« Si vous traitez un individu comme il est, il restera ce qu'il est.
Mais si vous le traitez comme s’il était ce qu'il doit et peut devenir, alors il deviendra ce qu'il doit et peut être. »

Behandle die Menschen so, als wären sie, was sie sein sollten, und du hilfst ihnen zu werden, was sie sein können.

J. W. von Goethe, Faust I

Art Therapie Virtus

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jeudi 7 mars 2013

BD – Lettre N°3 à Béa

Chère Béa,
Je t'écris cette lettre pour te dire que tu m’as fait peur, je pense aussi que ta façon de parler m’a un peu perturbée, mais tu es comme tu es, avec ta souffrance, et que je peux comprendre aussi, mais tu vois, moi aussi je souffre beaucoup car tu sais on a vécu certainement les mêmes choses, et que tu sais peut-être aussi, tu es au courant de plein d'autres choses dont je ne suis pas encore au courant et que tu souffres encore plus que moi et j'aimerais bien que tu me les disent si tu le vgrrrrr é e é e é e  é ele é e é e é e grrrrrr je reprends : veux bien, mais fais le quand tu seras prête je ne vais pas te tirer les vers du nez, je ne suis pas comme cela sous mes airs bourrus. Béa si tu me connais, tu dois pouvoir voir que je suis une maman formidable avec mes enfants, que je suis remplie de patience, et d'amour, alors tu sais je serais pareille avec toi, je ferais mon possible pour laisser mes oreilles grandes ouvertes, mais je ne sais pas si tu connais monsieur Grr, mais tu sais lui aussi souffre, mais ce matin on a essayé de me faire comprendre qu’il pourrait être notre papa, mais tu sais comme moi qu’il n'a pas était gentil avec nous que son comportement nous à tous fait souffrir, aussi bien que pour la petite beatrisse que toi ou moi, alors tu ne (aaaaaaa grrrrrr sa lope maso mioi tuer beatrisse aaaa grrrrrr) crois pas qu’on pourrait ensemble se connaître un peu avant et vivre en harmonie, et puis comme cela on pourra aussi partager notre souffrance et partager aussi les joies et les plaisirs.
Maintenant concernant ta façon de voir pour beatrisse, elle peut être compréhensible, mais je suis sûre qu’en toi tu n'as rien de méchante en toi, et que finalement c'est que peut-être tu es comme moi, tu ne sais pas comment l'aborder, en plus tu sais moi je ne la connais pas beaucoup, alors si tu as une idée pour que l'on puisse faire quelle que chose pour elle comme par exemple l'aider à grandir, dis-moi, je suis prête à tout entendre, et tu sais aussi, il faut que tu saches que je suis prête à faire pas mal de choses pour vous tous, et je suis sûre que toi aussi.
Je t'embrasse très très fort avec tgrrrrrrrr é e é e é e grrrrrrr é e é e é e t e u e é e é e é ele é e é e é e grrrrrrr je reprends : tout mon amour.

mercredi 6 mars 2013

BD – Lettre à Béa une alter ego

Bonjour Béa,
Bon alors chère Béa, tu viens d’apparaître, je ne te connais pas, donc je me présente je m'appelle Béatrice, et j'ai 46 ans et trois beaux enfants deux filles et un garçon, mais peut-être que tu les connais je n'en sais rien. D'après le peu que je sais de toi, j'ai quelques petites choses à te dire, juste pour te rendre service. Déjà tu n’as pas vraiment comment dire… un langage très approprié, je (grrrrrr aaaaa sa lope maso je vet fou tre le basare jet et té violet aaaaaa grrrrrrr ) dirais même vulgaire, et cela est dommage, donc je pense que cela serait bien de revoir ta façon de faire, en plus j'aimerais te dire que cela ne ressemble en rien à moi Béatrice. A 15 ans je pense aussi que tu es capable de bouger aussi pour t'améliorer.
J'ai cru comprendre aussi que tu connais Beatrisse, c'est bien je trouve, enfin ce qui me fait mal, c’est que tu voulais jouer avec elle, que tu étais sa sœur jumelle, alors que c'est une chose impossible déjà regarde et compare les âges, tu dis que Beatrisse à 5 ans et toi 15 ans. Je dirais que tu pourrais te comporter comme sa grande sœur non tu ne crois pas ? Autre chose tu veux la tuer, mais là il faut m'expliquer car là aussi je ne comprends pas, pourquoi ? À 5 ans que peut-elle t'avoir fait de mal (grrrrr sa lope maso aaaaaa ) dis-moi, je pougrrrrrr é e é e é e é ele é e é e é e grrrrrr je reprends : pourrais peut-être t'aider à régler ce petit problème, bon je reconnais qu’elle est un peu collante et elle se comporte comme un bébé mais c'est normal je trouve elle est toute petite, je pense et cela serait bien que cela soit toi qui l'aide et la faire grandir, moi je trouve que cela serait bien, et moi je t'aide pour aller mieux, moi je l'aime bien. Par contre une chose importante aussi il faut que tu m'observes et que tu apprennes à me connaître, et une autre chose évite de parler mal aux personnes que tu ne connais pas, comme par exemple Emmanuelle.
Réfléchis à tout cela tu le veux bien. Mais une chose, je ne te laisserais pas tuer la petite Beatrisse, même si je sais aussi qu’elle, elle veut me tuer aussi, peut-être que c'est une façon de dire que vous aimer mais on ne fait pas comme cela, on prend soin de la personne, on lui fait des bisous et surtout on lui dit je t'aime. Voilà comment on fait. Tuer. Un crime (mioi je vet jou er tuer beatrisse mioi pa maso ele oui aaaaa grrrrrrr) et je pense que cela aussi tu le sais, je voulais aussi t'expliquer que ce n'est pas nécessaire non plus de venir mettre ton grain de sel, comme par exemple quand je signe mes dessins aussi, ce n'est pas cool non plus, je ne veux pas me montrer sévère mais je pense qu’à 15 ans tu es cgrrrrrr é e é e é e ele é e grrrrrrr é e é e t e u e é e é e é grrrrrrr je reprends : capable de revoir ton comportement.
Je te dis à bientôt.

