« Si vous traitez un individu comme il est, il restera ce qu'il est.
Mais si vous le traitez comme s’il était ce qu'il doit et peut devenir, alors il deviendra ce qu'il doit et peut être. »

Behandle die Menschen so, als wären sie, was sie sein sollten, und du hilfst ihnen zu werden, was sie sein können.

J. W. von Goethe, Faust I

Art Therapie Virtus

lundi 31 décembre 2012

Philippe Starck : Qu’est-ce qu’un artiste ?

Dans l’émission Le tête-à-tête de Frédéric Taddéi sur France culture, le dimanche 23 décembre 2012 – 17h-18h –, Philippe Starck nous en donne une définition :
Il y a anormalité dans cette multi-dimentionalité. J’ai une capacité du cerveau à pouvoir traiter mille sujets en même temps, ce qui est techniquement impossible. Comme je n’ai aucune mémoire, je refais le même projet.
La production de matière est un processus très lent et il n’y a pas de frénésie. Il y a une logique : je n’ai aucune règle sauf l’honnêteté et des trucs comme ça. Je fais des « conneries » de façon extrêmement rigoureuse. Je suis le lent le plus rapide du monde ou le rapide le plus lent du monde.
J’ai raté ma vie, je ne vis pas ma vie. Il ne faut pas baisser sa garde dans mon monde, dans ma tête, ça ne rigole pas du tout. C’est totalement épuisant et c’est ma vie et je n’aurais rien vue sauf l’intérieur de ma bulle.
Un artiste est un créatif ce qui n’est pas forcément vrai. Un créatif n’est pas forcément un artiste. Ce que nous devons chercher, exiger la créativité de tous. Il n’y a pas de designer, il y a le travail. Nous sommes les participants d’un rêve. On a pas besoin d’être un géni. L’essentiel est de participer. Je ne comprends pas l’idée d’être heureux. On est pas sur terre pour être heureux, on est sur terre pour travailler.

Ravage intergénérationnel dans les viols par inceste

« Mais qui t’es toi pour me parler comme ça ? »
Elle a vingt ans, elle est ma nièce : la fille aînée de ma sœur benjamine. Elle était en train de se plaindre qu’on ne la respectait pas et qu’on la trimbalait, parce que les annonces de retours sur Paris changeaient du jour au lendemain au gré des disponibilités dans les voitures, les disputes, les luttes de pouvoir des uns et des autres.
En fait j'ai entendu : « Mais tais (qui) toi pour me parler comme ça ? »
Je suis intervenue en disant qu’il en était de même pour moi et qu’elle n’avait pas à rouspéter comme ça.
Mais cette question a bien résumé ce qui s’est joué au sein de cette famille durant ce congé de Noël.
La mère de ma mère est morte à la fin du mois d’août et à l’ouverture du testament, on a pu apprendre qu’elle avait déshérité sa fille aînée en l’occurrence ma mère. Il est certain que les quinze ans de viols que m’a fait subir mon père n’y sont pas pour rien, sauf que je ne comprends pas vraiment pourquoi c’est ma mère qui doit en payer le plus lourd tribu.
Les biens immobiliers avaient été partagé en donation partage entre ma mère et sa sœur, mais les biens mobiliers figuraient dans le testament, quant aux sous, la loi en fait son affaire, il n’y a pas de mauvais partage possible c’est moitié moitié.
Ma sœur cadette a pris la curatelle de ma tante – la sœur de ma mère qui est schizophrène –et cette sœur a toujours été placée en victime dans la famille. Ma grand-mère, ma sœur cadette et ma tante formant un clan, ma mère et ma sœur benjamine l’autre clan.
J’ai pu constater en arrivant le jour de Noël que la maison dans laquelle vivait ma grand-mère avait été dépouillée de tous ses meubles. Selon le testament, j’héritai de l’argenterie, d’un service de verres, de vaisselles, d’un petit coffre et d’un guéridon. Ma sœur cadette avait une flopée de meubles et ses enfants avaient tous un beau meuble du style de la bonnetière Louis XIII signée qui est dans l’entrée. Ma sœur benjamine quelques meubles comme le bureau Louis XIII de mon grand-père et son fauteuil, mais rien pour ses enfants et rien pour les miennes non plus.
J’ai fait des études à l’École du Louvre avec une option « mobilier et architecture des grandes demeures », mais en fait, les meubles je m’en fou. Je les couche ici pour mieux les oublier et savoir quelque part qu’ils ont existé.
Ma mère et ma sœur benjamine m’avaient déjà piqué mes affaires laissées en dépôt lors de mes voyages, ma grand-mère et ma sœur cadette ont fini de me dépouiller du reste.
Le souci est que dans tout ça, où est ma place ?

