« Si vous traitez un individu comme il est, il restera ce qu'il est.
Mais si vous le traitez comme s’il était ce qu'il doit et peut devenir, alors il deviendra ce qu'il doit et peut être. »

Behandle die Menschen so, als wären sie, was sie sein sollten, und du hilfst ihnen zu werden, was sie sein können.

J. W. von Goethe, Faust I

Art Therapie Virtus

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mercredi 30 janvier 2013

L’inceste dans le couple … version masculine


dimanche 27 janvier 2013par Dallaire (Anne)
Le phénomène des agressions sexuelles dans notre société prend davantage de place comme question sexologique, et les sexologues sont de plus en plus sollicités pour y participer en tant que professionnels. Le vécu de ces femmes dans leur relation avec leur partenaire a grandement éveillé la curiosité de nombreux sexologues. Anne Dallaire M.A., sexologue clinicienne au Québec nous donne ici un aperçu de son expérience.

vendredi 16 novembre 2012

2/ Pour le thérapeute dans la dissociation structurelle par Erik De Soir

Page 6
Préface à l'édition française par Erik De Soir
Les survivants de traumatismes multiples et répétitifs, souvent survenus dans les années de la jeunesse, représentent un réel défi pour la plupart des thérapeutes. Sans supervision et sans cadre théorique puissant, le thérapeute même pourrait être inondé d'impressions et totalement dépassé par l'impressionnante variation de réactions et de symprômes sévères et récurrents, souvent jugée intraitable initialement.

mercredi 3 octobre 2012

Psychologie des groupes sur internet : gérer le conflit par Yann Leroux

Comment le modérateur d'un groupe en ligne peut-il gérer le conflit au sein de ce groupe ?

Les conseils de Yann Leroux, psychologue clinicien et psychanalyste. Il étudie la dynamique des relations en ligne en général et en particulier les similitudes de comportement de groupe dans les environnement numériques (webs, forums, réseaux sociaux, jeux en ligne…).
Il gère le domaine http://www.psyapsy.org sur la psychologie et le blog ePsychologie, carnet de note pour la thèse qu’il mène sur les groupes en ligne.
Yann Leroux est également membre de l’Observatoire des Mondes Numériques en Sciences Humaines, http://www.omnsh.org/

Interviewé par Suzanne Galy pour AEC.
www.aecom.org


mardi 4 septembre 2012

Prostitution : Besoin d'aide pour un aidant

Je suis un accompagnant par internet d'une femme en situation de prostitution, son confident et son aidant. Nous nous connaissons depuis 4 ans, mais mon aide par internet a commencé il y a 8 mois. Elle vit à l’étranger ; la voir n'est pas facile. Je n'ai compris sa prostitution que depuis Février. Cette femme est d'abord une amie qui m'est très chère, et je la vois avec la même dignité et respect que les autres femmes.
Le propos de ce post est de m'apporter de l'aide, car maintenant, ses révélations sont pour moi une SOUFFRANCE.
Au début, lorsqu'elle a décidé de me parler de sa prostitution, j’ai été flatté de la confiance qu'elle me faisait. Elle m'a envoyé des mails de la rue ou elle attendait le client, on a tchaté du bordel durant ses pauses, du "bar spécial" où elle essayait d'aguicher le client... Ce qu'elle m’a raconté surtout c’était ses états d’âmes, son STRESS extrême avant de se prostituer. Elle était très heureuse d'avoir quelqu'un à qui tout dire. Pour moi, sa confiance, être avec elle, même dans cet "enfer" me touchait.
Bien sûr, j'aurais voulu qu'elle arrête la prostitution, mais elle ne voulait pas...

Je me suis alors documenté, j'ai lu et j'ai compris à quel point la prostitution est destructrice pour la femme, j'ai compris cet ENFER. Et mes lectures correspondaient si bien à ce qu'elle me révélait de sa vie : souriante mais toujours si triste à l’intérieur, pleurs durant des heures, honte, anxiété, idées suicidaires depuis des années, image de soi EXTRÊMEMENT négative, dissociation binaire, anesthésie affective, scénarios violents contre elle même... Elle était détruite, broyée, par sa prostitution, et bien sûr par son enfance si destructrice.

