« Si vous traitez un individu comme il est, il restera ce qu'il est.
Mais si vous le traitez comme s’il était ce qu'il doit et peut devenir, alors il deviendra ce qu'il doit et peut être. »

Behandle die Menschen so, als wären sie, was sie sein sollten, und du hilfst ihnen zu werden, was sie sein können.

J. W. von Goethe, Faust I

Art Therapie Virtus

Affichage des articles dont le libellé est Hospitalisation. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Hospitalisation. Afficher tous les articles

lundi 25 février 2013

BD – Le trop plein est arrivé

Dimanche soir je suis retournée à l’hôpital après une permission de 48 heures qui s'est bien passée, mais voilà depuis ce matin, lundi, je me sens au bout de mes limites… migraines migraines elles ne me quittent plus ! Ce trop plein risque d'être un problème pour mon hospitalisation. Eh oui depuis quelques jours je ne dors plus la nuit et je ne peux me reposer dans la journée trop spide. Mais voilà la fatigue s'accumule de jours en jours et là je suis comme une vraie lionne, je bondis pour la moindre contrariété, je suis cette lionne qui cherche sa proie je ne sais pas si c'est l'impulsivité qui se cache derrière mais je suis très mal. J'ai peur de moi et de mes réactions, c'est à ce moment-là qu’en général je m'enfouis, que je signe une décharge pour éviter les ennuis et de créer des problèmes envers les autres, je suis très très en colère contre moi, je suis une bombe à retardement car je ne peux gérer cette situation. En moi s'installe cette grande sogrrrrrrrr é e é e ele é e é e é e grrrrrrrr je reprends : souffrance car je suis consciente aussi que c'est ma santé que je mets en péril ce qui ne m'aide pas non plus c'est le comportement du psychiatre de l’hôpital qui me suit en extérieur. Je trouve son comportement un peu je-m'en-foutisme envers moi, je trouve qui se la pète derrière son bureau cela fait dix jours que j'attends que l'on me change mon traitement mais rien et je peux vous assurer que je trouve le temps long. En moi je sens cette pression monter. Je sais aussi que dans cet hôpital ils nous mettent en chambre d'isolement pour un oui ou pour un non, je m'en suis rendue compte depuis le début de mon séjour et c'est une chose qui m'est déjà arrivée où je suis restée deux jours avec des piqûres pour me faire dormir. Pour moi, je trouve cette solution un peu… radicale et expéditive. Pourquoi ne pas chercher le pourquoi de cette réaction que j'ai à chaque fois et qui me met en danger ?
Le problème est que quand cette crise commence je deviens super agressive, je réponds très méchamment et je dirais même plus : je n'écoute plus rien, c'est la que mon cerveau disjoncte et plus rien ne m'arrête, les limites sont bousillées elles n'existent plus. Je perds complètement le contrôle. Je suis tellement sanguinaire qu’en moi il y a cette envie de me défouler, faire sortir ce trop plein d'émotions et je sais aussi que dans ces moments-là je peux aller trop loin dans mes actes et dans mon comportement. J'ai cette peur qui s'installe petit à petit, peur de me retrouver en isolement et ce qui me fait terriblement souffrir c'est me dire que dans ces cas là je ressemble à mon père qui lui était dans une exgrrrrrrrr é e é e é ele é e é e grrrrr é e é e o e é e é e ele é e é e grrrrrr je reprends : extrême violence, constante, tout le temps et pourtant j'essaie de me contrôler pour ne pas lui ressembler. Mais voilà, c'est plus fort que moi et quand ces émotions sont sorties eh bien le mal est déjà fait, je le regrette et je suis en colère car je m'aperçois que je n'ai pas pu encore gérer cette pulsion, en moi cette terrible souffrance ne fait qu’augmenter. Mais avant que ça n’arrive je recherche de l'aide afin d'être aider mais avec ce comportement agressif que je ressorts de moi je fais fuir les personnes et je me retrouve extrêmement, complètement seule face à tout cela alors que faire ? Moi, je ne sais plus.
Mon dessin.
Beaucoup de noir et de rouge, j'ai essayé de faire un dessin se rapprochant de mon thème (le trop plein est arrivé). Dans mon texte je parle du cerveau qui digrrrrrr é e é e é ele é e é e é e grrrrrrrr je reprends : disjoncte donc j'ai dessiné un cerveau. Je dis aussi que je n’écoute plus rien, alors je me suis dit pourquoi ne pas dessiner une oreille. Je parle aussi d'une bombe à retardement me concernant donc comme vous pouvez le constater j'ai dessiné une bombe avec la mèche allumée. Cette mèche, cette fumée remonte vers le cerveau et vers l'oreille ce qui signifie pour moi que tout est mort, que je ne suis plus maître de la situation. Le fond rouge et noir correspond à ma grosse colère de ne pas pouvoir gérer cette situation pour éviter de me mettre en danger.