Ma nièce reste le fil conducteur de ce Noël.
Il y a plus de dix ans, un soir de Noël, le père de cette fratrie de cinq enfants a annoncé qu’il les quittait pour toujours. Ce type est légèrement plus jeune que moi. Et voilà que cette année, sa fille ainée, la jeune fille ci-dessus déjà nommée, s’est mise en ménage avec un monsieur du même âge que son père. Il comptait parmi les hôtes de ce diner de Noël. Et bien sûr, dans le genre Festen, la donzelle et le monsieur nous ont offert une scène de ménage – qui m’a déclenchée la crise d’angoisse que je n’avais plus eu depuis quelques années –. Elle le méprisait et son visage très expressif était empreint de dégoût. Il l’a traité de garce en claquant la porte. J’ai fait part ensuite de mes observations au monsieur en question, lui disant qu’il était l’objet d’une manipulation inconsciente. Le lendemain, alors qu’il avait annoncé son départ au plus vite, les tourtereaux étaient rabibochés – et cette fois, c’est mon mari qui s’est trouvé à partir ou pas étant donné qu’il faisait partie de ce convoi là.
Cependant, la question reste de savoir pourquoi les femmes de la famille maltraitent leurs partenaires de génération en génération ?
Mon père a certainement fait un AVC il y a quinze jours. Il perd la mémoire et ne peut presque plus marcher. J’ai entendu ma mère disant que cette situation était insupportable et qu’il ne faudrait pas que ça dur trop longtemps.
D’accord, il est monstrueux, mais elle aussi et pourquoi se place t-elle toujours en victime ? Dans cette famille, on est soit prédateur, soit victime.
Bon là, je veux bien passer par la psychanalyse qui se fonde sur le point nodal familial, la généalogie et un peu d’anthropologie. La généalogie – et on a un super bouquin plein cuir d’ascendants aristocrates protestants – objet principal et universel de la transmission. Je parle ici de filiation maternelle, le père ayant été gommé, sa famille, on ne s’en occupe pas, ce n’est que piétaille. Alors fi du nom du père, pièce maîtresse de filiation et tout le bazar symbolique.
Avec la question « Mais qui t’es toi pour me parler comme ça ? » m’avait été assénée une injonction à me taire, et alors qu’un petit tour en dissociation, m’a faisait entendre une voix qui sortait de ma bouche mais n’était pas la mienne – cette voix cassée qui hurle, mais ne hurle pas – j’ai fait remarqué que c’était la troisième fois en trois jours. J’ai aussi pu dire à ma nièce combien elle avait manipulé ce monsieur de mon âge et que je comprenais combien il était infernal pour lui de s’être laissé entrainé à ne pas prendre sa voiture, à dépendre des autres et à rester coincé là pour qu’une petite peste lui fasse un crise dont il ne pouvait ressortir que honteux et humilié.

