jouir lors des relations avec mon ami car je crois que lui aussi il est mal à l’aise pour d'autres raisons dont je ne peux parler.
Mon psychiatre nous avait proposé d’aller voir une sexologue que nous avons rencontrée une seule fois et mon ami ne veut plus y retourner il me dit que cela ne sert à rien. Bien dommage.
Je ne sais pas si cette sgrrrrrrrr é e é e é e é ele é e é e é e grrrrrr je reprends, sensation que j'ai ressentie envers Daniel et Yannick en est responsable et que cela me bloque et me fait peur mais cela me donne à réfléchir.
Je pense aussi que comme j'ai un problème avec mon corps cela ne doit pas arranger la situation pour me laisser aller, passer outre avec cette barrière et de pouvoir ressentir cette jouissance cette symbiose.
Je vais commencer à m'aimer moi, je vais faire une chose qu’Emmanuelle m’a proposée mais là je ne peux en parler, j'ai commencé et les premières expériences ont foiré donc à recommencer mais pour l'instant je vois cela avec Emmanuelle et après je pourrais vous en parler, et cela concerne la surprise, et cela sera une agréable et bonne.
Le mot surprise peut être ressortie de façons différentes. Elle peut nous mettre dans des états comme par exemple en colère, elle peut nous faire pleurer, elle peut nous étonner, et nous rendre heureuse, la meilleure chose pour nous aider à vivre dans de bonnes conditions dans la vie. Profiter de toutes ces bonnes surprises en tous genres.

Et l'essentiel d'une surprise est de savoir et de reconnaître que certaines blessures graves peuvent guérir grâce à elle.
Mon dessin
Je voulais représenter quelque chose de gai, la première chose qui m’est venue : la surprise d'une fête le cadeau surprise rien de tel pour retrouver une bonne humeur, rire et partage donc c'est pour cela que j'ai mis des couleurs vives qui sortent de partout. Je voulais faire ressortir cela avant une chose importante pour moi, car les surprises cela n'est pas toujours positif hélas on ne peut pas l'ignorer. Je les ai représentées avec des têtes de bonhomme qui sont les émotions diverses. Il y a la colère, la tristesse, la joie, et quand nous sommes choquer ces surprises peuvent nous mettre dans tous nos états. Plus ou moins forte en émotion. Sur le coté, une plante sortie d'un cadeau car je me dis que la plante représente la vie et la vie est une suite de surprises, j'ai aimé faire ce dessin avec les encres.

jeudi 24 janvier 2013

BD – Féroce colère et plaisir

Ce matin j'ai fait un texte sur ce que j'éprouve comme sensation au niveau de mes écrits, j'ai en moi parfois de la rage, de la colère, de l'énervement et des pleurs. Je devais le représenter en dessin, aujourd'hui a été une journée très dure sur tous les points à cause des médicaments, de la fatigue qui s'accumule, au manque de sommeil et à des nuits agitées. Ma concentration, mes absences n'arrangent rien, alors pour le dessin je ne savais plus du tout ce que je devais faire et quand j'avais une idée elle repartait aussitôt et plus je m’y accrochais plus le phénomène augmentait, cela m'énervait. Je voulais faire ce dessin à tout prix, et plus j'avançais dans ce travail et moins cela ressemblait à quelque chose. Éventuellement des formes bizarres ressortaient et je ne trouvais toujours rien pour trouver les mots pour l'expliquer donc je suis passée à l'étape suivante : j’ai commencé à peindre avec les huiles. Je savais que je partais dans le brouillard sans aucun but, j'allais droit dans le mur, mais cette pulsion était bien installée : avancer avancer je n'avais que cela en tête, faire sortir une forme de ce dessin, donc j'ai pris un gros pinceau et j'ai fait du noir après un peu de gris, du rouge et je rajoutais de plus en plus d'eau pour jouer avec le dégradé de couleurs et plus j'effaçais l'inutile des formes qui ne ressemblaient à rien, plus je découvrais des yeux qui se formaient mais en position comme des jumeaux des siamois. J’y prenais goût j'avais enfin découvert une forme, si vous regardez bien en haut on peut imaginer un front et en bas une bouche autour je dirais que cela ressemble à une crinière de lion cela me fait penser à la série Daktari et Clarence le lion qui voit double. Donc je peux dire lion égale rage férocité colère et je confirme que mon dessin n'est pas si nul et je ne l'ai pas si foirer, c'est cool non !