jeudi 21 février 2013

BD – Grosse crise d'épilepsie dans la nuit du 20 au 21 février

Je suis toujours très fatiguée j'ai du mal à remonter la pente et je vais bientôt regretter mon séjour en psychiatrie. Cette nuit a été ma deuxième crise d'épilepsie depuis mon arrivée mais, cette fois la crise à été particulièrement forte d'après le pgrrrrrr é e é e é e ele é e é e grrrrrrrr é e é e t e u é e é e é e grrrrr je reprends : psychiatre qui me suit (celui que je vois à l 'extérieur également) à l’hôpital. Il m'a raconté un peu les faits car moi j'en suis incapable. J'ai repris connaissance dans un unité de surveillance constante un service de réanimation encore plus performant dans tous les domaines. Vu mon état de santé après la crise, c’était nécessaire. D'après le psychiatre ma crise aurait commencée vers 3h30 c'est l'infirmière de nuit qui a entendu du vacarme au loin et est vite rentrée dans ma chambre : c'était moi en pleine crise, je me trouvais dans la salle de bains. Cette crise était très impressionnante à ce que m'a dit le psychiatre mais le problème a été d'autant plus important qu’au bout d'une heure je n'étais pas vraiment consciente je ne réagissais pas malgré la stimulation des infirmiers qui appuyaient fort au niveau de mes deux seins (cage thoracique) je n'avais aucune réaction ce qui inquiétait énormément l'équipe médicale qui à la suite de cela a prévenu le médecin de garde de la neurologie. Après m'avoir examinaée et constaté les résultats, dont la tension qui jouait au yoyo je pouvais monter à 18 de tension et redescendre à 8, a prévenu le médecin du service de réanimation afin de pouvoir me transférer dans le service mais dans le sgrrrrr é e é e é e ele é e é egrrrrr je reprends : service ils ont jugé bon de me mettre dans l'unité de surveillance constante c'est un service beaucoup plus performant que la réanimation c'est là que j'ai repris connaissance.
J'étais branchée partout. Au loin j'entendais le bruit quand la tension est très basse : ce bip bip. Ce bruit venait de ma chambre mais j'étais tellement dans le brouillard que je ne m'en rendais pas compte, j'avais mal partout comme à chaque fois, à chaque crise mais là c'était comme si j'étais passée sous un rouleau compresseur, je n'arrivais plus à soulever mes jambes. A côté de moi je sentais un bon parfum qui se diffusait partout, c'était l'infirmière qui était en train de faire son possible pour me faire une prise de sang et pour me poser aussi un perfusion mais voilà, impossible elle avait déjà essayé quatre fois. Elle était désolée ce n'est qu'au bout de six fois qu'elle a réussi j'avais très mal, je retenais mes larmes l'infirmière qui l'avait remarqué m'a dit très gentillement « vous avez le droit de pleurer, vous avez été très courageuse et patiente. Je suis désolée de cette situation qui ne m'est jamais arrivée jusqu'à présent et je comprends tout à fait votre douleur. » je sentais une larme qui coulait sur le côté gauche mais je faisais mon possible pour ne pas pleurer j’immergeais peu à peu mais j'avais un mal de dos terrible malgré les traitements qui passaient dans la perfusion. Je n'osais plus bouger alors que le lit été très confortable. Plus tard j'ai passé un électrocardiogramme et un ECG. Je suis retournée après dans le service psychiatrique mais j'étais toujours très fatiguée. Congrrrrrrr é e é e é e ele é e é e grrrrrrrr je reprends : concernant ce service d'unité de surveillance constante j'ai pu rencontrer une équipe soignante très à l'écoute avec toujours le sourire. Concernant cette équipe, ils ont tous fait le nécessaire pour que je me sente mieux j'étais très surveillée au cas au j'aurais fait une autre crise. Par contre quand je suis retournée en psychiatrie là c'était complètement différent je dirais même un je-m’en-foutisme total et c'est très dommage de constater cela. Demain le professeur de neurologie qui me connaît depuis longtemps sera mis au courant concernant cette nouvelle crise. J'espère passer des jours meilleurs car là, cela fait un peu trop.

