Je suis en colère en colère en colère aujourd'hui le 10 mars, ce soir à 18 heures ma belle mère meurt cela fera deux ans. Je suis en colère en colère je n'arrive pas à écrire sur une histoire d'un gros qui s'est passée avant mon entrer de septembre 1982 au lycée Édouard Vaillant à Vierzon pour trois ans. Oh mais je vous rassure, le matin elles, mes mères nourricières me faisaient courir, je n'avais que dix minutes pour allez jusqu'à la gare prendre mon train, et quand je le loupais, mes corvées était doublées, mes mères nourricières ne voulaient pas me laisser partir la journée entière sans avoir voulu m'apprendre avant les choses du sexe et du plaisir.
Mais avant un soir l’une d'elle m'avait balancer une boite sur la table, je ne savais pas ce que c'était, je devais prendre et ne rien dire c'était un cadeau elles me disaient, je ne comprenais pas pourquoi ngrrrrrrrrrr é e é e é e é e ele é e é e é e grrrrr je reprends : non ? En plus elles me surveillaient sur chaque prise de ces petites pilules et quand je voulais savoir elles me disaient que cela aiderait mon cerveau à mieux se développer, et moi je l'avais gober je ne voyais que le cadeau venant d'elles pour une fois, mais je ne savais pas non plus ce qu’elles m’ont réservé plus tard. Je l'aurais compris, mais j'aurais fait quoi ? Rien sûrement tellement parfois j'avais peur et pour moi leur comportement était normal. Je me rappelle de cette histoire mais avec beaucoup beaucoup de flashs.
Cela a duré pendant ces deux jours et demis. Il faisait chaud. Cette histoire s'est passée dans une petite maison sur la route de la Charité à Bourges et non loin de la prison. On l'apercevait de loin de chez lui.
Les yeux du gros étaient noirs et ses joues énormes. Il avait toujours le front en sueur, ses mains étaient grosses avec des petits poils dessus. Ce monsieur venait régulièrement à la maison le week-end et surtout le samedi soir. J'entendais beaucoup de bruit dans la chambre de mes mères nourricières, mais je ne savais pas ce qu'ils faisaient. A chaque fois je me rappelle que je devais faire briller ses chaussures noires. Elles étaient grosses. Il n'arrêtait pas de me regarder avec un sourire. Moi j'étais contente, je trouvais son sourire rassurant, je n'avais jamais eu le temps de repérer beaucoup de détail le concernant. Je retenais que ce sourire il a du le ressentir car dès que je levais les yeux... il recommençait à me sourire, et moi la pauvre idiote je sugrrrrrrrrrr é e é e é e é e é e grrrrrrrr é e é e t e u e é e é ele é e é e grrrrrr je reprends : suis tombée dans son piège, car voilà derrière ce sourire rassurant et qui me réchauffait le cœur, se trouvait un gros vicieux sadique pervers. Je n'arrive pas à trouver les mots pour le décrire mais il est revenu me hanter. J'avais réussi à le faire disparaître. Oh il était là mais j'avais réussi, mais il revient par flashs qui sont de plus en plus forts.
La première fois, enfin façon de parler, c'était l'été dernier quand je me suis faite opérée de la vessie et qu’il fallait me sonder car elle était restée bloquée. Je ne pouvais plus uriner, et cela c'est fait dans la nuit en urgence, mais l'infirmière n'a pas réussi et le médecin de garde non plus. J'en avais vomi dans mon lit, ils ont fini par me laisser une sonde pour la nuit, et c'est là qu’il est réapparu, et depuis, il ne m’a pas quittée. C'était comme si ma peur de cette sonde l'avait rappelé. Je pleure et j'ai envie de hurler de me taper la tête contre le mur, car je n'arrive pas à rassembler les morceaux, et le peu dont je me rappelle m'effraie et me ronge et me fait vomir, c'est à ce moment là que j'ai connu les infections urinaires à répétition. Mon pipi n'était plus jaune mais rouge et je ne voulais plus uriner, tellement la douleur était insoutenable. Mais j'ai vite appris à faire pipi dans le silence, car le gros venait me surveiller dans les toilettes et sgrrrrrrrr aaaaaa aooa éme mom papa pa jentile aaaaa grrrrrrrrr é e é e é e é e ele é e é e é e grrrrrrr je reprends : s'il n’entendait pas le bruit de l'urine couler, il me tenait par les cheveux et agitait devant mes yeux un fin petit tuyau, et il me disait : je vais t'aider. Il me l’a fait trois fois. Allongée sur le lit les bras et les jambes attachés avec une espèce de sangle noire, j'avais l'impression qu'il allait m'écarteler les jambes tellement il me les avait écartées, et il en mettait une autre sous mes seins bien serrée. Elle me coupait la respiration, je ne pouvais plus bouger, il me mettait juste une espèce de bassin sous mes fesses pour faire couler l'urine, pour la première
fois il y est arrivé au bout de trois fois, après pour les deux autres fois du premier coup mais la douleur elle était là et bien vivante atroce. Avec ces
grosses mains et ces gros doigts il écartait toute ma partie de mon sexe, mes lèvres, et je le sentais remonter pour pouvoir m'enfoncer cette espèce de tuyau d'un seul coup, j'ai hurlé. Je peux dire hurler à mort. Mes hurlements ne le déstabilisait pas. Il avait mis des choses dans ses oreilles, et je savais à ce moment là que rien ne l'arrêterait, et c'était très facile pour lui de le positionner ce petit tuyau, juste pour me faire faire pipi. Mais pour moi cela a été plus que des minutes, un temps infini et attroce. Après cela je préférai faire pipi sans broncher et pourtant à chaque fois c'était comme si on m'arrachait ma partie intime.
Voilà un flash et il y en a bien d'autres mais moi j'ai peur. Effrayée et je ne veux pas revivre cela je ne le veux pas, c'est vrai je ngrrrrrrrr é e é e é ele é e é e grrrrrr é e é e o e é e ele é e é e grrrrr je reprends : ne vous ai pas raconté comment j'ai atterri chez lui pour ces deux jours et demis mais dans ma tête ce sont des courts-circuits des milliers de volte que je ressens à chaque fois. Il me faut du temps
Mon dessin
J’ai représenté le bas, avec la douleur et le sang, cette douleur qui est très fréquemment présente même en ce moment. Au-dessus, mon œil rempli de pleurs, de souffrance et ces flashs qui me ronge, ces flashs de ces deux jours et demis qui ne me quittent plus jours et nuit, et encore plus haut cette jeune fille, moi Béatrice, qui avait peur qui était terrorisée de mourir et qui savait qu'elle n'avait que le choix de subir. Les petits traits partout c'est la taille des flashs qui s'agrandit de jours en jours. Voilà pour ce dessin, le fond c'est le noir, le noir qui est à l'intérieur de moi qui est mort à jamais.
Ce dessin à été fait aux encres.