« Si vous traitez un individu comme il est, il restera ce qu'il est.
Mais si vous le traitez comme s’il était ce qu'il doit et peut devenir, alors il deviendra ce qu'il doit et peut être. »

Behandle die Menschen so, als wären sie, was sie sein sollten, und du hilfst ihnen zu werden, was sie sein können.

J. W. von Goethe, Faust I

Art Therapie Virtus

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mardi 4 décembre 2012

Comment et pourquoi le monde devient numérique par Gérard Berry

Chaire d'innovation technologique Liliane Bettencourt
Collège de France
17 janvier2008 Chaire d'innovation technologique LilianeBettencourt
Collège de France
17 janvier 2008
Grandes questions
•Saurons-nous contrôler les bugs, ou vivre avec ?
•Et inventerdes principes de calcul moins brutaux ?
•Pourrons-nous être en sécurité informatique ?
•Allons-nous contrôler l'informatique ubiquitaire
ou bien tomber dans Big Brother ?
•Le sujet est-t-il pris à son importance réelle ?
Dans l'industrie, la recherche, l'enseignement ?

mercredi 3 octobre 2012

Psychologie des groupes sur internet : gérer le conflit par Yann Leroux

Comment le modérateur d'un groupe en ligne peut-il gérer le conflit au sein de ce groupe ?

Les conseils de Yann Leroux, psychologue clinicien et psychanalyste. Il étudie la dynamique des relations en ligne en général et en particulier les similitudes de comportement de groupe dans les environnement numériques (webs, forums, réseaux sociaux, jeux en ligne…).
Il gère le domaine http://www.psyapsy.org sur la psychologie et le blog ePsychologie, carnet de note pour la thèse qu’il mène sur les groupes en ligne.
Yann Leroux est également membre de l’Observatoire des Mondes Numériques en Sciences Humaines, http://www.omnsh.org/

Interviewé par Suzanne Galy pour AEC.
www.aecom.org


jeudi 27 septembre 2012

Plus belle ma vie en ligne par Claire Ulrich

Le Monde, 17 novembre 2007
Bloguer, Mailer, chatter : tout ça est possible sur le web. Et bien plus encore : nouer de fortes amitiés, faire partie d'une communauté qui vous ressemble, partager ses joies et ses peines. Les rencontres et les plaisirs de la toile n'ont rien à envier à ceux de la vraie vie.
Claire Ulrich – Photos Reynald Drouhin
Les plus grands bonheurs de la vie en ligne, ce sont les rencontres, les 
conversations passionnantes et les amitiés tissées autour des blogs, avec des 
êtres humains enfin débarrassés de la quincaillerie des conventions, de l'âge, 
du physique et des hormones, du décalage horaire et de la distance. Ce n'est 
pas rien. Personne ne prend les amitiés virtuelles au sérieux mais je sais, avec une confiance qui n'a encore jamais été trahie, qu'en cas de besoin elles 
traversent le rideau des pixels et que sans jamais nous être vus nous nous 
reconnaissons. On peut en rire. Mais les profondes douleurs, comme les 
grandes joies, coulent aujourd'hui tout naturellement vers le Net !
Pour lire l'article, cliquez sur le portrait.

mercredi 26 septembre 2012

Introduction à l'analyse de groupe par Edith Lecourt

Auteur : Edith Lecourt
Editeur : Eres
Collection : Transition
Date de parution : 15/09/2008
EAN13 : 9782749209579
Genre : psychanalyse de groupe / groupe / Dynamique des,
Langue : Français
Poids : 572 g
Nombre de page(s) : 346
Cet ouvrage constitue une synthèse sur un sujet encore trop peu connu, l'analyse de groupe, qui s'intéresse à l'inconscient dans la relation plurielle, sociale (groupe, famille, institution), et aux bases groupales de la formation de l'inconscient individuel. Il montre l'importance, à la fois théorique et pragmatique, de cette ouverture de la psychanalyse aux situations sociales. L'auteur dégage un véritable corpus théorique, riche, cohérent, et particulièrement utile aux cliniciens et, au-delà, à la compréhension de toutes les situations plurielles dans lesquelles chaque individu se trouve quotidiennement impliqué et confronté.
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Autres billets sur le livre Introduction à l'analyse de groupe
La double identité et les identités multiples
Différences entre groupe réel (ou In Real Life) et 
groupe virtuel