mercredi 20 février 2013

BD – La culpabilité de ce viol par Daniel

Oui c'est vrai que je culpabilise beaucoup concernant le comportement que Daniel a eu envers moi : ce viol. Je me sens tellement mal à l'intérieur de moi. J'ai cette oppression qui monte à chaque fois au niveau de ma poitrine quand j'y pense. C'est comme si elle apparaissait pour me confirmer que j'ai tout fait pour être violée. J'ai tellement de doutes dans ma tête. Cette image de pallier qui se trouve en haut des escaliers avec cette tache de sang sur ce tapis. Ce comportement que j'ai eu en voulant la cacher la nettoyer le plus vite possible, pour moi ce n'est pas un comportement normal. Oui, c'est vrai je le reconnais, je doute, je me dis aussi que si mes mères nourricières nous avaient appris à nous respecter. Disons que je dirais qu'elles ne nous ont pas donné une bonne éducation comme par exemple de ne pas prengrrrrrrrrrr é e é e é e é e grrrrrrrr je reprends : prendre un bain ensemble, Daniel et moi. Cela lui aurait peut-être pas donné cette idée lui qui me lavait régulièrement à la demande de mes mères nourricières, lui qui voyait aussi mon corps de jeune fille se transformer, lui qui se rendait compte de l’apparition de mes premiers poils. Bref, je pense que ce comportement que Daniel a eu envers moi ne serait peut-être pas arrivé, cela lui aurait peut-être pas non plus donné des envies. Une chose que je pense normale pour un garçon qui ne peut lutter contre une réaction de son corps, je parle de sa partie intime car on sait tous qu'un garçon à cet âge a des érections qui se produisent pour un oui ou pour un non moi-même j'ai des souvenir de cela. De l'avoir vu dans un état pareil, dans cette situation mais voilà à mon âge comme on ne m'a jamais expliqué je trouvais son comportement normal concernant sa réacgrrrrrr é e é e é ele é e é e grrrrrr je reprends : réaction Me concernant je ne me suis jamais posé de questions et que peut-être aussi Daniel, lui aussi on ne lui a jamais rien expliqué non plus et peut-être qu'il ne se rendait pas compte de ce comportement vis-à-vis de moi. Oui, c'est vrai tout cela me fait douter et dans ma tête même en ce moment tout est embrouillé, je ne sais plus quoi penser à force, ce doute s'est installé en moi, je me sens fautive et puis je me demande si aussi je n'ai rien fait pour le provoquer et provoquer cette situation cela me perturbe beaucoup. Le fait aussi que jamais avec Daniel nous n'en avons reparler, que je lui donne cette chance de s'expliquer c'est vrai je le regrette beaucoup et je me pose cette question si lui aussi le regrette même si plus tard il a eu un comportement malsain en allant voler chez des gens. Je sais aussi qu'il a fait une agression mais là je n'ai jamais connue cette histoire. Mes mères nourricières me faisaient un lavage de cergrrrrr é e é e é e ele é e é e t e u e é e é e grrrrrrr je reprends: cerveau en me disant, tu vas à l'église donc tu dois pardonner. C'est pareil les concernant je me pose cette question : ont-elles entendu du bruit ce soir-là et elles ne voulaient pas intervenir ? Car je savais que tous les soirs la porte du salon restait entrouverte cette question que je me pose je sais que je ne connaîtrai jamais la réponse, que de questions sans réponses et que de doutes dans ma tête cela me rend malade et me provoque un mal être à l'intérieur de moi.
Mon dessin
Au début je me disais représenter la culpabilité et bien, c'était bien compliqué j'ai mis du temps à trouver quelque chose car plus je feuilletais le journaux moins je trouvais et pourtant tout était là sous mes yeux je n'allais pas plus loin concernant les personnes, exemple : moi et Daniel. J'étais focalisée dessus cela a fini par m’angoisser mais à un moment donné j'ai vu le mot coupable, coupable de quelque chose, d'avoir provoqué une situation et là j'ai vu une main qui montrait du doigt j'ai commencé à la dessiner sur une feuille afin de la décalquer après. Sur le bouquin la couleur était trop fongrrrrrrr é e é e é ele é e é et e u e é e é e ele é e é e grrrrr je reprends : foncer donc impossible de le faire donc une fois terminé j'ai positionné les mains comme je voulais mais après je devais trouver autre chose concernant la culpabilité j'ai pensé à un personnage qui se culpabilisait, cela été facile mais après comment trouver le reste ? Je bloquais toujours mais je savais qu'il y avait quelque chose d'autre que l'on pouvait mettre donc j'ai continué à chercher avec le mot coupable, coupable de faire et d'avoir fait quelque chose. Là-dessus j'ai trouvé, avoir la culpabilité d'avoir dépensé trop de sous qui aurait pu servir par exemple à aider à payer une facture et là je me suis dis pourquoi pas des chaussures qui ont coûté extrêmement cher après le reste est venu tout seul, un autre exemple : avoir la culpabilité d'avoir acheté un gâteau alors que je faisais un régime. Maintenant concernant les couleurs je voulais quelque chose de gai et de voyant et concernant le rouge au bout des doigts qui ressort cela confirme la culpabilité du malaise qui reste en moi.

