« Si vous traitez un individu comme il est, il restera ce qu'il est.
Mais si vous le traitez comme s’il était ce qu'il doit et peut devenir, alors il deviendra ce qu'il doit et peut être. »

Behandle die Menschen so, als wären sie, was sie sein sollten, und du hilfst ihnen zu werden, was sie sein können.

J. W. von Goethe, Faust I

Art Therapie Virtus

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lundi 11 février 2013

2/ Un outil de transformation par François Le Doze

Avant-propos à l'édition française par François Le Doze
Sur ce chemin, le psychothérapeute est appelé à mettre lui aussi en œuvre ces qualités de Self leadership sous la forme de ce que d'aucuns appellent la « présence inconditionnelle". Être là, simplement présent, conscient, ouvert et sans jugement dans une invitation vis-à-vis du patient à créer de nouvelles relations empruntes de compréhension avec ses parties, constitue un puissant outil de transformation. J'en ai été et en reste encore le témoin. J'ai pu en effet observer, souvent de façon inattendue, comment certains symptômes (migraine, eczéma atopique, pelade... ) s'estompaient à mesure que les polarisations (ou oppositions) entre parties étaient traitées, les exilés soulagés de leurs fardeaux constitués d'émotions ou de croyances, et le Self leadership restauré. 
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Autres billets sur Système familial intérieur blessures et guérison

vendredi 30 novembre 2012

1/ Livre – Les états limites sous la direction de Jacques André

Auteur : André, Jacques
Editeur : Puf
Collection : Petite bibliothèque de Psychanalyse
Date de parution : mars 1999
EAN-13 : 9782130498650
Genre : Etat-limite (psychiatrie)
Langue : français
Borderline... ligne frontière de la psyché, ligne qui, plus ou moins fragilement, tente de tenir à l'écart les aménagements névrotiques de la vie des angoisses psychotiques menaçantes.
Cas-limites, états-limites... les mots cherchent moins à cerner une personnalité originale qu'à dire l'incertitude de la limite : limite qui sépare les catégories psychopathologiques, limite qui distingue les composantes de la personnalité psychique, limites qui balisent le territoire du traitement d'âme.
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Autres billets sur le livre Les états limites
2/ Les états limites – L'unique objet par Jacques André
3/ Le clivage par André Green


5/ La dépersonnalisation par André Green

lundi 26 novembre 2012

7/ Les actions intégratrices


Introduction
Page 27
Dans le domaine des traumatismes, le terme d'intégration est un mot courant, qui signifie que les patients doivent assimiler leurs expériences traumatisantes (et les parties dissociatives de leur personnalité) pour pouvoir avancer dans leur vie. Mais l'intégration fait aussi partie de la vie de tous les jours, elle y est indispensable. Ce sont les actions d'intégration qui requièrent les degrés les plus élevés d'énergie et d'efficacité mentales.
[…]
Quelles sont les actions mentales particulières qui sont impliquées dans le processus d'intégration, et comment peut-on les mener à bien ? Pour traiter efficacement les personnes traumatisées, il est utile de comprendre deux grands types d'actions mentales intégratrices : la synthèse et la réalisation.
La synthèse. La synthèse est une action intégratrice majeure, au cours de laquelle nous lions et différencions une série d'expériences internes et externes, dans l'instant et au fil du temps. La synthèse comprend la liaison et la différenciation de perceptions sensorielles, de mouvements, de pensées, d'affects, avec un sentiment d'identité. Par exemple, nous savons en quoi une personne ressemble à une autre (liaison), mais aussi en quoi elle en est différente (différenciation), et en quoi notre situation présente est similaire à notre passé, mais différente aussi. Nous savons encore que le fait d'avoir des pensées folles et celui de commettre des actes fous se ressemblent par certains côtés, mais diffèrent aussi significativement l'un de l'autre. En grande partie, la synthèse est automatique et a lieu hors de la conscience.
Notre capacité à la synthèse fluctue avec notre niveau mental ; pat exemple, chez une personne bien éveillée, la synthèse sera de meilleure qualité que si elle est fatiguée. La synthèse assure l'unité normative de la conscience et de l'histoire de l'individu. Des altérations de la conscience et des symptômes dissociatifs peuvent apparaître lorsqu'elle est incomplète.
La réalisation. La réalisation est une action mentale intégratrice liée à la première, mais de niveau plus élevé. Elle comprend les actions mentales de la prise de conscience de la réalité telle qu'elle est, de son acceptation, puis de l'adaptation réfléchie et créative du sujet à la réalité. La réalisation inclut le degré auquel l'aboutissement d'une expérience est atteint (Janet,  1935a ; Van der Hart, Steele, Boon et Brown, 1993). Elle consiste en deux actions mentales qui font sans cesse mûrir la perception que nous avons de nous-même, des autres et du monde (Janet, 1903, 1928a, 1935a). La première concerne l'intégration d'un vécu avec le sentiment explicite, personnel, qu'il nous appartient : « C'est à moi que c'est arrivé, et c'est moi qui en pense ceci ou cela ». La seconde consiste à être fermement ancré dans le présent, tout en intégrant son passé, son présent et son futur. Elle se manifeste à travers l'adaptation maximale et réfléchie des actes du sujet dans le présent.   
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mardi 6 novembre 2012