samedi 23 février 2013

BD – La lettre n°4 – Ce que j’ai réussi

La Riche le 23 février 2013
Chère Béatrice,
tu sais ce que tu as fait de bien dans la vie et je vais t'en parler et bien tu as réussi tout tes examens tous dans la même année, tu as réussi aussi ton BAFA et ainsi tu as su apporter un peu de bonheur aux enfants qui étaient malheureux chez eux en faisant des colonies de vacances. Tu as fait une formation à la Croix rouge, ce qui t’a permis d'aider beaucoup de personnes âgées, tu as ramené chez eux le soleil et de la douceur, tu as su les respecter aussi, les écouter et cela tu l’as réussi haut la main.
Tu as réussi à survivre quand tu vivais seule à t'en sortir avec du boulot plus ou moins au noir, à pouvoir payer ton loyer pour éviter de te retrouver dans la rue, une situation pas évidente pour toi et que tu as vécu pas mal d'années...
Ce que tu as aussi bien fait dans la vie c'est de te battre et de ne pas somb grrrrrrr é e é e é ele é e é e grrrrr é e é e t e o e é e é ele é e é egrrrrr je reprends : sombrer comme tes frères et sœurs qui ont eux coulé.
Regarde tu as donné naissance à trois beaux enfants, qui en général réussissent dans les études, tu les as bien élevés aussi avec le respect envers les autres, ils sont polis et tu leur a appris à se respecter eux-mêmes aussi, même si toi tu as du mal à le faire pour toi. Regarde aussi comme tu te bats pour ton fils tu as bien fait le maximum pour sa prise en charge cela te tient à cœur quoi que tu dises. Tu sais bien garder une atmosphère familiale en général et cela tu le fais bien et tu t'accroches. Tu as bien fait dans la prise en charge de ta belle-mère et le beau-père de ton ami. Tu t’es démenée pour qu'il se fasse soigner correctement et tu les as accompagnés jusqu'à la mort et pourtant cela a été dur pour toi.
Tu es aussi une bonne amie pour certaines personnes, et tu réussis toujours à être là quand ils ont besoin de quoique ce soit.
Et tu peux constater que pour cette fois, tu as su rester hospitalisée, tu n'as pas fugué ou tu n’es pas partie contre avis médical et cela c'est une chose formidable que tu as faite là.