mercredi 19 décembre 2012

BD – Encres n° 2 – Colères et limites


Toujours remplie d'angoisse, de colère contre moi mais pas vraiment contre les autres, je me dis que ce n'est pas de leur faute ce qui m'arrive. Je suis remplie d'une souffrance atroce qui augmente de jours en jours et qui me dévore en me faisant du mal, pour me faire comprendre qu’elle est là et qu’elle compte bien y rester, qu’elle prend son pied à me faire souffrir. Je suis incapable d’écrire quoi ce soit de correct. Je vois tout en noir. Le monde s'écroule, je me sens seule et beaucoup de grands vides dans mes journées certainement dus aux absences qui sont de plus en plus fortes. Je le ressens dans mon état psychologique et par rapport à mon corps qui est rempli de douleurs. Malaises à répétition, encore un autre aujourd'hui cet après-midi  et des migraines à m'arracher la tête, des pleurs la nuit dans mon lit, quand je me retrouve seule pour ne pas montrer mon incapacité à gérer la situation actuelle que je vis dans tous les domaines. Je viens de m'apercevoir que mon comportement et ma façon de faire attire les prédateurs, je viens de m'apercevoir aussi que l'on peut profiter de ma gentillesse, de ma tendresse et de l'amour que je peux apporter aux autres. Je ne dors pratiquement plus, je mange quand mon corps en a besoin et donc très peu d’envies et de moins en moins. J'envoie balader tous le monde, ma patience a disparu. Je pars au quart de tours, bref je suis infecte et bonne à rien. Je suis bonne à mettre à la poubelle et à me faire brûler comme la langue de mon ancien doudou et cette envie de mourir qui ne me quitte plus. Cela devient terrible à supporter.
Donc avec tout cela, je me suis dit pourquoi refaire un dessin avec les encres ? Donc je voulais représenter ma colère qui est à l'intérieur de moi, que j'aimerais faire exploser, mais que j'en suis incapable, alors elle ne s'exprime pas normalement. Logiquement, cela va avec ce corps qui est le mien  qui ne réagit pas normalement non plus, je ne suis pas une personne normale non plus. Donc tout cela va ensemble comme un lot.
Donc voilà mon dessin cela ressemble à un corps déformé je ne sais pas s’il est humain ou alors animal, je ne sais pas non plus s’il peut ressembler aux deux, mais je voulais dessiner des grandes pattes, d'un grand rapace, comme le vautour qui fait du mal à tout le monde, comme moi en ce moment. Je sors mes serres, bien affûtées, prête à bouffer tout le monde, ma façon de réagir au quart de tour très agressive.
C'était important pour moi et cet œil qui est là et qui me surveille mais ce n'ai pas le mien, je penserais à une certaine personne qui me surveille de près, mais c'est un œil bienveillant, qui n'a pas envie de lâcher prise, qui n'a pas envie de céder à mes sautes d'humeurs , à mon mal être et qui n'a pas envie de me voir m'enfoncer et qui à fabriqué devant moi un mur pour ne pas entendre mon envie. Cette envie, cette pulsion  que j'ai et que je ressens quand je suis mal, cette pulsion que je veux que l'on me laisse tomber comme certaines personnes l’on fait. Cette envie que j'ai à me faire du mal, par tous les moyens pour me punir. Cet œil bienveillant est là pour cela dans ce dessin. Une aide. Voilà un dessin ou je me suis forcée à mettre de la couleur. Ce dessin qui n'a pas arrêté de m'énerver, afin que je le peigne sens trop m'énerver. Mais c'était limite que je ne le déchire, que je ne le chiffonne pas, qu'il ne finisse pas non plus à la poubelle. Ce soir je suis épuisée dans tous les sens du terme, mais moins énervée.
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Les autres billets de BD