lundi 18 février 2013

BD – Peinture faite en atelier dans l'après midi du 18 février

Comme d'habitude pas d'idée pas de thème comme ce matin mais en rentrant dans la salle j'avais repéré un petit tableau. Dessus ce trouvait un collage un peu abîmé et de la peinture à moitié enlevée. J'ai demandé à l'animatrice si je pouvais le refaire elle m'a répondu « oui, oui, oui » car personne n'a le courage de le refaire. A ce moment-là, dans ma tête, toujours pas d'idée mais ce petit tableau m'inspirer énormément. Dessus il y avait une espèce de toile de jute rouge qui me plaisait beaucoup mais c'est vrai il y avait beaucoup de travail pour en faire quelque chose de potable. Après une pause en réfléchissant je me suis dit je devais tout arracher donc j'ai eu l'idée de le passer sous l'eau pour enlever le collage, j'ai passé pas mal de temps pour le faire. Dans ma tête cela commencait à tourner dur je m'étais dit que je n'aurai jamais le temps pour finir je n'avais qu'une heure et demie cela m'angoissait rudement, j'y tenais à ce pgrrrrrrrrr é e é e é e ele é e t e u é e é e grrrrrrr je reprends : petit tableau. Puis ce matin, j'étais pas mal énervée car l'entretien avec le psychiatre a été un peu froid je n'ai pas du tout apprécié ses réflexions mais bon.
J'en reviens au tableau une fois que j'avais tout décollé, il lui restait cette toile de jute même si elle me plaisait je voulais changer la couleur alors j'ai pris de la peinture que l'on met sur les murs. Elle était verte, et je repassais dessus mais pas au pinceau, au rouleau. Une chose nouvelle pour moi, il fallait passer plusieurs couches une fois à moitié sec. Là j'ai pris une autre couleur, du rogrrrrrrrr é e é e é e ele é e é e grrrrrru je reprends : rouge. Je m'y suis prise autrement je voulais faire quelque chose de nouveau donc je n'ai pas pris un pinceau ni de rouleau j'ai laissé ça de côté mais j'ai pris, à la place, une espèce de spatule en bois que j'ai recouverte de rouge et là j'ai laissé tomber la couleur sur le cadre en faisant des filaments un peu partout j'adorais faire cela et je trouvais au fur et à mesure que cela ressortait bien mélange avec le vert c'était top. Je voulais mettre des couleurs vives absolument. J'ai refait la même chose avec la spatule mais avec une peinture jaune, même procédé un peu partout et là j'ai remarqué qu'au milieu de tout cela ressortait un visage. Moi qui n'avais pas d'idée au départ j'ai laissé mon esprit me guider c'était super chouette j'ai donc rajouté, toujours avec la spatule, une bouche, un nez et les yeux qui ont fini le visage. Ce qui m'a plu dans tout cela c'était de me servir d'un matériel nouveau moi qui adore rechercher de l'originalité. J'étais bien servie. J'ai compris que même avec un matériel nouveau je trouvais toujours le moyen d'en sortir de la nouveauté et quelque chose d'original. Comme l'activité de ce matin ça m'a beaucoup plu et j'en referais.