Le premier jour j’ai un peu parlé en trouvant dans un grenier une plaque de cimetière qui était sur la tombe relevée d’une enfant née et morte le même jour en 1904. Ce jour est aussi mon jour anniversaire (je suis prématurée de plus de trois mois). Elle était la fille ainée de mon arrière grand mère et portait son prénom. J’ai parlé des alliances inconscientes avec mon neveu le numéro cinq dans la fratrie. J’ai aussi abordé avec lui l’ESPT que mon père a subi en Algérie puisque le jeune homme se destine à la carrière des armes.
Pour Lacan, la maternité plonge la femme dans une image spéculaire reproduisant le « stade du miroir » à l’envers, rejouant la scène de sa relation avec sa mère. Elle ne peut la rejouer qu’avec la fille aînée et cela veut dire que l’inversion des rôles et des générations dans la relation mère fille est inévitable.
Ma mère n’a jamais élaboré sa relation avec sa mère pour pouvoir s’identifier à ma souffrance et comprendre qu’elle m’a exposée à la jouissance de mon père. J’ai toujours défendu ma mère, mais maintenant ça suffit. Elle ne permet pas la parole. Quand je parle elle me dit que je l’ai déjà dit. Une manière élégante d’apposer l’interdit. Elle ne veut pas de cette élaboration entre nous et pourtant là, la perche était de nouveau tendue : sa grand-mère était amoureuse d’un homme qu’elle n’a jamais pu épouser. Elle fut mariée à un homme qu’elle n’aimait pas et leur première enfant est donc née et morte à ma date anniversaire soixante ans plus tôt. Ma mère n’a pas épousé l’homme qu’elle aimait : ses parents avaient dit non : il était algérien et il est mort là-bas. Elle était partie le rejoindre tout en faisant ses classes de médecine, et oui, elle était à Descartes. Elle a épousé le premier beau garçon, un appelé, lieutenant de son état qui s’est engagé à la suite de son ESPT. L’Armée française ne soignait pas ses traumatisés, elle les revictimisait en les engageant.
Je l’ai toujours su tout ça, je l’ai observé. On a inversé tous les rôles. J’ai toujours été indulgente envers mon père, je comprenais sa souffrance et ce moment unique où je savais ce qu’il allait faire, la montée en puissance, la dissociation, la décharge et je faisais pareil. La défense de ma mère parce qu’il y avait ce grand amour mort et là aussi j’ai fait pareil, mais je ne méprise pas mon mari.
Personne n’a pris ses responsabilités. L’emprise et les dissociations ont eu raison d’une poursuite judiciaire que j’aurais du faire pour remettre chacun a sa place et ne pas répéter ce désastre.
Je n’ai pu que constater que la répétition était léguée à la génération suivante en la personne de ma nièce.
Je n'ai aucune place dans cette maison, n'en ai jamais eu aucune et n'en aurait aucune. Je n'y retournerai pas.

BD – Stop à ce genre de comportement – remise en question nécessaire

Un autre problème qui me tape sur le système, Emmanuelle voulait que j'en parle.
Depuis deux jours une personne m'envoie des messages privés, je ne la connais pas et elle n'est même pas sur ma liste facebook. Ce qu’elle écrit me fait mal. Pourquoi cette personne surgi comme cela subitement, je ne me suis jamais sentie humiliée comme cela, comment cette personne peut se permettre de me juger ? Elle ne connait rien de moi, de ma vie. Je ne sais pas si c'est dû à la jalousie, si c'est cela, pourquoi ? Moi j'essaie de m'accrocher pour aller mieux, je ne demande rien à personne et voilà le résultat.
Pourquoi cette personne s'est permise de faire une chose comme ça, de plus elle à fait souffrir d'autres personnes que moi, ce qui est pire. Je sais que je suis différente des autres et j'en souffre suffisamment comme cela, je sais que je dois bosser encore plus pour m'en sortir. Alors ce n'est pas une raison pour jouer avec mes sentiments et d’autres personnes qui sont aussi fragiles que moi. Ce comportement, je ne le comprends pas, cela me dépasse.
Tout cela parce que j'ai mis un « j'aime » à Emmanuelle qui lui avait répondu qu’elle était administratrice de ce blog sur lequel je travaille. Alors pourquoi s'en prendre comme cela à nous. Les problèmes qu'elle rencontre avec Emmanuelle ne me regarde pas et je ne veux pas les connaître non plus. C'est ce que je lui ai fait comprendre gentiment et j'aimerais quelle le comprenne bien, car je ne suis pas vraiment d'humeur en ce moment. Je suis d'humeur massacrante et je ne voudrais pas devenir très agressive envers cette personne, une chose qui peut très bien arriver si elle continue dans son comportement. Mais là je pense, que j'arrêterais tout le travail que je fais et cela serait dommage, mais si c'est pour provoquer ce genre de réaction, je préfère tout arrêter, je ne suis pas ce genre de personne qui cherche les embrouilles. J'ai assez de soucis à gérer comme cela me concernant, alors là c'est moi qui dis stop à ce genre de comportement.
Cette personne a-t-elle pensé au mal qu’elle peut faire aux autres ? À leur réaction comme à la mienne ? Je ne sais pas si non alors qu'elle y réfléchisse fortement ! Moi je moindre faux pas que je fais, on me reprend, car je réagis au quart de tour et je peux faire mal et je peux devenir très agressive. Je suis comme cela parfois et je travaille dessus on m’y aide. Alors voilà ce que je veux dire : il faut toujours se remettre en question et se poser la question pourquoi on fait cela ou alors pourquoi on est devenue comme cela aussi.
J'espère que mon message est bien passé concernant à se style de personne. Je ne la juge pas, c'est juste un constat et un fait et je n'ai pas besoin de ce genre de réaction.
Maintenant je dois trouver une solution pour ce réveillon du premier de l'an qui m'angoisse fortement. J’ai l'impression que la solution est loin d'être facile et puis j'ai envie de dire Zut zut… zut…! tellement je suis énervée et fatiguée.