mercredi 23 janvier 2013

BD — Lettre à son père violeur

La Riche le 23 janvier 2013
A mon Père,
J'ai tellement de chose à vous dire et tellement de question sans réponse, que je suis complètement perturbée, j'ai pu me procurer des documents concernant votre premier mariage, j'ai lu comment le juge vous a décrit, vous êtes un homme ignoble et sans cgrrrrr é e é e é e é ele é e é e é e grrrrrrr je reprends : sans scrupules, comment vous avez vécu et fait subir à vos quatre premiers enfants des choses qui sont pour moi impardonnables et intolérables, et refaire la même chose sur moi cette colère que j'avais envers vous avant n'a fait qu’augmenter suite à ces documents.
Quand je pense envers vous et que je prononce le mot père cela me donne envie de vomir, de vous étrangler, je voudrais vous hurler dessus, je voudrais vous faire hurler ma douleur, que vous ressentiez en vous cette souffrance qui ne me quitte plus et qui m’a bousillée pour la vie, mais je ne le peux pas : vous êtes mort mais en moi je me dis que vous n’en valiez pas la peine. Vous ignorez je pense qu’envers vous c'est un comportement que vous n’auriez pas apprécié, je pense que c'est la seule chose que je peux faire qui puisse vous blesser au plus profond. Il y a une chose que j'aurais voulu savoir vous concernant : Avez-vous imaginé et étiez-vous conscient du mal que vous m'avez fait à mon corps et de ce comportent immature et malsain : poser vos mains sales sur moi sur cette une petite fille que j'étais à cette époque-là. Pour moi vous le saviez que j'étais sans défense, vous saviez que vous me souilliez que vous enleviez en moi cette petite âme d'enfance, cette pureté, vous m'avait meurtrie, vous aviez entrer en moi dans cette partie si fragile votre sperme, ce lgrrrrr é e é e é e t e u e é e é ele e é e é e grrrrrrr je reprends liquide rempli de haine, votre jouissance, qui ne représentait pour moi que le démon, cela vous l'avez fait plusieurs fois, et je ne peux vous pardonner et tolérer un tel comportement. Vous avez eu un comportement machiavélique et je veux que vous le compreniez, que vous preniez conscience de la personne que vous avez été toute votre vie, un père infectieux et répugnant.
Vous n'avez jamais su ce que c'était d'avoir un comportement d'un papa normal, d'ailleurs avez eux au moins l'idée de y réfléchir, vous n'avez pensé qu'à votre bien être à savourer et faire ressortir ce monstre que vous étiez. Vous n'avez chercher qu'à vous défoncer avec l'alcool et vous avez défoncer, cogner faaaaa éme mom papa aaaaaaa grrrrrr éme mom papa grrrrrrrrrrrr je reprends frapper après ce corps de petite fille, vous n'avez jamais eu le moindre respect envers qui que ce soit, vous étirez et vous vous êtes comporté en une bête humaine ignoble voilà se que vous étiez vous êtes une personne que je haïs au plus profond de moi et cette haine je la garderai envers vous à jamais et je tenais à vous l'écrire. Je suis heureuse que vous vous soyez pendu, vous ne pouvais plus me nuire.
Le problème c'est qu’en moi reste cette petite fille qui n'a pas su que votre comportement était abominable et qui vous aime toujours et elle s'exprime partout et c'est pour cela que vous écrire cette lettre est important afin quelle puisse voir et se rendre compte qu’elle ne doit plus vous aimer que la façon dont vous l'avez aimée était malsaine, qu’elle doit vous oublier et apprendre à grandir sur de nouvelles bases de nouvelles expériences qui sont elles tout à fait normales.
Moi maintenant je dois me construire de nouveau, trouver d'autres sensations nouvelles autre que celles que vous m'avez données et bafouées. Mais je vais me montrer forte, je vais vous montrer que je suis capable d'être plus forte que vous, je vais vous montrer que vous n'avez pas réussi à tout détruire en moi, que de superbe choses peuvent revivre et resurgir, je vais vous montrer comment on aime et apporte l'amour à ces enfants, une chose que vous n'avez jamais montrer à mon égard, oui je vais vous montrer tout cela, je vais vous mettre la honte sur vous, et j'aurais gagné, voilà ce que je compte faire, et cela sera ma vengeance.
_________________________
Cette lettre a été relue par sa fille aînée. En ce moment, Béatrice prend énormément de médicaments. Ce qu'elle écrit n'est pas très clair.