Le péril d'inexistence et le contenu du déni par Claude Balier

Page 179
Ce qu'il ne peut affronter, c'est l'impossible contradiction, irreprésentable, de la relation à l'objet primaire : noyé dans une relation symbiotique l'enfant n'existe pas. Séparé, il n'existe pas non plus. Le vide et le trop plein sont une seule et même chose. 
L'acte criminel a dû être une tentative désespérée d'ébauche de construction, selon trois voies : 
• la répétition, dans l'identité avec l'autre, soi-même enfant, de l'illusion de se fondre dans le visage de la mère ; 
• l'identification à l'agresseur, le père violent, et par 
• la sodomisation, le double retournement de la pulsion évitant l'inacceptable: la passivité désorganisante. 
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Autres billets du livre : La violence en Abyme
Livre – La violence en Abyme de Claude Balier

samedi 3 novembre 2012

Livre – La violence en Abyme de Claude Balier

Claude Balier, Collectif
Date de parution : 9 février 2010
Editeur : PUF
Collection : le fil rouge
ISBN :  2-13-054658-7
EAN : 9782130546580
Nombre de pages : 389
Présentation : broché 
Poids : 0,475 kg
Dimensions : 13,0 cm × 21,5 cm × 2,4 cm
La violence destructrice, tel est notre sujet. Il est habituel de la sanctionner, d'exclure son auteur, d'en faire un monstre. Que peut dire le psychanalyste, au-delà de la reconnaissance d'une pulsion de mort ? La violence est aussi en nous. Pour la saisir, il faut vivre au premier degré, accompagner le monstre, ainsi l'intégrer parmi nous. Mais sans quitter un deuxième degré, celui qui nous la fait percevoir à distance, cette fois chargée de sens lui donnant un contenant. Telle est notre vision... en abyme. À partir d'un vécu immédiat chargé de quelque angoisse et souffrance, de quelle nature sont faits les mouvements intérieurs, qui nous portent au recul : images fantasmées, affects, pensées, références à d'autres, pairs ou anciens, et aussi vécus corporels, tensions, réveils de plaisirs secrets ? C'est aussi insaisissable que les processus tertiaires dont parle Green, capables d'établir un lien entre primaire et secondaire. Le "miroir en abyme", belle expression de Lebovici : tel j'ai eu le sentiment d'être, parfois dans le regard du criminel.
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Autres billets du livre : La violence en Abyme
Le péril d'inexistence et le contenu du déni par Claude Balier

jeudi 14 juin 2012

Patrick Dewaere, Une vie par Christophe Carriere – révélation d'agressions sexuelles

Patrick Dewaere, une vie
Christophe Carriere
Parution le 14 juin 2012
Patrick Dewaere s'est suicidé le 16 juillet 1982 à l'âge de 35 ans.