mardi 25 décembre 2012

BD – Réveillon de Noël en famille

Le démarrage était long, de plus Emmanuelle partait ce jour-là pour quelques jours. En moi j'avais cette angoisse de me retrouver seule, ressentir ce vide qui me fait tant souffrir. Et plus les heures passaient et plus je voulais me cacher, me cacher sous cette couette qui me serre de cachette, afin que l'on ne puisse pas me retrouver, venir m'embêter.
Ah ! les réveillons de Noël, cette soirée que j'appréhende chaque année. Nous y voilà. Cette année ces fêtes sont particulières et importantes, à cause de deux problèmes auxquels je devais faire face. Un grand challenge se présentait devant moi.

Le premier : il fallait absolument redonner le sourire à mon garçon qui n'arrive plus à le faire ressortir et qui en lui à cette grande souffrance qui ne le quitte plus malgré l'amour de toute la famille.
Le deuxième : éviter de penser aux personnes qui ne sont plus de ce monde, qui manquent à tous et qui resurgissent dans notre tête à nous tous. Je parle du grand-père de mes enfants qui est mort au mois de mars cette année et à leur grand-mère, cela fera deux ans l'année prochaine en mars aussi, car tous les ans nous passions les fêtes ensemble et cela personne ne l’a oublié. C'était présent encore. Certains souvenirs ressortent de la tête de mes enfants un peu plus en cette période de fête et ils le partagent.
Donc voilà, je devais faire face, mais comment ? En moi revenaient mes souvenirs de mes Noëls d’enfance. Depuis quelques jours il existe un combat acharné, dans mon cerveau et je lutte pour les faire disparaître. Autre chose d'important aussi : ma belle sœur ne m’a pas donné signe de vie depuis que mon garçon est tombé malade et cela me blesse profondément. Donc pour cette année, il ne fallait pas compter sur elle non plus.
Ce combat acharné dans mon cerveau, cette priorité, je ne je devais plus l'avoir elle passait après, c'était MA FAMILLE AVANT TOUT. Il fallait que je trouve un truc, une astuce et cette astuce était mes enfants, les regarder le plus possible les observer, coller leurs photos dans ma tête. Elles me serviraient de barrière, de bouclier pour avancer et me protéger de ma douleur et de cette envie de mourir qui était la mienne qui ne me quitte plus. Je réussissais à avancer difficilement, mais j'avançais quand même dans les préparatifs. Mon ami, ma grande fille et moi avions été acheter les dernières choses qui nous manquaient. Je voulais racheter deux trois cadeaux en plus, mais à un moment donné quand je me suis retrouvée seule avec ma grande fille, dans le magasin et je lui ai posé la question de ce qu’elle voulait pour Noël car cette année j'avais du mal à trouver. J'avais plein d'idées mais je n'arrivais pas à me décider et là elle m’a répondu d'une voie triste et mélangée avec des larmes : je voudrais un cadeau mais je ne suis pas sûre de pouvoir l'avoir et elle me dit : « je veux que mon frère retrouve son sourire et sa joie de vivre ».
En moi je ressentais sa peine et sa douleur. J'ai pris sur moi pour ne pas faire couler mes larmes, j'ai détourné son regard un moment et finalement je lui ai répondu : ma chérie, en moi je garde cet espoir et il est très fort. Ce cadeau, ce souhait que tu veux tu vas pouvoir l'avoir, peut-être pas tout de suite, mais tu dois penser  et ressentir en toi que cela pourra se réaliser. Tu dois y croire fort. J'étais mal mais je devais lui faire comprendre qu'il ne fallait pas désespérer et je l'ai prise dans mes bras avec toute ma tendresse et mon amour je lui ai dit : je t'aime fort ma fille et aussi que j'étais fière d'elle, et je l'ai embrassée très fort. Je ne sais pas si j'ai bien fait de lui dire cela mais c'était plus fort que moi je ne pouvais la sentir si malheureuse. Je suis sa maman et je devais la rassurer.