BD – Activité collage à l'hôpital

Collage de ce matin, matériel : colle synthétique (colle blanche à eau), journaux, divers feuilles de papier dessin, ciseaux, pinceaux verre d'eau et encres de couleur.
Quand je suis arrivée ce matin à cet atelier j'étais un peu désemparée je ne savais pas quoi faire je regardais autour de moi je n'arrivais pas à trouver de thème. Imaginer, ce problème que j'ai. Le voyant, l’éducatrice spécialisée m'a montré des exemples de collages mais même avec cela rien ne sortait de ma tête par contre ma voisine de droite avait plein d'idées elle était comme je dirais « un poisson dans l'eau » mais moi je coulais, au secours !
J'ai quand même cherché à feuilleter les journaux, je voulais absolument trouver quelque chose de magique avec plein de couleurs et je suis tombée sur une belle rose, c'est à ce moment-là que j'ai eu mon idée les fleurs. Voici comment j'ai fait : j'ai cherché plusieurs fleurs diverses dans les journaux je les ai découp grrrrrrrrr é e é e é e ele é e é e é grrrrrr je reprends : découpés afin de les mettre sur une feuille de dessin, il fallait que je trouve la bonne position avant de les coller une situation ou je n'ai pas eu de problème pour le faire. Une fois fait, je passais au collage.
J''ai mis ce cactus car il fait partie des plantes et je trouve qu'il est très résistant aussi. Il représente la force c'est une plante qui met du temps à mourir.
Une fois finit il y avait quelque chose qui n'allait pas qui me trottait dans la tête je trouvais que le fond blanc n'allait pas avec le collage. Sur la table non loin de moi il y avec des encres de diverses couleurs et là je me suis dit pourquoi ne pas peindre le fond en faisant des dégradés de couleur, une idée géniale que je trouvais car une fois terminé cela le confirmait bien. Superbes couleurs, génial ! Un résultat que je n'aurais pas cru le dégradé de couleur ressortait bien j'étais contente pour une fois de mon travail je recommencerai bien donc si cela est possible je retournerai à la prochaine activité.