Avant propos
Le secret est de polichinelle. Au détour d'un entretien donné à Première en 
2002. Elsa Dewaere, dernière épouse de l'acteur et mère de Lola, déclarait 
tout de go : « Il a subi dans son enfance et son adolescence les 
attouchements très graves d'un proche. À 16 ans, Patrick s'est révolté. Il a 
donné un coup de poing à cet homme pour dire : « avec moi. ça ne se passe plus comme ça. »
Voilà C’était là. Sous nos yeux. Noir sur blanc. Et personne n'a fait 
attention. Moi le premier, qui travaillait, quand a paru cet entretien, à 
Première précisément ! Sur le départ parce qu'en désaccord avec la 
direction de la rédaction sur les nouvelles orientations éditoriales, je lisais 
en diagonale ce magazine que j’aimais tant. Et puis, la déclaration n'a pas 
fait beaucoup de bruit à l’époque parce qu'elle venait d’Elsa, complice de 
défonce de Dewaere et vouée aux gémonies par quasiment tout le 
landemau cinématographique. N’empêche. On ne dit pas ce genre de chose 
au hasard. Surtout en 2002, quand les affaires de pédophilie font de plus en 
plus souvent la une des journaux. Deux ans plus tard. c'est Gérard 
Depardieu qui évoquera « la vérité», dans son livre Vivre : 
« Je crois que, dans son enfance, il avait été victime d'actes de pédophilie. Il m’en avait parié mais je ne sais pas si j’ai le droit de raconter ça. Ce que je 
sais, c'est que sa fragilité venait de là. Cette enfance qui ne passait pas, 
c'était son abîme, son gouffre intérieur. » Cela se précise. Et se confirme, sans équivoque, quand Bertrand Blier, pipe au bec, m'affirme sans 
sourciller : « Patrick m’a raconté qu’ïl avait été abusé sexuellement. Et il m'a 
toujours dit le plus grand mal de sa famille, à l'exception de ses frères et de 
sa sœur. C’est de là qu'il faut partir. »
Évidemment, cela change tout. Le mal-être permanent s'explique mieux. Tout s’explique. D’ailleurs, l'info est tel un « twist », ce retournement final 
dans les scénarios qui remet tout le film en perspective. Sauf qu’ici, il n 'était 
pas question d'attendre la fin pour dire l’innommable. Le but n'est pas de 
verser dans le sordide ou d'entretenir un suspense glauque. Les détails des 
saloperies dont a été victime Patrick Dewaere, confiés par nombre de 
personnes une fois celles-ci assurées que j'étais affranchi de l'obscure 
indiscrétion, je les garderai pour moi. Pas question non plus de désigner 
quiconque comme coupable, tout responsable de ce bourbier étant 
aujourd'hui hors d'état de nuire. Cela ne servirait en rien le propos de cet 
ouvrage, à moins de vouloir satisfaire un voyeurisme malsain. Patrick 
Dewaere a été abusé sexuellement, point. Fort de cette affirmation, on peut 
« partir de là. » oui. Et reconsidérer les déclarations des uns et des autres, peut-être moins anodines qu'elles n'y paraissent. Ainsi, ce témoignage de 
Dominique Maurin, le petit frère préféré de Patrick Dewaere, dans le recueil 
d'entretiens de leur mère Mado Maurin. Patrick Dewaere mon fils, la vérité 
(Le Cherche Midi, 2006) : « Témoigner dans un procès où la victime et l'assassin sont déjà loin ? Que dire de plus que mes frères et sœur, coincés 
par une histoire qui n'aurait dû être qu'un secret de famille, comme tant d'autres ? C’est du spectacle et nous en sommes les acteurs. »
On ne réglera aucun compte. L'addition est trop salée. Mais on va 
étudier Dewaere par le menu, à la manière de Daniel Spoerri, plasticien qui 
fige les plats et les restes d'un repas sur une table afin d'en faire un tableau. On ne se lance pas dans une œuvre d’art, mais d’observation. Sans 
œillères. Sans emphase. Il y a encore vingt ans, quand on commémorait les 
dix ans de la mort de l'acteur, on y allait sur la pointe des pieds, avec ce 
qu'il fallait de circonvolutions pour ne froisser personne.
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jeudi 22 décembre 2005