mercredi 22 août 2012

Les technologies du cerveau par Geneviève Ferone et Jean-Didier Vincent

Chapitre 5
Les technologies du cerveau
« Ces autres, il les voyait comme autant de cellules, et l'ensemble de ces cellules formait le dessin de ce que l'humanité deviendrait dans la joie.
Un sentiment de vénération montait en lui. Il savait que ce sentiment n'était autre que ce qu'il avait toujours été pour le reste de l'humanité, c'est-à-dire le respect de soi-même.
Il étendit les bras. Et des larmes lui emplirent les yeux. Ces étranges yeux.
Merci ! leur répondit-il à tous. Merci ! Merci ! ...
Et en toute humilité, il se joignit à leur compagnie. »
THEOOORE STURGEON,
Les plus qu'humains 
Il n'y a pas un objet connu dans notre univers qui égale en complexité un cerveau humain.
Les milliards d'étoiles de la Voie lactée gouvernées par la mécanique céleste ne sont pas comparables à l'admirable architecture des cent milliards de cellules (neurones) contenues dans les 1 500 grammes de matière cérébrale. Et cependant, ce cerveau à l'œuvre dans le corps de l'homme n'aurait rien d'humain s'il n'était confronté à d'autres cerveaux semblables au sien dont il tire la conscience de sa propre existence – autrement dit sa suhjectivité qui s'exprime dans sa capacité de dire « je ».
Cet ego que l'on peut désigner sous le terme de psyché implique donc un échange de sens avec l'autre : l'autre qui pense en soi et à la place de qui je pense. En avançant cette proposition, nous nous plaçons dans une perspective résolument humaniste et en réaction contre le « paradigme cybernétique 1» où nous entraînent les sciences de l'information et certaines dérives des sciences dites « cognitives ».
Que se passe-t-il lorsque au lieu de son semblable, un cerveau humain doit faire face à une machine ?
A quel niveau d'intégration se situeront les échanges entre ces deux entités? On obtient une réponse facile si l'on considère que le cerveau humain est lui-même une machine. L'existence des hommes se résumerait alors à des échanges d'informations entre des corps intelligents se comprenant mutuellement grâce à des codes partagés auxquels s'ajouteraient des émotions au service de leurs facultés intellectives. A la rationalité instrumentale ou effective s'ajouterait la rationalité expressive ou affective. Nous n'avons rien a priori contre l'idée d'une machine sentimentale. Notre conviction profonde demeure, toutefois, que le cerveau humain ne peut être réduit à une condition machinale dans laquelle il serait amputé d'une part importante de son essence.
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1. Céline Lafontaine, L'empire cybernétique, Le Seuil, 2004. 

dimanche 2 janvier 2011

De l’emprise au « quant-à-soi » par Edith Lecourt

Connexions
2011/1 (n° 95)
216 pages
Editeur : Eres
I.S.B.N. 9782749214177
Partant de situations de l’actualité politique, la révolution en Tunisie, les mouvements en Algérie, en particulier, l’auteur s’interroge sur un fonctionnement psychique marqué par l’absence de « quant-à-soi ». Il relève, dans l’emprise, la confusion entre la personne et ses rôles et ses fonctions (l’individuel et le collectif). Reprenant le concept de clivage du moi de Freud, il en observe le peu d’adéquation avec ce type de situation. L’auteur reprend le débat et les propositions faites par C. Dejours concernant le clivage. D’autre part, il considère le rôle du réseau Internet comme réserve potentielle de « quant-à-soi » partagé au-delà des territoires nationaux. 
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samedi 1 octobre 2005