lundi 26 novembre 2012

BD – Mes émotions et moi – Impuissance pour mon fils

J'ai relu mon texte, un peu avant, alors je me suis dessinée, la tête plus grosse que mon coprs, le visage reflète mon désordre dans ma tête, toutes ces émotions, un oeil rouge et noir : la colère. Vous pouvez remarquer que je n'ai pas dessiné mes mains, pour montrer mon impuissance, les traits qui sortent de mon ventre correspondent à ma colère. La colère de ne pas pouvoir faire plus pour mon fils, mon impuissance, ma colère de ne pas pouvoir gérer ma souffrance, ma colère de le laisser seul à l'hôpital. L'oeil bleu sur ma poitrine correspond à celui de mon garçon, le jaune correspond à son sourire que je veux retrouver, et le gris celui qu'il a perdu. Je n'ai pas mis de rouge, pour c'est une chose impossible d'en mettre en ce moment pour un enfant, je crois que pour moi aussi c'est trop dur. Les mains correspondent aux mains qui le touchent que je ressens sur moi.


Voilà depuis quelques jours mes émotions et moi nous sommes perdues en ce moment, je vous explique :
J'ai un petit garçon, il a 12 ans, il a des beaux yeux bleus, on n'aimerais se jeter dedans, bleu comme l'océan, moi j'aimerais m’y baigner tellement qu'il en ressort de la douceur et une grande sensibilité. Il a un caractère qui va avec sa grande sensibilité, aucune méchanceté comme ci cela ne faisait pas partie de lui. Mais ce petit garçon a de gros problèmes de santé.
Depuis l'âge de 14 mois, une grande prise en charge par une équipe médicale qui pour lui devient lourde à gérer en grandissant et au fil des années mais nous n’avons pas le choix pour son bien être.

Cette année il est en 6ème, mais ça ne se passe pas bien à l'intérieur du collège, c’est tout un ensemble. Ce qui a agavé son état de santé ces derniers mois et les dernières semaines. Nous avons été obligés de l'hospitaliser, une chose qui n'été jamais arrivée jusqu'à présent, car nous avons toujours pu gérer jusque-là. Nous avons toujours réussi à rallumer cette petite flamme dans ces yeux, mais là nous sommes impuissants, ces yeux sont vides, plein de larmes, son regard est dans le vide. Nous avons perdu notre soleil. Il a perdu son sourire, ces deux petites fossettes de chaque coté, elles me manquent, elles ont disparu aussi. Mon petit homme me manque. De le laisser à l'hôpital dans d'autres mains, qui le tripotent dans tous les sens, oh que j'ai du mal, j'ai peur qu'il souffre et que personne ne l'entende, n'entende ces cris, sa peur, car Quentin ne dit jamais rien, il ne se plaint jamais, j'ai peur qu'il vive ce que j'ai vécu moi. Quand je le vois pleurer, j'ai toujours peur qu'il ne me dise pas tout, qu'il ait peur de dire les choses. Mais pourquoi j'ai cette peur ? cette peur qui me rend dingue et qui me fait souffrir. Je n'aime pas le laisser à l'hôpital.