Livre Neuropsychology of Art

Relié :  261 pages
Editeur :  Psychology Press (Décembre 22, 2005)
Langue :  Anglais
ISBN-10 :  1841693634
ISBN-13 :  978-1841693637
Dimensions :  6,1 x 0,8 x 9,2 pouces
L'importance de l'art dans l'existence humaine a longtemps été une source de perplexité, de fascination et de mystère.
En neuropsychologie de l'art, Dahlia W. Zaidel explore les régions du cerveau et des systèmes neuronaux qui favorisent la créativité artistique, le talent et l'appréciation.
Les deux arts visuels et musicaux sont abordés dans un contexte neurologique.
Preuve de la recherche sur le cerveau plus récente pertinente est présentée et un examen critique dans le but de clarifier la relation cerveau-art, le langage et le traitement visuo-spatial perception.
Les conséquences des problèmes de perception dans les artistes célèbres, ainsi que des données provenant de savants autistes et des artistes établis avec des lésions cérébrales à la suite d'accidents vasculaires cérébraux unilatérale, de démence ou d'autres troubles neurologiques, sont mis en examen et les effets des dommages à des régions spécifiques du cerveau explorées.
Une importante compilation de rares cas d'artistes atteints de lésions cérébrales est fourni et les capacités cognitives nécessaires à la neuropsychologie de l'art en revue.
Ce livre s'appuie sur des principes interdisciplinaires de la biologie de l'art, l'évolution du cerveau, l'anthropologie et le cinéma par le biais de la question de la beauté, de la langue, de la perception et de la spécialisation hémisphérique. Il sera d'intérêt pour les étudiants avancés en neuro-psychologie, les neurosciences et la neurologie, aux cliniciens et les chercheurs et universitaires intéressés par le fonctionnement du cerveau humain.

dimanche 1 mai 2005

1/ La réalité virtuelle – Avec ou sans le corps ? par Alain Milon

Date de parution : 01 mai 2005
Editeur : Autrement (Editions)
Collection : Le corps plus que jamais
ISBN : 2-7467-0652-0
EAN : 9782746706521
Présentation : Broché
NB. de pages : 127 pages
Poids : 0,17 kg
Dimensions : 13,0 cm × 20,5 cm × 1,0 cm

"Réalité virtuelle", "Corps virtuel"... Ces expressions, il nous semble les connaître. Elles peuplent notre environnement sonore, médiatique, culturel, comme pour nous préparer à un état inéluctable vers lequel la technique nous précipite.
Et pourtant. Pourtant, il demeure une impossibilité à imaginer ce que serait notre corps une fois débarrassé de la pesanteur, de la maladresse, de la finitude, de la corruption, en un mot débarrassé de sa " chair ", qui n'est pas réductible à de la " viande ", fut-elle connectée, bio-assistée ou numérisée.
Alain Milon nous explique cet embarras en décortiquant pour nous ce qu'est et ce que n'est pas le virtuel. Car ce que ne voient pas certains thuriféraires de la cyberculture, c'est que le virtuel ne s'oppose pas au réel mais indique ce qui, en lui, est possible. Loin de toute démagogie moderniste comme de tout lamento anti-moderne, Alain Milon montre comment, de Sterlac à Orlan, en passant par Cronenberg ou les frères Wachowski, nombre d'artistes contemporains manquent le corps en travaillant sur la technique. Ce qui suppose de reconnaître que ce n'est pas l'effacement des limites du corps mais leur authentique prise en compte qui permet d'en développer les potentialités, avec le virtuel.
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