Corps avatar par Alain Milon

Page 47
Corps avatar 
Plus sujet que le sujet lui-même, l'avatar 7 – et les personnalités multiples qui l'accompagnent – constitue le quatrième attribut du cybercorps, autre expression d'un corps qui se met dans l'impossibilité d'avoir souci de lui-même.
Dans l'univers cyber, le corps ordinaire est faible et soumis à des contraintes qu'il ne peut maîtriser. L'avatar au contraire peut tout se permettre ; il condense toutes les possibilités que l'individu souhaite investir, possibilités que la réalité quotidienne lui interdit. Virtuellement tout, il aurait le loisir de prendre telle ou telle forme. Personnage aux nombreuses facettes, le corps avatar peut enfin vivre ses fantasmes puisqu'il n'aurait plus que de lointains rapports avec la vie ordinaire.
Mais à bien observer la véritable nature de ce corps avatar, on finit par réaliser qu'il n'est pas autre chose que le cache-misère d'un sujet qui mesure rapidement ses carences. Derrière ces différents personnages, c'est le même sujet dans ses lacunes que l'on rencontre, et souvent la multiplicité finit par dévoiler la vacuité d'un sujet dans l'attente d'une intimité absente. L'addition ne fait pas la richesse, et le fait de se métamorphoser en plusieurs personnages ne compensera jamais un vide latent.
7. « Avatar » est le terme consacré dans l'univers des communautés virtuelles, mais cela vaut aussi pour les jeux d'aventures et les jeux de rôle en ligne pour qualifier la personnalité que l'internaute se choisit (aspect physique et caractère).
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Autres billets sur le livre La réalité virtuelle – Avec ou sans le corps

dimanche 1 mai 2005

1/ La réalité virtuelle – Avec ou sans le corps ? par Alain Milon

Date de parution : 01 mai 2005
Editeur : Autrement (Editions)
Collection : Le corps plus que jamais
ISBN : 2-7467-0652-0
EAN : 9782746706521
Présentation : Broché
NB. de pages : 127 pages
Poids : 0,17 kg
Dimensions : 13,0 cm × 20,5 cm × 1,0 cm

"Réalité virtuelle", "Corps virtuel"... Ces expressions, il nous semble les connaître. Elles peuplent notre environnement sonore, médiatique, culturel, comme pour nous préparer à un état inéluctable vers lequel la technique nous précipite.
Et pourtant. Pourtant, il demeure une impossibilité à imaginer ce que serait notre corps une fois débarrassé de la pesanteur, de la maladresse, de la finitude, de la corruption, en un mot débarrassé de sa " chair ", qui n'est pas réductible à de la " viande ", fut-elle connectée, bio-assistée ou numérisée.
Alain Milon nous explique cet embarras en décortiquant pour nous ce qu'est et ce que n'est pas le virtuel. Car ce que ne voient pas certains thuriféraires de la cyberculture, c'est que le virtuel ne s'oppose pas au réel mais indique ce qui, en lui, est possible. Loin de toute démagogie moderniste comme de tout lamento anti-moderne, Alain Milon montre comment, de Sterlac à Orlan, en passant par Cronenberg ou les frères Wachowski, nombre d'artistes contemporains manquent le corps en travaillant sur la technique. Ce qui suppose de reconnaître que ce n'est pas l'effacement des limites du corps mais leur authentique prise en compte qui permet d'en développer les potentialités, avec le virtuel.
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Autres billets sur le livre La réalité virtuelle – Avec ou sans le corps