dimanche 17 février 2013

BD – Encre n°7 – Migraines à l'hôpital

Je suis toujours à l’hôpital depuis quelques jours mes migraines sont de plus en plus fortes malgré les traitements ça ne diminue pas, la douleur est toujours aussi forte. Maintenant mes yeux sont tout rouges et me piquent de plus j'ai aussi les petits vaisseaux qui pètent je ressens une douleur terrible ça me tape de chaque côté au niveau des tempes. Je ne peux plus maintenant me coucher sur le dos tellement la douleur est là toujours plugrrrrrrrrr é e é e ele é e é e grrrrr é e é e ele é e é e t e u e é e é e grrrrrrrrr je reprends : plus lancinante je sens mon pou une sensation vraiment désagréable donc maintenant je me couche sur le côté ça me fait un peu moins mal mais je ne suis pas à l'aise la lumière me gène et impossible aussi de regarder la télévision sur le fauteuil que j'avais repéré qui est pour moi devenu un lieu de sécurité pour m’éloigner des autres patients. Mais aujourd'hui mon comportement a changé un tout petit peu : je parle, mais ma voix n'est pas forte je ne veux pas me faire remarquer. L’équipe soignante est très gentille avec moi, jamais une parole de travers j’apprécie beaucoup ce comportement qu'ils ont envers moi.
Comme je vous l'ai écrit mes migraines ne me quittent plus elles sont collées dans mon cerveau et se promènent à l'intérieur j'ai l'impression qu'elles dansent le rock tout en s'éclatant alors que cela devrait être le contraire, cela devrait être moi.
Cette nuit j'ai fait une crise d’épilepsie l'infir grrrrrrr é e é e é e grrrrrrr é e é e ele é e é egrrrrrrr je reprends : l'infirmière m'a dit que comme je manque de sommeil et que mes migraines sont fortes cela aurait pu provoquer la crise quand j'ai encore beaucoup de nausées et je saigne toujours du nez, je n'aime pas être comme cela je me sens bizarre après je ressemble à une petite fille qui a fait pipi dans sa culotte je me sens petite sale et souillée sur moi. A chaque fois je pleure, dans c'est moment-là. A chaque crise car il me faut une aide pour me changer tellement mes muscles me font mal, mais j’essaie quand bien même de profiter de certains moments au cours de la journée. Je continue toujours mon travail que je fais avec Emmanuel. J'ai pu récupérer ma peinture et ça c'est chouette demain lundi, je vais participer et découvrir des ateliers qui sont encadrés par des infirmières comme ça mon cerveau sera occupé et arrêtera de me faire tourner en bourrique, cela me permettra aussi de faire des progrès dans mes dessins. Je vous écrirai un texte pour vous dire mon opinion, une situation à suivre mais c'est dommage que mes migraines m'empêchent de profiter pleinement de ce séjour. J'espère sincèrement qu'ils vont trouver un nouveau traitement pour apaiser toutes ces douleurs qui fond souffrir mon corps.
Mon dessin
J'aime bien les visages. Je trouve que c'est une partie du corps qui très importante, celui que j'ai fait est pas mal déformé, la bouche de travers ce qui montre ma crise d'épilepsie les yeux sont rouges et regardez bien j'ai dessiné le cerveau avec tous les petits vaisseaux. Je voulais représenter mes migraines et les dégâts que cela faisait. Le fond de ce dessin a du rouge cela représente ma colère de ne pas m'occuper de tout et le jaune représente la guérison quand on aura trouvé le bon traitement, une chose très importante pour moi car là j'en peux plus je ne supporte plus tous ces symptômes qui me bouffent tous les jours voilà ce que je peux vous dire concernant mon dessin.