mardi 22 janvier 2013

BD – Lettre réparatrice à mes mères nourricières

A la Riche le 22 janvier 2013
Tatie et à Marraine,
Je vous écris cette lettre pour vous dire ce que j'ai sur le cœur. C’est une chose essentielle à entreprendre pour ma guérison. Je parlerais de moi en la petite fille que j'étais à cette époque-là.
Tatie et Marraine je vous haïs tellement vous m’avez fait souffrir. Je haïs cet amour que vous m'avez apporté. Je le haïs car il m’a laissé des souvenirs qui viennent me hanter : chaque mot, chaque événement et je ne parle pas de ce comportement que vous avez eu envers mon corps. Ce comportement qui restera gravé à jamais dans mon cerveau et qui me fait tant souffrir chaque jour.
C'est à cause de vous deux car vous avez mis en miette ce corps de petite fille. Vous vous êtes crues respectables, sans défauts et qui savez tout. Vous vous êtes permises de jouer avec cette petite fille sans défense, si fragile, qui ne se rendait pas compte que ce qu’elle vivait. C’était une chose terrible et impardonnable. Comment avez-vous pu avoir un tel comportement sans avoir un seul remord ? Comment avez-vous pu me regarder dans les yeux qui eux étaient remplis de larmes, de souffrance sans avoir pu avoir ce geste d'une personne normale qui quand elle voit son enfant pleurer, hurler et en souffrance aller la consoler, la rassurer, la câliner, la serrer dans ces bras. J'aimerais tant savoir pourquoi ?
Parfois il m'arrive de regretter que vous n’ayez pas eu un moment pour vous remettre en question, un moment de lucidité afin de vous posez la question quant à savoir si votre comportement était normal. J'aurais voulu que toutes les deux veniez en parler avec moi, que vous reconnaissiez vos tords, que vous reconnaissiez que les séquelles que j'ai maintenant à jamais m'empêchent de m'épanouir, d'aimer pleinement sans avoir peur, que ces troubles me font terriblement souffrir et m'empêchent d’aimer et de m'aimer sans avoir peur. Ils ont été causés par votre faute, par votre comportement à toutes les deux. Ce manque d'amour de votre part. J'aurais voulu vous voir pleurer comme moi comme vous m'avez fait pleurer, j'aurais voulu que vous ressentiez ne serait-ce qu'une fois la souffrance que vous m'aviez fait subir et que j'ai et qui ne me quitte plus. Peut-être que cela vous aurez permis de changer de comportent envers cette petite fille qui était moi, qui à cause de vous a arrêté de grandir et qui reste effrayée et qui n'ose toujours pas s’exprimer, car elle a toujours peur de vous tous.
J'aurais voulu que vous présentiez des excuses, que vous ayez des regrets envers moi. Expliquez à cette petite fille qu’elle n'était pour rien dans tout cela dans votre comportement, dans vos gestes, que ce n'était pas de sa faute et qu’elle n'a rien fait pour avoir à subir de telles atrocités, qu'elle était innocente.
J’ai reçu des coups plusieurs fois dans les escaliers, pour me les faire monter plus vite et quand je les nettoyais. Comme cette salle de bains dans laquelle je me revois petite en boule sur le palier justement de ces escaliers. Je ne sais pas si c'est un hasard parce que cela revient à chaque fois dans ma tête. Je faisais souvent des malaises aussi là dessus sur ces escaliers. Ces pertes de conscience, de connaissance et je les ai souvent dévalés aussi. Que de souvenirs et quand je m'arrêtais en route et que vous m'aidiez à les dévaler encore plus vite mais à votre façon et là j'avais très mal.
Une fois je me suis retrouvée avec un poignet foulé et avec deux cotes esquintées ; j'avais trop trop de mal pour respirer. J'avais beaucoup pleuré dans ce coin dans cette chambre mon coin sgrrrrr é e é e é et e u e é e é e é e ele é e é e grrrrrrrr je reprends : sécurisé et j'avais beaucoup de mal aussi pour faire mes corvées.
Tatie avait dit au médecin que j'étais tombée dans les escaliers. Mais non ! J'avais fait un malaise et cela vous faisait rire à chaque fois, pour vous c'était une attraction de plus pour vous amuser encore plus avec moi, pour vous défouler. Alors quand cela m'arrivait pour me remettre d'aplomb vous me fouettiez avec le martinet et quand je n'arrivais pas à reprendre mes esprits assez rapidement pour vous, alors vous me donniez des coups de pied et vous criiez en même temps. Enfin je devrais dire hurliez, cette foutue manie que vous aviez toutes les deux avec vos yeux noirs qui ressortaient et je voyais sur les cotés les veines qui gonflaient. C'était impressionnant, mais moi cela m'intriguait mais j'en avais peur.
Mon corps tremblait tellement que cela raisonnait dans ma tête oui alors vous hurliez à chaque fois que je faisais ces pertes de connaissances, vous criiez que je devais arrêter mon cinéma, que jamais je ne vous aurais avec mon cirque, qu'il faillait que je fasse et que je trouve autre chose pour me faire remarquer. Et moi, à chaque fois que cela m'arrivait, je ne comprenais pas ce qui s'était passé. J'avais mal partout. Je n'osais pas hurler. J'avais peur. Et de toute façon plus je criais et plus vous me tapiez, cela je l'avais bien compris.
C'était pour m'endurcir vous disiez, pour me rendre plus forte face à la douleur. Mon dieu ! mais comme j'avais mal j'avais l'impression que grrrrrrr é e é e é e éme mom papa aaaaaaaa je reprends : on me dépeçait la peau de mon corps, mais pour moi je trouvais ce comportement normal et je n'avais pas le temps de réfléchir quant à savoir si votre comportement était normal, cela ne me venait pas à l'idée, j'étais bien trop occupée à faire ce qu'il fallait pour me faire aimer.
C'était à vous de l'aimer, cette petite fille, votre rôle et non à elle qui à fait tout fait pour l'être. J'aurais voulu que quelque chose comme ça sorte de votre bouche, pour que cette petite fille retrouve en elle cette petite lumière que vous avez enterrée, qu’elle puisse reprendre cette envie de vivre de se battre.
Cette petite fille, malgré votre comportement, vous remercie de ne pas être morte, même si à l'intérieur d'elle beaucoup de choses sont détruites. Même avec toute cette maltraitance elle est vivante, en piteux état.
Elle est envers vous redevable d’être en vie, mais c'est tout. Juste pour cela, mais ne lui demandez pas autre chose pas d'excuses envers vous. Elle est trop en souffrance pour le faire je crois aussi qu’elle n’en voit pas le pourquoi. Cette petite fille à été tellement habituée à vous présenter des excuses, à se faire pardonner, que cela l’a beaucoup perturbée.
Alors ne lui demandez plus rien je vous le demande, moi Béatrice : respecter cette petite fille qui est en moi, respectez la et laisser lui le droit de vivre normalement, laissez la guérir ses blessures que vous lui avez faites vous deux sans aucun scrupule.
Je crois qu’aussi cette petite fille a largement souffert psychologiquement et moralement cela vaut bien des excuses si vous le deviez. Vous êtes parties, vous avez quitté ce monde, sans me dire que cette petite fille avait le droit de vivre une vie heureuse avec beaucoup d'amour, une chose que j'ai toujours eu le droit d'avoir et que vous m'avez volé. Et pour cela je vous haïs toutes les deux.