Le premier moment très dur pour moi a été lorsqu'elle a voulu se suicider après 15 jours de bordel cet hiver. Après cela, je paniquais quand je la savais au bordel.
Maintenant, j'avoue que je souffre quand elle me parle de sa prostitution, surtout que c'est souvent juste avant d'y aller... C'est une SOUFFRANCE que de l’imaginer, de la savoir se détruire, je "sature" comme accompagnant.
La semaine dernière, j'ai pris de la distance, car je pense qu'elle est trop détruite/formatée par la prostitution, qu'elle ne peut/ne veut plus changer. Tant de détails maintenant me font penser que si elle a voulu s'enfuir de "sa ville de souffrance", ce n'était pas pour changer de vie mais pour venir se prostituer en France, que c'est maintenant sa vie, et qu'elle n'a plus de sexualité du tout en dehors de la prostitution et qui n'en est pas une. Mais qu'elle ne cherche plus que cela : "se prostituer", même si, en son esprit conscient, c'est destructeur, c'est sa mort, sa souffrance, sa salissure...
Elle est toujours entre la peur, la souffrance et l'auto-destruction, c'est épuisant.
Pourtant, elle est et à été toujours très gentille avec moi, vraiment, j'en suis étonné. Plus d'une fois elle m'a donné de l'amour de l'énergie par ses mails gentils alors que j'étais abattu, ou face à face. Mais les lendemains de sa prostitution, j'ai ressenti une colère en elle, une haine pour tous les hommes, tout propos prenait une connotation sexuelle inattendue et insupportable pour elle. Je n'en peux plus, c'est trop de souffrance. Pour elle je suis son "étrange ami" ou son "Saint".
Pourquoi étrange ? car un homme qui préfère le cœur/l'amitié au sexe est étrange. Un homme qui ne veut qu'une relation de pure amitié avec elle est étrange... (Elle m'a fait rire lorsqu'elle crut que j'avais des problèmes de prostate… car je n’ai été ni un client, ni un amant, ni son mac ).

Je continue à avoir des échanges de mails avec Elle. J'avais envie de lui dire de ne plus me parler du tout de sa prostitution mais non, je la laisse libre. Cette femme est mon amie et elle est vraiment agréable comme personne, généreuse sincèrement, mais je souffre, et je pleurs souvent sur elle.

Ma compagne que j'aime et à qui je suis fidèle ne me reconnait plus: Moi si joyeux et rieur je suis devenu sérieux, mélancolique. Chaque nuit, je pense à elle, non pas de sexe, mais à essayer de trouver les mots justes, de l'aider... Mais qu'est ce que ma souffrance en comparaison de la sienne ?

Voilà toutes vos suggestions sont les bienvenues.

PS : Par amitié pour moi, parfois elle cessa de se prostituer.  J'ai essayé de la persuader d’arrêter, en suivant les conseils des acteurs sociaux... i.e. en lui rappelant sa souffrance, ses maux et en lui présentant sa future vie heureuse sans prostitution.  Mais maintenant elle ne veut plus me confier sa détresse, sa tristesse, sa honte, ses pleurs...

lundi 23 juillet 2012

Sur le syndrome du sauveur

« Le sauveur doit d’abord prendre conscience que son besoin maladif d’aider les autres n’est rien d’autre qu’une nourriture à ego », observe Christel Petitcollin.
Aussi, pour sortir du piège du sauvetage inadéquat, la psychothérapeute conseille de se remémorer les cinq conditions d’une « aide saine » :
1/ la demande d’aide doit être clairement verbalisée ;
2/  elle doit être cadrée dans le temps et dans son contenu
(« Voilà ce que je peux faire pour toi, jusqu’à… ») ;
3/ cette aide doit comporter une contrepartie afin que l’autre ne se sente pas en dette ;
4/  l’aidant ne doit jamais faire plus de 50 % du chemin et doit vérifier que la personne aidée a fait sa part ;
5/ enfin, l’aide doit toujours avoir pour but de rendre l’autre autonome
(mieux vaut lui apprendre à pêcher que lui donner du poisson).
Pour lire le billet, cliquez sur le logo de Psychologie.com

mercredi 18 juillet 2012

Site – La Relation d’Aide par la psychogénéalogie

Capacité d’écoute, d’empathie, de réactivité sont essentielles pour guider un entretien, aider ou accompagner la personne.
Dans la Relation d’Aide, communiquer a pour objectifs
– la compréhension la plus juste de ce qui se passe pour l’Autre,
– l’observation dont il ressent la situation (consciemment et inconsciemment),
– la clarification progressive de son vécu,
– l’apport de construction du dialogue en fonction du contexte,
Pour rejoindre le site, cliquez sur le logo Le Dréau communication

mardi 26 juin 2012

Reflexions sur une possible communication "non verbale" dans les échanges par internet


Une des difficultés de travailler dans un cadre de relation d’aide sur le net, c’est qu’il manque la dimension non verbale, infra verbale. Mais est-ce si sûr ? Le texte qui suit essaye de montrer un peu d’autres pistes et aussi l’importance de cette communication virtuelle, qui permet quand même à un bon nombre de personnes de reprendre le poids relationnel et d’exister.