mercredi 1 octobre 2003

2/ Définition du virtuel par Sylvain Missonnier

page 12
… une piste étymologique (vir : l'homme ; virtus : la puissance). En effet, le 
virtuel, c'est la potentialité du « en puissance » auquel ne s'oppose 
nullement le réel mais bien la mise en acte, l'actualisation. La 
graine qui contient virtuellement l'arbre est tout aussi réelle que 
ses éventuels avatars successifs ultérieurs. Plus encore, le bloc 
de marbre dans lequel le sculpteur anticipe sa création recèle 
virtuellement le buste qu'il projette. Ce dernier exemple est 
emblématique car il met en scène le désir de création et son 
guide, la représentation (-but2) qui substitue la présence à 
l'absence. On y voit bien comment la technique donne la main 
et l'outil à la désirance dans une simultanéité3 et une réciprocité 
à l'opposé d'un clivage psyché/technique si souvent source de 
méprises. On y perçoit aussi avec clarté, combien la mise en 
œuvre de l'acte est le fruit d'une "anticipation créatrice"4 dont 
la nature et le contenu sont le reflet authentique de la mémoire 
cognitive, affective, fantasmatique d'un individu indissociable de 
sa filiation et de son affiliation culturelle. Cette anticipation d'un 
prototype imaginaire s'enracine dans le substrat mnésique vir
tuels5. C'est une véritable simulation psychomotrice qui jette un 
pont entre les possibles du virtuel matriciel et les singularités de 
l'actualisation agissante.
Dans ce contexte sémantique, les sophismes pour souligner 
la soi-disante paradoxalité de l'intitulé récent de "réalité virtuelle" se font plus rares. Je la définis comme une construction 
mentale de l'observateur immergé physiquement dans des simulations sensorielles interactives (des artefacts technologiques) qui 
leurrent sa perception. La réalité virtuelle est donc un bon vieux 
simulacre, non pas de la réalité mais de la perception du corps 
mobilisé certes avec ses cinq sens (l'odorat résiste encore un 
peu ?) mais aussi ses "représentations d'actions6".
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2 Freud S. (1900), L'interprétation des rêves, Paris, PUF, 1967.
3 "L'instance symbolisante est toujours déjà techonologique" dit bien J.-L. Weissberg dans sa contribution.
4 Missonnier S. (2001), Anticipation et périnatalité : prolégomènes théoriques in Pratiques Psychologiques, n°1, 17-30 et Cupa D., Deschamps-Riazuelo H., Michel F. (2001), Anticipation et création : l'anticipation parentale prénatale comme œuvre in Pratiques Psychologiques, 1. 31-42.
5 Bergson H. (1896), Matière et mémoire, Paris, PUF.
6 Freud S. (1900), L'interprétation des rêves, paris, PUF, 1967.
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Autres billets sur le livre Le virtuel, la présence de l'absent

1/ Livre – Le virtuel, la présence de l'absent

À l'origine de cet ouvrage, le désir de mieux connaître le "vir-
tuel". À l'issue de ce parcours, un effet de miroir qui vaut le 
détour : la virtualité du désir individuel et collectif se dévoile 
avec une rare acuité dans la quête du virtuel ! "Vouloir 
savoir" : telle semble bien être l'origine de la passion pour le 
"virtuel". Mais cet appétit de savoir qui caractérise le citoyen 
des Lumières se trouve lui-même impliqué dans une dialectique toujours à redécouvrir, dont Freud a identifié le ressort, 
le refoulement, et un puissant moteur, l'angoisse. En ne cédant 
à aucun enthousiasme prématuré, en se centrant' d'emblée sur cette dialectique du désir qu'épinglait "la présence de l'absent", les textes qui composent cet ouvrage se situent au-delà de tout effet de mode. Ils montrent souvent explicitement, comment le virtuel trouve son accroche et sa mesure dans l'énigme du 
désir humain, auquel il ne cesse de renvoyer, à l'instant même 
où il paraît en subvertir toute limite, suscitant du même coup 
l'ivresse et l'effroi. 

SYLVAIN MISSONNIER est maître de conférences en psychologie clinique et membre du Laboratoire de psychopathologie psychanalytique 
des Atteintes Somatiques et Identitaires (LASI), Équipe d'Accueil EA 
3460, Université de Paris-X Nanterre, 92001 Nanterre. 

HUBERT LISANDRE est psychanalyste, maître de conférences en psychopathologie et membre du Laboratoire de psychopathologie psychanalytique des Atteintes,Somatiques et Identitaires (LASI), Équipe d'Accueil EA 
3460, Université de Paris-X Nanterre, 92001 Nanterre
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Autres billets sur le livre Le virtuel, la présence de l'absent
2/ Définition du virtuel par Sylvain Missonnier

Pour une psycho(patho)logie du virtuel quotidien par Sylvain Missonnier

Octobre 2003
« L’élément non humain de l’environnement de l’homme forme l’un des constituants les plus fondamentaux de la vie psychique. Je suis convaincu que l’individu sent, consciemment ou inconsciemment, une parenté avec le non humain qui l’entoure, que cette parenté revêt une importance transcendante pour l’existence et que, comme bien d’autres données essentielles, elle est une source de sentiments ambivalents chez l’individu, qui, s’il s’efforce de fermer les yeux sur la force de ce lien, risque de compromettre sa santé psychique. » H. Searles[1]