vendredi 14 décembre 2012

Dominique – Lettre à ma mère

Maman,
C'est un mot que je prononce presque jamais.
On ne se parlait plus au téléphone. Juste un email laconique tous les six mois. Hier, tout à basculé. Tu avais le souffle coupé après avoir lu l'article du Nouvel observateur. Tu avais perdu ta morgue et ton aplomb coutumiers qui me clouaient le bec d'un cynique "ah, mais tu sais bien que ce sont des faux souvenirs".
Hier, tu étais devant l'insupportable, comment ai-je pu parler, extirper de ma mémoire des faits qui nous mèneraient tout droit aux Assises. Dans ta voix, il y a ça aussi, la peur d'être démasquée. Une fraction de seconde et nous voilà toutes deux revenues dans la cuisine, dans l'insupportable brêche de l'amnésie. Tu as les mains en sang et moi le ventre éclaté. On se tient toutes les deux aux lisières des enfers.
Non, ça ne se peut pas, disent les enfants dans leurs jeux. Stop ! pouce. Il ne faudra plus jamais se rappeler de tout ça, pas de sang, pas d'enfant mort, pas de crime. La table de Formica est comme avant. Il ne s'est rien passé. Tu fais de la dépression, tu n'as qu'à rester au lit. Demain, tu n'iras pas à l'école. J'ai évacué tout le sang de mes yeux. J'ai commencé à avoir des conjonctivites à répétition. De prix d'excellence, j'en suis arrivée à ne plus savoir épeler les mots ni à pouvoir lire. Tout se délite sous mes yeux. Je ne peux plus faire de gym non plus. Impossible de monter à la corde, pourtant c'est obligatoire au Bac. Papa a installé un portique au jardin. "Tu vas finir chez Amora à mettre des cornichons en bocaux, si ça continue", il hurle.
Mes frères se tapaient la tête contre les murs, J.-M. a commencé à bégayer salement ; Et puis, ils ont foutu le camp très vite, à ne rentrer que tard la nuit, imbibés et défoncés.
Tu n'as toujours rien voulu voir: "non, il n'y a pas de problème d'alcool à la maison, ton père travaille dur pour vous nourrir."
Il m'a fallu toute une enquête familiale pour comprendre le plus insupportable. Maman, toi et moi nous avons partagé les mêmes bourreaux. Ta mère vous avait élevés seule, ton frère et toi. Son mari était mort à la guerre. Ton frère, qui t'avait agressée est devenu mon tortionnaire aux scouts. Tu aurais pu faire de brillantes études. Pas d'argent, seulement pour ton frère. Un fils de riche t'a fait croire au prince charmant avant de t'abandonner alors que tu t'étais inscrite à la fac en candidat libre. Toi, tu dis, il est mort envoyé en Algérie, on se serait mariés sinon. Tu t'es marié avec Papa, pour échapper à ton frère et Mémé. Tu as commencé à prendre tes trucs pour dormir. Tu avais peur du noir.
Tu ne voulais pas que je fasse ma chambre. "Je ne veux pas que tu deviennes une Cosette comme moi."
Après mon Bac, je suis partie à Normale Sup. J'en suis revenue peu de temps après, j'avais été violée.
Avant de mourir complètement alcoolique, la soeur de Papa t'avait confié qu'elle avait été victime d'inceste, qu'il s'était passé des choses épouvantables dans cette famille. Tu as eu vite fait de tout étouffer, comme d'habitude, tout ripoliner. Une faille narcissique trop dure à combler.
Alors, selon ton slogan préféré "Quand il y a un problème, il y a une solution. Et quand il y a une solution, il n'y a plus de problème".
Il n'y a plus eu aucun problème. J'ai été déclarée folle. Papa l'avait prédit : "Si chaque fois que tu fais une fausse couche, tu adoptes un chat, on t"appellera la folle aux chats.
Tes imprécations n'y ont rien changé. Il faut croire que tes "crève sur le champ, salope !", "merde du ventre !" "c'est toi qui aurait du mourir au lieu de ton frère !" n'ont pas agi sur moi.
Je me suis toujours accrochée à la vie, dans le désir de faire cesser cette grande tragédie qui nous avait emportés depuis des générations, cette tragédie qui n'a plus lieu d'être aujourd'hui.
Oui, tu es très agée, tu vas bientôt franchir le pas vers un autre Bardo, un autre espace temps. Laisse cette fureur derrière toi, au moment de mourir, lâche ce manège incessant. Je crois qu'on s'est rejointes, Maman, dans cette ultime preuve d'amour, donner les clés de la liberté. L'inceste ne rodera plus à nos portes, je ferai tout mon possible pour que ta propre voix, que tu n'as pas pu trouver se joigne à la mienne.
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Autres billets de Dominique
Dominique – Les mots pour le dire
Le nouvel observateur – 13 décembre 2012 – Viol d'aubaine