BD – Journal d'hospitalisation – Mon arrivée à l'hôpital

La matinée du jour de mon entrée à l’hôpital a été très angoissante, j'ai pas mal pleuré et évidement cette pulsion de vouloir partir était au rendez-vous. Dans ma tête je ne savais plus quoi faire et plus je regardais mon fils plus je m'enfonçais dans mon angoisse, je culgrrrrrrr é e é e é e é ele é egrrrrrr je reprends : culpabilisais aussi beaucoup car à la suite de la réunion éducative de mon fils m'a été faite une petite réflexion « vous savez votre état de santé et votre hospitalisation n’arrangent pas pour la stabilité de votre fils. » La douche froide.
Ce matin dans ma tête m’est venue l'idée qu'en restant hospitalisée je rendrai mon fils plus mal et j'ai énormément culpabilisé je me disais que tout ce petit monde avait raison, j'étais en colère contre moi de ne pas être une bonne maman, j'étais une maman bancale. Il fallait remédier à cela et plus les heures passaient plus je pleurais, j'étais noyée dans mes larmes mais l'heure de partir était là. Mes deux filles étaient à l'école restait mon fils, mon départ à été difficile je ne pouvais plus le regarder en face j'étais la maman qui abangrrrrrr é e é e ele é e é e grrrrr é e é e t e u e é e grrrrrrrr je reprends : abandonnait ses enfants. Surtout au moment où mon garçon m'avait accompagnée sur le parking, le fait de le laisser sur place une fois que l'on s'est dit au revoir, cela a été dur pour moi, flagrant : une terrible douleur.
A mon arrivée à l’hôpital, je me suis sentie perdue que de bâtiments collés côte à côte, je me suis dit tout de suite je vais me perdre. Arrivée dans le service qui s'appelait Ronsard, une infirmière m’a accueillie avec le sourire mais moi j'étais renfermée sur moi-même, je ne voulais que pleurer. Elle m'a emmenée dans le bureau où je devais laisser toutes mes affaires, elles devaient être fouillées par sécurité pour les autres et pour moi (pas de chose coupante, pas de cordon) à ce moment-là je me suis sentie toute nue, plus rien ne me reliait à quoi que ce soit et là j'ai fondu en larmes. J'ai récupéré mes affaires beaucoup plus tard, ma chambre n'était pas grande il y avait une chose que j'avais repérée en arrivant à l'intérieur : je pouvais ouvrir la fenêtre, je pouvais respirer. J'ai eu beaucoup de mal à m'intégrer dans les heures qui ont suivi mon admission, en fin de soirée j'ai rencontré le psychiatre, une tête que je connaissais enfin c'est celui qui me suis, quand je suis à l'extérieur. L'entretien s'est passé avec une infirmière aussi. Ils m'ont expliqué les règles etc.. Le psychiatre m'a dit que je n'aurais pas de visites pour le week-end que par contre je pouvais garder mon portable à une condition : que je reste raisonnable. C'était une chose primordiale qu’il me demandait là. Il y tenait, je dois prendre du recul par rapport à la situation que je vivais dans le cocon familiale mais c'était plus fort que moi dans ma tête je me posais des questions et j'avais toujours cette angoisse, ce mal être et ce sentiment d'abandon qui ne voulait pas me quitter. Et j'avais aussi toujours cette peur de me mégrrrrrr é e é e é e ele é e é e grrrrrr e t e u e é e é e ele é é e é e grrrrrrrr je reprends : mélanger avec les autres patients, ce côté de chez moi qui ressort à chaque hospitalisation. La peur d'être agressée. Ce comportement je l'ai gardé jusqu'au coucher. Cette entrée à l’hôpital a était très difficile à gérer et j'avais cette souffrance en moi qui commençait à s'installer ce qui n'arrangeait pas cette situation mais malgré tout cela je ne suis pas partie, je suis restée.
Mon deuxième jour
Nuit pratiquement blanche une migraine pas possible m'envahit la tête, les infirmières étaient obligées de me donner mon traitement à 5h30 du matin. Je n'ai pas réussi à dormir après. A l'intérieur de moi ce sentiment d'abandon est toujours prés grrrrrrr é e é e é e é ele é e é e é e grrrr je reprends : présent,  je me sens seule, j'ai toujours la difficulté de me mélanger avec les autres malades, je ne sais pas ce qui provoque cela.
Je m'assois toujours à la même place, j'ai trouvé un fauteuil bien éloigné des autres, il est dans un coin. Je n'arrive pas non plus à écouter la musique de mon mp3, c'est pareil je crois que j'ai peur de la réaction des autres. Alors je reste prostrée dans ce fauteuil qui se trouve en face de la télévision que je regarde sans vraiment suivre le programme. Mes idées sont ailleurs. J'ai toujours cette peur qui est en moi, peur que quelque chose de grave se produise à la maison. C'est plus fort que moi ma seule occupation en ce moment c'est de faire des allers et venues de ma chambre à cette télévision, qui pour moi va devenir mon refuge pour continuer à ignorer les autres patients. Dans ma tête je me dis que je n'ai rien à faire là, ce n'est pas ma place c'est terrible cette souffrance que je ressens. En moi je n'arrive pas à savoir ce qui me fait le plus mal si c'est de prendre ce fameux recul ou d'avoir laissé les enfants à la maison. Une chose est grrrrrrr é e é e é e é e ele é e é e grrrrrr é e é e é ele é e é e grrrrrrr é e é e t e u e é e é e ele é e é e grrrrrrr je reprends : sure, je n'arrive pas à me mettre à l'aise je ne sais pas non plus si je me l'interdis. Dans tous les cas, tout mon corps est renfermé dans cette angoisse, cette souffrance avec un mal aux yeux pas possible. Je n'attends qu'une chose : avoir ma peinture pour pouvoir dessiner, exprimer ce que je ressens ce qui est le plus dur aussi c'est que je ne peux pas utiliser mon portable comme je veux, les infirmières me guettent toujours. Je me sens terriblement seule. En plus de cela il y a ce silence qui me provoque des frissons de temps en temps interrompu par le cris d'un malade qui s'agite parfois mais, je suis toujours là.