En moi j'avais cette conscience que cette chose perde espoir envers cette situation de mon garçon que nous vivons tous et parfois que cette chose vienne me détruire. A ce moment là je ne savais plus en j'en étais, j'avançais, mais je perdais le fils et les blancs venaient me perturber de plus en plus. Car mes autres personnalités venaient me perturber et j'oubliais, j'oubliais cette priorité qui était de me battre pour ma famille et pour ces fêtes de fin d'année. Il fallait absolument que mon corps et ma tête soient avec eux, mais il y a eu une chose, un événement qui m’a perturbé, c'était sur ma page facebook que j'avais regardée vite, le temps que ma fille essaye un vêtement. J'ai vu deux phrases : je n'aime pas et as-tu prévu quelque chose de spécial ? enfin c'était un style comme ça, et c'était Catherine qui m'avait écrit ça. Cette personne m'avait demandé comme amie la veille, elle me faisait comprendre aussi que c'était important que je sois heureuse, être heureuse pour mes enfants pour ces fêtes : le but que je m’étais fixé. Donc j'ai remis devant moi, dans ma tête ce bouclier, le bouclier de mes enfants, pour ne laisser passer aucune mauvaise idée, et je suis repartie, dans le fil de la journée.
J'ai commencé par répondre à la deuxième lettre du père Noël que ma petite dernière avait laissée dans le sapin. Je l’avais emmenée dans mon sac en partant, j'avais répondu à la première, donc important pour ma louloute de répondre à la deuxième, donc au retour à la maison, dans la voiture je lui ai répondu. Nous avions laissé les deux petits à la maison, comme mon fils était fatigué, c'était mieux et de plus il ne voulait pas venir et sa petite sœur, qui est très proche de lui, évidemment voulait rester aussi. Mais à notre retour, nous avons eux une formidable surprise : ils avaient préparé une sacrée jolie table, elle était magnifique, avec des bougies des fleurs et divers petits pliages en papier. Vraiment superbe, elle a été faite avec beaucoup d'amour c'est la première chose que j’ai ressentie en moi, qui m’a envahie, cet amour que mes trois enfants m'apportent chaque jour de diverses façons. Je ressentais en moi les larmes qui montaient. Des larmes mélangées de joie mais aussi de tristesse car malgré cela mon fils ne souriait pas. Ses yeux était tristes, je me retenais afin de ne rien faire paraître, mais en moi je ressentais cette douleur qui revenait me faire du mal. Cette impuissance, j'étais en colère contre moi de réagir de cette façon. Je ne pouvais pas laisser cette situation prendre le dessus, car mon ami et ma grande fille avaient eux aussi remarqué et ressenti subitement ce silence qui était là qui s'est imposé. Il fallait que je trouve une idée pour que la bonne humeur reviennent vite. J'avais remarqué que le sapin n’était pas allumé, quand je me suis retournée, et j'ai dit : mais comment voulez vous que le père Noël passe s’il ne voit pas de belle lumière, et j'ai regardé ma petite fille en lui disant qu’« il aurait surement une grande faim aussi et une grande soif, que même s’il connaissait la maison pour avoir répondu à tes lettres il aurait besoin d'un remontant », la petite fille était fière de s'occuper de son casse-croûte et son frère a couru pour l'allumer le sapin et là le déclic que j'attendais pour faire repartir l'ambiance était apparu, car au pied du sapin se trouvait Bidon le chat, la peluche de la maison, qui était emmêlé dans une guirlande et qui jouait en dessous et là les rires sont réapparus et je suis partie dans un délire grave. Merci bidon ! La soirée s'est bien passée. Tout le monde à été gâté, et même si notre fils n'avait pas retrouvé le sourire et pratiquement rien mangé et que mes personnalités étaient là de temps en temps, on était là tous en famille. Dans notre maisonnée, notre cocon ou malgré tout cela il y a beaucoup d'amour, de tendresse et du partage.