mercredi 5 décembre 2012

BD – Seconde lettre à Yannick

Ma douleur était tellement forte, que tout mon corps m’a lâchée. Je ne sais pas ce que tu as fait entre temps, mais une fois revenue à moi, tu m’avais mise dans ton lit. Pétrifiée, désemparée, je voulais partir, tu avais encore insisté, insisté pour que je reste. Je ne sais pas ce que tu comptais faire encore, mais là tu m’as laissée repartir. J'étais dans un état pitoyable. Je n'avais pas compris ton comportement, sur le coup, je voulais aller à la police, porter plainte, mais voilà, je ne l'ai pas fait, peur de toutes ces questions, peur d'être jugée aussi, peur de me retrouver devant des inconnus, peur d'aller à l'hôpital, peur de ce qu'ils allaient me faire. Tous ces prélèvements, les photos etc… non je n’y suis pas allée, mais je pense aussi que au fond de moi, je m'en voulais, j'étais très fâchée contre moi, de t'avoir fait peut-être espérer des choses, de t'avoir fait des avances et que cela t’a fait du mal, t'avoir fait espérer quelque chose de beau : un grand amour, je ne sais pas trop, mais pour moi c'était de ma faute. J'avais une sensation de grande souffrance énorme en moi elle était tellement forte, la peine de t'avoir fait du mal, oui c'est ça, car en moi je ne suis pas comme cela, faire du mal aux autres et pour moi aussi tu ne pouvais pas toi non plus faire du mal aux autres, je ne pouvais pas l'admettre, non que tu aies fait une bêtise comme cela, un tel geste, sur mon corps, toi qui a toujours été d'une grande gentillesse envers moi, prévenant, avec une douceur que personne ne peut imaginer. Voilà pourquoi je n'ai pas porté plainte , c’est un ensemble de tout cela. On s'est perdu de vue, pendant un long moment et un jour, je t'ai revue comme par hasard dans la rue, non loin de chez moi, mais quand je t’ai regardé, je n'avais pas mal, d'ailleurs en n'a jamais abordé le sujet, j'étais peut être trop honteuse, ou alors ma douleur étais trop enfouie, cela je ne saurais jamais, jamais pourquoi je n'ai jamais eu cette espèce de rancœur, cette espèce de rage, de vouloir te dénoncer, cela non plus je ne le saurais jamais, mais notre relation avait complètement changée. Je ne ressentais plus rien envers toi, j'étais morte de l'intérieur oui c'est ça, j'étais morte et je n'avais peut-être plus de réaction face à cette situation que j'ai vécue avec toi, comme si mon cerveau s’était arrêté de marcher, mon cerveau ne voulait pas retenir cette soirée, mon cerveau s'est dit lui-même stop, comme s’il s'était mis une barrière, un mur et que cette soirée reste derrière lui, pour lui elle n'a jamais existé.
Comme je l'écrivais, plus rien n’était normal entre nous deux. Deux parfaits inconnus, il fallait nous réapprendre à nous connaître, mais des absences, une perte de vue, se sont mises automatiquement entre nous deux, comme si la vie l'avait décidé, comme si c'était une punition infligée à tous les deux. Donc on a jamais pu renouer, mais je n'ai rien fait non plus, je ne t'ai pas cherché, pourtant je savais où tu habitais, c'était comme si c'était mon cerveau qui prenait les initiatives sans même me consulter avant, lui le seul maître à pouvoir gérer cette situation entre nous deux et je ne faisais rien non plus pour l'arrêter. Je trouvais ce comportement normal, car je crois que je ne m'en rendais pas compte non plus, je crois que c'est cela, je ne me suis jamais rendu compte que ce que tu as fait sur mon corps méritait la prison, jusqu'au jour où tu m'as annoncé, comme la dernière fois que l'on s'était revus dans la rue, que tu étais malade, tu m'avais dit que c'était grave, mais tu ne m'avais jamais dit ce que tu avais, et moi je ne te l'ai jamais demandé non plus, je pense que mon cerveau prenait les commandes à chaque fois qu’une situation te concernait. Et plus j'y pense et plus je trouve ce comportement, le comportement de mon cerveau, bizarre comme ci il voulait me mettre en sécurité te concernant, et que moi j'en étais incapable alors lui le faisait pour moi s'en rien me demander et puis on s'était revus deux ou trois fois, toujours dehors, un bonjour et cela n'allait pas plus loin. Deux parfais inconnus, deux étrangers, et puis les mois ont passé, et un soir, le gardien de ton immeuble est venu cogné chez moi, pour me dire que tu avais laissé mon numéro à lui si un jour ton état était arrivé disons plus que sérieux. Envers ce gardien, j'étais complètement désorientée, il venait me dire que tu étais hospitalisé, à l'hôpital Bretonneau, dans le service maladie infectieuse, et là il m'a annoncé aussi que tu avais le sida et qu’il ne te restait plus grand temps à vivre. Dans ma tête, à ce moment-là, tout a basculé. J'avais ressentie ce mal être , le même que cette soirée ou tu m'avait meurtrie ! J'avais beaucoup de mal à trouver mes mots face à ce gardien. Je lui ai répondu : oui d'accord ! J'étais mal, mal que tu meurs ou mal que cette sensation de souffrance sois revenue, cette souffrance de ce fameux soir. Je me posais aussi la question pourquoi ne m'avoir rien dit ?
Je suis allée te voir le lendemain, je t'ai accompagné vers la fin, je t 'ai dit en revoir, mais tu étais dans un tel état. J'avais du mal à te reconnaître. Mais en moi, je ne ressentais rien, j'avais peur que tu meurs quand j'étais dans ta chambre, j'avais peur de cela. Tu es mort quelques heures après, mais dans ma tête, et même encore maintenant, je ne comprends pas pourquoi j'ai été te voir à l'hôpital. Je n'ai toujours pas trouvé la réponse et je ne sais pas si un jour je la trouverais, mais elle est toujours là et va savoir pourquoi, à réfléchir là-dessus je pense… donc à suivre.
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Les autres billets de BD