Je suis psychologue clinicienne de formation, et ayant travaillé en milieu hospitalier auprès d’enfants malades et de leurs parents, j’ai acquis une certaine « dextérité » dans les entretiens qui étaient essentiellement du soutien et de l’accompagnement. 

Quand un site m’a demandé de faire de l’aide par internet, je me suis vraiment demandée si c’était possible, mais j’ai tenté l’expérience. Globalement il s’agissait de personnes vivant quelque chose qui s’apparente à la dépression, qui se plaignaient d’un mal être, d’une difficulté à vivre. Il était pour moi évident que cet échange devait les ouvrir à une thérapie face à face, (comme quoi, dire que le thérapeute n’a pas de désir, est presque impensable).

Les règles d’échange étant codifiées, j’ai pu me rendre très vite compte que, d’une part « cela fonctionnait » mais surtout que, même s’il n’y pas tout le non verbal qui a une place aussi importante dans une relation face à face, il y a quand même beaucoup de non verbal qui se joue. 

Il y a déjà le pseudonyme choisi par la personne, car il est rarement neutre. Il dit quelque chose que l'on ne saisira peut être que plus tard, mais qui se dévoile. 

Ce qui frappe d’emblée ce sont certains mots mal orthographiés, que l’on peut tout à fait (pas toujours mais souvent) interpréter comme des lapsus et qui peuvent justement permettre d’aller là où la personne ne voulait pas aller (puisque dans l’écrit que l’on peut modifier jusqu’au moment où il est envoyé, on peut toujours espérer maîtriser les choses). Écrire pour vivre au lieu de mourir n'est pas innocent, même si les deux lettres m et p sont proches l'une de l'autre.
  
Il y a le respect des règles : il est demandé aux personnes d’envoyer une page dans un format donné et avec une police donnée. Certaines respectent, d’autres pas. Là encore quelque chose se dit. Parfois on a l’impression de recevoir un texte beaucoup trop « dense » sans aucun blanc et du coup il faut remettre des espaces, des blancs, des points. Là encore quelque chose se dit. Je veux dire que certains textes donnent une impression de gavage, comme si la personne voulait, en quelque sorte, vous étouffer avec tout ce qui est en elle. Il y a d’autres textes au contraire, où l’on cherche la demande et on ne la trouve pas. Et puis on apprend que quelqu’un a dit à la personne que ce serait bien s’il… et du coup il est dans le désir de l’autre, pas dans son désir à lui, et cela se ressent.

Même s’il n’est pas question de mettre des formules de politesses alambiquées il y a un minimum de correction et là encore, il y a de grandes différences d’une personne à l’autre. Ne mettre aucun merci (je sais bien que la personne paye pour avoir une réponse) pose quand même question. Qu’est ce qui est dû ? comment vous considère t-elle ? Là encore on est dans le non verbal et il est parfois nécessaire d’analyser son contre transfert comme dans une thérapie face à face.

Je crois aussi que le style de chaque personne est un peu sa signature et que là aussi il passe du non verbal. Là je dois dire que la formation reçue lors de mes études (en particulier pour les tests projectifs) aide considérablement.

L’une des difficultés de la communication par internet est parfois liée à l’absence du regard qui pourrait « faire passer la pilule ». Et surtout le fait que l’humour est la chose du monde la plus mal partagée et que cela peut créer de véritables incompréhensions.

Je ne connaissais rien à l’inceste ni à ses dégâts. C’est la rencontre avec des personnes ayant vécu ces agressions qui m’a permis peu à peu de comprendre les ravages de ces actes sur toute leur identité. J’ai rencontré, j’ai appris, et j’apprends encore et cela c’est pour moi une des merveilles des blogs et des forums.

Actuellement, l’utilisation d’internet pour entrer en relation avec des personnes qui n’auraient peut être jamais pu parler d’elles en face à face est pour moi une merveille. Peut-être que cette communication où finalement ne pas voir les personnes a aussi des avantages, car on peut choisir le moment où on a envie de lire, envie de répondre (ne pas être coincé par des horaires, ne pas être obligé de stopper un entretien, est quand même fort agréable). Et puis parfois je me dis que ne pas voir la personne cela peut avoir du bon.

samedi 12 juin 2004

L'aide aux aidants

11 juin 2012
Madame Dominique Noël, Présidente du comité d'organisation du festival de la communication santé, Monsieur le Pr Franck Chauvin, Cancérologue et Madame Catherine Cerisay, ex-malade du cancer, apportent leurs témoignages sur le rôle des technologies de l'information et de la communication dans l'aide aux aidants. Partagez !