dimanche 23 décembre 2012

samedi 22 décembre 2012

BD – Un message sur ma dissociation sur ma page Facebook

Et bien voilà je l'ai fait, je me suis lancée sur un coup de tête, j'ai annoncé sur ma page facebook que je faisais des troubles dissociatifs régulièrement.
Je l'ai fait sur un coup de tête, mais je crois qu’Emmanuelle y est pour quelque chose et oui encore elle ! Elle me secoue tellement, que ces écrits me font mal et me blessent et me perturbent beaucoup, que cela me fait réagir. Je pense que c'est cela qu'elle attend, me voir réagir et avancer. Emmanuelle je pense que c'est une personne qui me connait bien et qui de plus en plus sait comment je fonctionne. Elle sait repérer quand je cherche et quand je veux la bagarre, elle sait quand je pète les plombs, quand je disjoncte. Je pense aussi quelle sait comment il faut arrêter certaines réactions qui peuvent aller très loin. Ce fameux stop qui me provoque des frissons, ce stop que pas beaucoup de personne arrivent à prononcer pour que cela me fasse réagir et m'arrêter. Emmanuelle elle a trouvé la manière et les arguments pour ce servir de se stop. Elle me tient tête et c'est une personne qui ne baisse jamais les bras me concernant, devant tous mes « caprices ». Je dirais aussi qu’elle sait m'épuiser mentalement au point qu’elle arrive à faire sortir peu à peu cette colère qui est en moi. Emmanuelle a du répondant, une chose que j'apprécie énormément chez elle. Je n'ai pas l'impression de me battre ou de m’énerver contre du vent. Cela me calme et m'apaise. Elle sait aussi me remettre sur le droit chemin, elle sait aussi reconnaitre mes autres personnalités et les gérer. Nos échanges peuvent se passer très bien et se passer très mal aussi, surtout quand elle ne veut pas céder. Maintenant je me pose une question : sait-elle que parfois elle me blesse au plus profond de moi, sait-elle qu’elle me fait pleurer ? Moi je pense que oui, mais je ne suis pas dans sa tête.
Alors, maintenant j'ai en moi une super angoisse, envers cette annonce que j'ai faite ce matin sur ma page facebook. J’ai l'angoisse de me retrouver sans amis, de me sentir abandonnée. Le problème est toujours là et j'ai cette pulsion d'enlever ce message, j'ai peur aussi que Grr Grr ou beatrisse l'enlèvent aussi, mais je voudrais bien qu'il reste collé sur cette page facebook. J'aimerais que les personnes qui ont peur de ces affreuses photos qui apparaissent sur ma page et qui inquiètent aussi d'autres personnes je voudrais qu’elles ou ils savent que ce n'est pas moi dans ces moment-là, mais que se sont mes autres personnalités qui prennent les commandes pendant un moment et fait des ravages partout, sur ma page et sur d'autres blogs. Ce que je veux que comprennent ces personnes, j'aimerais qu’elles sachent aussi, que moi Béatrice, a un coté aimable et généreuse et qui sait écouter les autres et qui sait aussi apporter du bien autour d'elle et qu’elle est capable d’écouter aussi les autres. Qu’elle est capable de recevoir et ressentir des sentiments, mais dans cette Béatrice il excite la petite fille mal élevée, une chose qui à grandi en moi et qu’Emmanuelle s'efforce de rééduquer aussi. Une chose dont personne ne s’est occupé pendant ma petite enfance et mon adolescence, donner de bonnes base d'éducation. Cette