mardi 4 décembre 2012

BD – Lettre à Yannick

Yannick était mon ami, je dis était car il n’est plus de ce monde. Cet ami était comme moi : sans famille. Il faisait partie de la D.A.S.S. Il était très gentil, il m'aimait beaucoup, on avait une amitié sincère et une très grande complicité, on se disait tout, cela a toujours été comme cela entre nous deux : une amitié de longue date. Et le cadeau de sa pluche qui était devenu mon doudou, ce cadeau a fait que nous nous sommes rapprochés de plus en plus tous les deux. Mais voilà, cela ne pouvait plus durer. Notre amitié si forte, plus serrée, plus câline, du moins plus de la même façon.

Yannick tu m’as blessée, m’a fait mal très mal, ce soir là : un dimanche. Ton amitié et ton amour envers moi n'étaient plus. Disparus. Tout cela avait laissé place à une violence que je n'aurais jamais pensée, imaginée, de toi. Je pensais  pourtant que tu  m'avais comprise, compris mon passé, ma douleur, ma souffrance.
Mais ce dimanche soir, tout cela dans ta tête est parti. Disparu. Et même maintenant je me pose la question du pourquoi ? Pourquoi Yannick ?

Ce dimanche soir, nous avons mangé, en ville, dans le vieux Tours, dans une crêperie, nous avons beaucoup ri, parler de choses plus sérieuses, qui étaient notre relation, notre complicité et notre avenir. Oui notre avenir à tous les deux. J'étais bien, heureuse. Quel moment de complicité on avait eu là. J'étais vraiment bien et toi aussi. Après nous nous sommes promener au bord de la Loire, pour digérer. On se tenaient la main, on semblaient si heureux. On s'est allongés sur l'herbe et on a déliré, on racontaient des bêtises. Comme d'habitude tu te rapprochais de plus en plus de moi, tu me faisais des bisous dans le cou, tu commençais à effleurer mes seins, mais en moi à l'intérieur de moi, je ressentais un espèce de dégout, ce dégout que j'avais déjà ressenti. Je t'ai demandé d'arrêter, je voulais rentrer. Je commençais à avoir des nausées. Tu m'as dit oui avec ta voix douce. Je croyais que tu avais compris, compris que je n'étais pas prête, que pour l'instant, pour moi, la barrière était jusqu'aux bisous mais pas plus loin. Donc nous sommes rentrés chez toi, nous avons regardez un film, tu étais bien, c'était le Yannick que j'aimais, que j'adorais. Mais après le film terminé, comme il était tard, je voulais rentrer dans ma chambre meublée. J'étais fatiguée.
Mais là, subitement, tu t'es rapproché de moi, tu m'as attrapée par le bras. Je croyais que tu voulais me faire un bisou pour me dire au revoir et me dire à demain. Mais non ! et là tout a basculé, tu avais changé de comportement, tu as commencé à me dire que tu voulais plus que cela de moi. Tu me voulais, me sentir, me sentir en toi, sentir la chaleur de nos deux corps. Je t'ai répondu que je n'étais pas prête à cela, que l'amour ce n'était pas cela, qu’on ne force pas l'autre à faire ce qu'il ne voulait pas.
Une chose à laquelle je n'étais pas prête. Prête à avoir des rapports sexuels et subitement là tu t'es mis en colère, le ton de ta voix avait monté, tu avais enlevé les clefs de la porte, et là j'ai ressenti en moi un mal être. J'ai vu et je me suis sentie coincée. J'étais mal, je tremblais, j'avais très chaud. La peur a commencé à envahir mon corps, je commençais à être pétrifiée, pétrifiée par ton comportement que je ne comprenais pas. Dans ma tête je me disais, non il joue avec moi, à me faire peur, il va vite arrêter. Je me suis : dit non pas lui il est différent des autres garçons, il ne peut pas me faire du mal. J'y croyais fermement. Mais non, j'ai vu ton visage changer, ton regard me donner des frissons, j'avais très peur, j'avais envie de vomir, mes larmes montaient, elles m'étouffaient.