« Pourquoi donc m’est-il arrivé un jour de laisser tomber à terre et se briser le couvercle en marbre de mon modeste encrier ? » S. Freud[2]
Dans Psychopathologie de la vie quotidienne [3], Freud a étudié avec les outils théoriques de la psychanalyse naissante divers actes manqués de la vie de tous les jours. Considérés avant lui comme des plus banals, ils étaient rangés dans le registre du « commun et sans grande importance pratique ». A contrario, l’analyste va démontrer la fécondité de l’éclairage psychanalytique pour démasquer cette apparence et apporter « une explication qui dépasse de beaucoup par sa portée l’importance généralement attachée au phénomène en questions ». 
Pour atteindre ce but, Freud passe en revue ses propres oublis des noms propres, ses erreurs de mémoire, ses lapsus et ceux de ses contemporains dont il a connaissance. Mais ils ne se limitent nullement à la description de ces actes manqués en parole et en pensée. S’ajoutent ceux de l’action qui mettent en scène les « maladresses » de l’individu en étroite relation avec des objets usuels : clefs, encrier, vase, canne, machines de laboratoire, statuette, bibelot…

Or, à l’aube de ce troisième millénaire très « high-tech », il est paradoxalement opportun de mettre en exergue la méconnaissance psycho(patho)logique et psychanalytique de cette composante matérialiste. Revendiquer l’inclusion de « l’environnement non humain[4] », magistralement décrit par Harold Searles, prend à contre pied l’orthodoxie d‘hier et d’aujourd’hui[5]. De fait, à l’exception des « nobles » productions artistiques (les tableaux, les sculptures, les films…), les objets « roturiers » sont boudés par les auteurs. Or, la scotomisation est de taille car non seulement la représentation s’étaye sur les objets techniques courants qu’elle produit mais elle est, simultanément, sculptée en retour par les relations coutumières avec eux.
Dans cette perspective, je vais d’abord développer quelques arguments, rebelles à cette exclusion. Dans un deuxième temps, j’évoquerai une proposition originale de description psycho(patho)logique des relations humaines médiatisées par ordinateur. Je compléterai cette ébauche clinique du « système technique[6] » virtuel avec l’évocation d’un exemple singulier issu de ma pratique institutionnelle en maternité. Il s’agit de l’échographie obstétricale, apparemment banale, qui met en scène la rencontre singulière d’un processus complexe, le « devenir parent », avec une technique sophistiquée de diagnostic anténatal. « L’inquiétante étrangeté[7] » de ce cadre sera mise en exergue et, finalement, discutée comme une conceptualisation paradigmatique féconde pour amorcer une psycho(patho)logie du virtuel quotidien.
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[1] Searles H., (1960), L’environnement non humain, Gallimard, 1986
[2] Freud S., (1901), Psychopathologie de la vie quotidienne, Payot, 1967
[3] Freud S., (1901), Psychopathologie de la vie quotidienne, Payot, 1967
[4] Searles H., (1960), L’environnement non humain, Gallimard, 1986
[5] Tisseron S., De l’inconscient aux objets in Les cahiers de médiologie, N°6, Pourquoi des médiologues ?, 231-243
[6] Gille B., (1978), Histoire des techniques, Encyclopédie de la Pléiade, Gallimard
[7] Freud S.,   (1919), L'inquiétante étrangeté in Essais de psychanalyse appliquée , Paris, Gallimard, 1976
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lundi 17 septembre 2001

Nouvelle réflexion sur la relation d'aide virtuelle par Josée Leboeuf

Josée Leboeuf, M.A.
Sexologue, clinicienne et psychothérapeute
Mais ou trace-t-on la ligne entre la consultation et la THÉRAPIE. C'est là où la controverse commence. Certains praticiens de la relation d'aide diront qu'il est absolument impossible de parler de thérapie lorsque le travail se fait par l'entremise d'un ordinateur. Je me permets aujourd'hui un questionnement plus poussé sur cette question.
Qu'est-ce qu'une THÉRAPIE ?
Il s'agit d'un traitement quelconque proposé suite à une évaluation et à l'établissement d'un diagnostic. La thérapie peut passer par la médication (pharmacothérapie), la verbalisation de l'état psychologique (psychothérapie), le dessin (l'art thérapie), la musique (musicothérapie) et j'en passe...
Pourquoi alors, ne pourrait-on pas parler de la thérapie par l'écriture dactylographique transmise à un tiers par l'entremise du multimédia ?
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