partie de Béatrice peut se montrer très désagréable et méchante, elle apparait souvent pendant le week-end, mais je ne sais pas trop pourquoi. Elle est en moi et c'est vrai, comme le dit Emmanuelle, elle doit disparaître de moi. On doit retravailler sur beaucoup de choses, beaucoup de travail en vu encore pour que je évolue et que cette partie en moi grandisse. Ce mot, que j'ai mis sur la page, arrive à la suite d’une intervention de Grr Grr et ce matin j'ai failli perdre une amie que j'apprécie beaucoup : Murielle, elle m'avait laisser un commentaire sur ma page hier et elle a pensée que je l'avais enlevé, elle était en colère et je la comprends totalement. Pourquoi j'aurais fait cela ? Pourquoi lui aurais-je fais du mal ? C’est une de mes personnalités et je lui ai expliqué que j'étais atteinte de troubles dissociatifs et que quand cela arrivait tout disparaissait sur ma page, du moins la plus grosse partie et que je devais la refaire à chaque tempête. C’est à cause d’Emmanuelle et à la réaction de Murielle que je me suis dit que cette histoire ne pouvait plus durer, hors de question de perdre des amis que j'aime.
Maintenant j'ai la trouille d'être prise pour une folle. Cela me travaille, mais cela m’a permis aussi de dire et que j'admette que j'ai ces personnalités en moi. Je ne dois plus me cacher, avoir honte de moi et que mes amis doivent m’accepter comme je suis.
Aujourd'hui je suis comme cela, j'ai fait ce grand pas. Je reconnais que j'ai beaucoup de choses à revoir et à retravailler, mais demain comment je vais être ? Je ne sais pas et cela me fait très peur, j'ai peur d’oublier les progrès que je fais. J'ai peur d'oublier que je dois avancer, que cette autre partie de moi doit grandir. J'ai peur, tout simplement ça. J'ai peur d’oublier de mettre en avant cette Béatrice qui est capable de grandir et de faire des efforts et cela me fait terriblement souffrir.
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Les autres billets de BD

mercredi 19 décembre 2012

1/ Livre – Les états limites par Vincent Estellon

Auteur : Vincent Estellon
Editeur : PUF
Collection : Que-sais-je ?
Date de parution : 9/11/2011
EAN13 : 9782130591542
Genre : Poche universitaire – pluridisciplinaire
Langue : français
Format : 17 x 11
Poids : 100g
Nombre de pages : 128

Bien adaptés socialement, professionnellement, voire familialement, certains sujets peuvent bénéficier d'un ancrage à la réalité apparemment solide. Mais très vite, ils révèlent de grandes fragilités : une estime de soi alternant entre sentiment de toute-puissance et vide sidéral, un monde psychique attaqué par de folles angoisses existentielles, un rapport aux autres marqué par une grande souffrance. Ne rentrant résolument pas dans les modèles qui leur sont proposés, ils questionnent sans cesse le rapport entre norme et folie, vérité et mensonge, amour et haine, vie et mort.
Les états limites ont longtemps été regroupés dans un ensemble aux contours peu nets, situé entre la névrose et la psychose. En fait, c'est bien la question de la frontière, de la limite, qui est centrale chez ces patients : la notion de choix est ardue pour les personnalités borderline. Cet ouvrage dresse un panorama des connaissances théoriques et cliniques autour de la pathologie des limites du Moi.