Ce n'était plus mon Yannick, mon ami, cet ami avec qui je partageais tout, tu avais disparu, c'était une autre personne et je te demandais de me laisser sortir, je te disais que tu me faisais peur et là subitement tu m’as attrapée, par mon manteau, tu m’as poussée vers le couloir de ta chambre, je sentais que mes jambes ne me tenaient plus, je voulais courir mais impossible. Je suis tombée, mon corps ne répondait plus. La peur l'avait pris, envahi. Dans ma tête tout s'est arrêté. Tout était gelé, je n'avais plus de réaction. Et là tu t'es jeté sur moi, tu me disais que j'aillais ressentir ton amour que tu éprouvais envers moi, que tout allait bien se passer, que j'allais aimer, que nous allions jouir tous les deux ensemble en même temps. Car toi aussi tu le veux ! C'est ce que tu me disais. Moi j'essayais de ramper mais tu me tenais si fort que je m'épuisais à vouloir lutter, sortir de tes griffes. Tu as enlevé mon manteau avec une telle violence et de force en me coinçant dans le coin de la porte de ta chambre, je me sentais comme une poupée de chiffon, molle. Je criais non, non !, j'avais l'impression que mes cris n'avait pas de son, pas d'écho, que l'on ne pouvait pas les entendre. J'étais définitivement paralysée. Je ne sentais plus mon corps, il n'était plus à moi à ce moment-là. Tu m'embrassais partout sur tous les coins que tu pouvait trouver, tes mains exploraient chaque partie de mon corps , tu avais touché mon âme. Et là, tu as fini par enlever mon haut, mon soutien gorge, mes seins étaient à l'air. Ils me faisaient mal, tu me les mordais avec acharnement, j'avais froid, tellement froid, je criais encore et encore : arrête ! Je me débattais, mais tu étais plus fort que moi. Ton corps était lourd, coller contre moi, je pleurais, je te suppliais, mais rien ne t’as arrêté rien. J'étais ta prisonnière, ton jouet, ta chose. Je sentais ton souffle et ta respiration, cela me résonnait dans les oreilles. Comme j'avais mal, tu m’as baissé ma culotte, écarté les jambes, je les sentais fléchir, les tiennes sur les miennes. Tous ces gestes, ces coups. Oh ! mon dieu, j'étais anéantie, pétrifiée. Je te regardais du regard, il te suppliait, suppliait d'arrêter. Je voulais mourir, j'avais si mal, si mal et ces mots que te me hurlais, tu hurlais que tu m'aimais, que tu me voulais. Et cette main sur ma bouche, que tu venais de me mettre pour mieux me maitriser. Je ne pouvais plus hurler. Je l'ai mordue cette main jusqu’au sang. Et tu as baissé ton pantalon et j'ai senti ton organe, rigide et gros et subitement j'ai senti cette douleur atroce qui me déchirais en moi, ton sexe dans le mien, que tu avais mis avec une telle force pour le faire une telle force, et tes vas et viens, tu m’as fait saigner, que tu as finir par pousser un cri, tu venais de jouir en moi, tu venais de laisser cette abominable liquide en moi tu avais pris ton pied. Oh ! cette douleur effroyable que je ressentais dans mon corps meurtri , sali, souillé. Oh mon dieu ! Ma tête me tournait, je ne savais plus, ma vue était trouble, j'étais perdue, je croyais que là je mourais, tellement la douleur était forte, je pleurais toutes les larmes de mon corps, je me sentais partir, mourir, car je voulais mourir, mon corps n'était plus le mien. C'était fini. Quelque chose en moi était encore brisé. Tu m'as détruite définitivement, je priais dieu de mourir et là j'en ai perdu connaissance. Tu m’as tuée. À suivre… je ne peux plus… cela me fait trop mal.
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