À l'intérieur de moi, j'entends mon corps crier. C'est comme si on m'arrachait une racine et qu’elle ne pourra plus repousser. Je ressens en moi cette sensation d'abandon. À chaque fois que je dois le laisser là-bas, dans son lit, dans cette chambre froide de cet hôpital. Avec tous ces inconnus, j'entends à l'intérieur de moi son corps crier à l'aide, tellement peur qu'il lui arrive quelque chose et que je ne sois pas là, à coté de lui, que j'arrive trop tard. Bon dieu que cela me fait mal, que cela me fait pleurer, que cela me fait atrocement souffrir mais je ne me retourne pas pour ne pas montrer ma souffrance je n'ai pas le droit, pas le droit moi sa maman de le faire souffrir. Je dois me montrer forte comme à chaque fois, je suis sa MAMAN une chose importante et primordiale pour lui et pour moi.
Cette sensation d'abandon qui me fait toujours souffrir, et bien, s'est augmentée, envers Emmanuelle. Pour moi dans ma tête Emmanuelle a changé envers moi, nos conversations, nos partages, je la ressens aussi envers mon psychiatre, mais pourquoi eux spécialement ? Pourquoi je ressens cette sensation en ce moment en même temps que mon petit garçon est hospitalisé ? Pourquoi, ça me travaille tellement dans ma tête en ce moment, toutes ces diverses émotions de colère, cette envie de tout virer, de tout laisser tomber, cette envie d'amour, de haine, de me mettre en boule, oui car quand je souffre et que je n'arrive à plus gérer tous ces changements, je me referme sur moi-même, et je me mets en boule comme si je voulais me cacher,et je souffre, et je reste dans cet état. Et je ne dois rien dire mais la question que je me pose est celle-ci : qui est comme cela qui c'est Béatrice ou une autre ? je ne sais pas, car moi Béatrice cela me touche beaucoup cette situation. Moi maman, tellement de choses me font souffrir. Et que dans ma tête tout est mélangé. Ça j'en suis sûre, mais une autre chose est sûre aussi me concernant : moi je le veux pas tout laisser tomber, je veux m'accrocher évoluer, grandir, mais quelque chose me pousse à le faire, mais quoi, je ne sais pas pourquoi ? Cette pulsion, oui comme cette pulsion de me faire mal, qui est  revenue une fois, car je me suis fait mal il n’y a pas longtemps, mais dans mon acte, j'y ai été moins fort. Pourquoi quand quelque chose dans ma vie ne va pas bien, ou bien quand quelqu'un que j'aime ne va pas bien et qui est en danger et bien je n'arrive pas à gérer toutes ces émotions dans ma tête, que je ressens ce mal être ? Je réagis de cette façon et ma question à l'intérieur de moi j'aimerais savoir si mes autres personnalités réagissent à tout cela, ressentent mon mal être.
Emmanuelle m'avait parler aussi de ma jalousie envers les nouvelles personnes arrivées sur le blog et dont elle s'occupe aussi, mais là non j'en suis sûre moi Béatrice, car en moi j'ai cette esprit de partage, d'aide !
Et je trouve génial de pouvoir partager nos vécus, nos réflexions, nos sentiments. C'est important pour nous tous.
Voilà pourquoi je vous écris en vous disant que moi et mes émotions on est perdus. Je crois que cette hospitalisation de mon petit garçon cette première séparation de le laisser dans les mains du domaine médical à plein temps, je dis à plein temps car il dort là-bas et y passe ses journées m’a fait ressortir des émotions, ou je me rends compte que je me pose encore de tas de questions, ou je me rends compte aussi que je suis impuissante, et que l'impuissance me rend extrêmement malheureuse, et me fait souffrir, vous savez le fameux lâcher prise, car je ne sais toujours pas gérer tout cela et qu'il va falloir que je l'apprenne.
Maintenant je vous rassure concernant Emmanuelle et mon psy cela vient de moi, donc je pense qu’en travaillant là-dessus aussi ça va s'arranger, et ils me connaissent aussi, et puis je leur fait confiance, cela aussi m'aide énormément. Apprendre à donner ma confiance cela aussi je le travaille, chose que je ne fait pas souvent, je sais aussi que quand je dérive ils savent tous les deux me remettre comme on dit me remettre sur le droit chemin, preuve que j'ai encore besoin d’un encadrement, d’un accompagnement, d’une sécurité, de limites. Mais je crois aussi et je suis sûre que quand je serais bien gérer mes personnalités et quand j'aurais aussi plus confiance en moi, et gérer toutes ces émotions, je pourrais prendre mon envol, j'aurais GAGNER.
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