jeudi 14 février 2013

BD – Hospitalisation confirmée – 15 février 2013

Aujourd'hui extrêmement angoissée j'attends l'heure de mon hospitalisation l'hôpital doit me rappeler, je sais depuis hier que mon hospitalisation est prévue normalement pour le 15 février, mais j'ai du mal à l'intégrer.
Je crois que ce qui m'angoisse le plus c'est d'abord je ne sais pas combien de temps je vais être hospitalisée, le fait que je laisse mes enfants aussi, même s’ils comprennent bien la situation, qu’on doit revoir mon traitement (migraines) convulsions et prendre du recul. Je pense aussi que mes troubles dissociatifs qui sont un peu plus présents en ce moment ont fait que cette décision à été prise aussi plus rapidement. C’est aussi lié au stress que je vis dans mon milieu familiale depuis fin octobre, des soucis en général qui sont parfois pas faciles à gérer, comme par exemple trouver des solutions devant l'impuissance devant le mal être de mon fils qui me ronge à l'intérieur de moi mais voilà c'est comme cela, mais mon fils n'y est pour rien attention ne mélanger pas tout, c'est moi qui en moi ai du mal à gérer c'est tout.
A l'heure où je vous écris ce texte, montent mes larmes car maintenant je n'ai plus le choix, je dois me lancer, je ne sais pas si c'est la bonne période non plus, j'ai peur que pour mon garçon cela augmente son angoisse et son mal être. Dans ma tête tout tourne à une vitesse folle, je pense aussi que c'est une façon que j'ai quand je ne vais pas bien du tout de tout mélanger et aujourd'hui c'est le cas. L'angoisse de ne pas être sûre de moi augmente aussi encore un peu plus, cette façon que j'ai de réagir à chaque fois, cette pulsion de doute, de ne pas bien faire s'installe et prend de plus en plus de place, comme si c'était pour donner le départ à mon cerveau quand je serai hospitalisée de me dire barre-toi, allez vas-y tu n'as rgrrrrrr é e é e é e é ele é e é e é e grrrrrrr je reprends : rien à faire! mais là non je dois résister à cette pulsion, je ne sais pas comment, mais je sais une chose qui me rassure c'est que le docteur Louboff m'appellera sur mon portable pour m'aider à tenir le coup. Ce psychiatre est génial il est toujours présent quand j'ai besoin, car lui sait que chaque hospitalisation pour moi ressemble à un abandon et une terrible souffrance et que après elle se passe mal et il sait que surtout là c'est une période où mon doute va être très fortement encré en moi, et puis comme je vous l'ai expliqué aussi il y a ce travail que je fais sur moi et je dois une fière chandelle à Emmanuelle, Catherine, et au autres membres du blog. Cela aussi m'aide à me dire « allez Béatrice grandi un peu, c'est pour ton bien tu ne peux pas rester comme cela à souffrir avec tous ces symptômes qui ne font qu’augmenter alors secoue toi ! Et cela je le dois à ces personnes qui sont là tous les jours pour moi alors dans ma tête je dis respect pour elles et tu dois tenir pour leur montrer que tu es capable de… de guérir ou alors de faire plus encore pour mes enfants : être une maman plus forte voilà mon but, voilà à quoi je m'accroche mais comme je vous l'écris tout cela dans ma tête est pour l'instant mélangé.
Mon dessin
Je me suis représenter comme si j'étais dans une camisole, car il est arrivé que pendant certaines hospitalisations de m’être retrouvée en chambre d'isolement pour plusieurs raisons, et là en moi je suis terrifiée que cela se reproduise. Mais cette cagrrrrrr é e é e é ele é e é e grrrrrrrr é e é e t eu e é e é e é ele é e é e grrrrrrr je reprends : camisole, j'ai mis de la couleur, une façon à moi de me dire et de jeter un sort pour ne pas que cela arrive.
Comme vous pouvez le constater aussi j'ai dessiné les mains à coté du corps une façon à moi aussi de dire que ces mains ne doivent pas se montrer violentes envers mon corps. Une chose qui arrive aussi lors des hospitalisations : me faire du mal tellement que je suis malheureuse.
Concernant les couleurs de la bouche qui en sort alors, le rouge ma colère qui évolue vers le positif donc jaune foncé et ensuite un beau jaune qui prend de plus en plus de place, une façon encore de vous expliquer et vous dire que j'espère que cette hospitalisation va me faire du bien et j'y compte bien.