« Si vous traitez un individu comme il est, il restera ce qu'il est.
Mais si vous le traitez comme s’il était ce qu'il doit et peut devenir, alors il deviendra ce qu'il doit et peut être. »

Behandle die Menschen so, als wären sie, was sie sein sollten, und du hilfst ihnen zu werden, was sie sein können.

J. W. von Goethe, Faust I

Art Therapie Virtus

Affichage des articles dont le libellé est Beatrisse. Afficher tous les articles
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mardi 5 mars 2013

BD – Je suis perdue – arrivée de Béa

Je vous avais dit qu’en ce moment mes personnalités étaient en folie, mais je ne savais pas à quel point, mais moi depuis ce matin je ne pense qu’à mourir et à me faire du mal, tout simplement parce que cela est déjà dur à gérer : beatrisse et Grr Grr et moi Béatrice avec mes soucis, mais ce matin je crois que c'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, si j'ai bien compris les écrits qu’Emmanuelle m’a envoyés ce matin, il y aurait une Béa qui exciterait.
Elle aurait 15 ans et elle dit qu'elle est jumelle avec beatisse qui elle aurait 5 ans, je suis complètement paumée là, je suis tombée de haut pourquoi elle surgit là maintenant. Emmanuelle me dit qu’elle existe déjà depuis mes 15 ans. D'après les écrits aussi elle lui aurait parlé. Le langage de Béa est disons très effronté et d'une impolitesse que je n'ai jamais lue et entendue comme cela. D'après ses dires elle serait là pour jouer avec beatrisse et la tuer, mais pourquoi ? Que c'est aussi la première fois qu’elle parle à Emmanuelle. Elle dit aussi qu’elle a connu beatrisse très tard, elle dit qu'elle est née plus tard et que c'est beatrisse qui la fait vivre, je vous le redis beatrisse est la petite fille mal élevée et qui elle aurait 5 ans, maintenant je me pose la question suivante : est-ce que la petite beatrisse connait Béa ? 
Quand j'écris cela je suis pas mal désorientée et cette envie de mourir est de plus en plus forte. Apparemment aussi elle dit que beatrisse serait la première avoir été violée, elle dit aussi que leur papa c'était pour jouer s’il faisait cela, une chose intéressante je trouve, elle dit qu’elle a été violée par le jeune homme. Je me pose la question si elle ne parle pas de Yannick ? Elle dit aussi à Emmanuelle quelle n'est pas là pour l'aider mais pour l'embêter aussi comme elle le dit. Bizarre ! Mais pourquoi moi je ne comprends pas. Je ne comprends pas le comportement de Béa.
Emmanuelle a essayé de lui faire comprendre qu’elle devrait aider beatrisse au lieu de vouloir la tuer, l'aider à grandir et lui faire comprendre que notre papa était un homme abominable, et que ce qu’il a fait était vraiment grave, qu’il ne jouait pas avec elle. Emmanuelle a expliqué à Béa que c'était normal que beatrisse ne se rende pas compte que notre papa était méchant car elle est trop petite pour le comprendre, elle ne sait pas faire la distinction du bien et du mal, mais si j'ai bien compris Béa n’en a rien à faire de cela,  mais moi Béatrice je me dis aussi que à 15 ans on est capable de savoir le bien et le mal alors pourquoi avoir un tel comportement ? Pourquoi vouloir tuer beatrisse, sachant que mon psychiatre m’a dit aussi que beatrisse voulait aussi jouer avec moi et pour finir par me pousser à me tuer moi.
Je suis perdue, complètement désemparée, j'ai une envie terrible de me faire mal, et surtout de mourir je ne sais plus comment faire pour m'en sortir, de plus Emmanuelle m’a dit que ce matin j'ai foutu le bordel sur Facebook mais moi non je ne vois pas en quoi faisant. Surtout qu’hier je n'ai pas été dessus longtemps et j'aurais fait le souque avec qui d'ailleurs moi je ne vois pas et je ne comprends rien dans toute cette situation, elle me dépasse. Je ne sais pas du tout comment cela va évoluer. Et cela me fait énormément peur.
Mon dessin
J'ai eu beaucoup de mal à le faire, j'ai beaucoup de mal à me concentrer aussi depuis ce matin encore plus depuis qu’a surgi Béa, je suis complètement paumée, mais voilà je me suis quand même accrochée, car je ne suis pas du genre à me laisser aller, même si sur le moment je pète les plombs gragrrrrrrr é e é e é e é ele é e é e é e grrrrrr je reprends : grave comme ce matin vouloir mourir à tout prix car je vous l'avoue j'ai très peur, je suis cette petite qui dormait sur le palier et j'ai l'impression qu’elle ne me quitte plus, alors pour revenir au dessin je vous ai représenté mes personnalités, beatrisse 5 ans, GRR, Béa 15 ans et moi Béatrice normale enfin je ne sais plus trop à force.
Pour faire ce dessin j'ai pris les encres, je me suis servi de l'éponge, de mon doigt, de la paille, et le rouleau, je me suis dit que de tout réunir serait bien, c'était comme si je réunissais mes personnalités qui sont en moi, une façon peut-être pour moi de m'aider à les accepter mais je vous avoue que là je me suis laissée aller pour le dessin je crois aussi que j'en avais besoin... degrrrrrr é e é e é ele é e é e grrrrr é e é e t e u e é e é e é e grrrrr je reprends : deux ou trois petites choses, avec mes traces de doigts, j'ai pris la paille, j'ai mis du jaune, pour montrer aussi que j'ai de l'espoir sauf que d'habitude c'est du rouge, je voulais garder des couleurs vives, voilà pour mon dessin ce que je pouvais vous dire là-dessus.
Entre temps j'ai eu le docteur L. au téléphone qui m'a calmée un peu. J'étais dans tous mes états.

dimanche 3 mars 2013

BD – Grr Grr – beatrisse – Encre/peinture – mes personnalités en folie

Mioi bo de sin met min et pen ture min par tou aooa éme mom papa grrrr aaaa de sin min trot bo et min bo cout ve jou er aooa les calier aooa re senble daiel éme bin de sin min grrrrrr aaaaa grrrrrrr é e é e é e é ele é e é e grrrrrr aaaaaa de sin min aaaaaa
Bon alors là le blanc complet j'ai vomi et j'ai eu des convulsions dissociatives je ne sais pas ce qui à provoqué cela, mais depuis quelque temps j'ai remarqué que Béatrice n'était pas trop souvent présente dans la journée, à chaque crise je me sens de plus en plus fatiguée.
Ma famille m’a trouvée bizarre toute la matinée, la crise de convulsions les a un peu perturbés, mais comme ils m’ont dit, ils savent faire la différence entre une crise d’épilepsie et crise de dissociation.
Maintenant quand je regarde le dessin, je trouve que le noir est très présent, je ne sais pas comment j'ai fait ce dessin non plus, par contre une chose est sûre : je ne l'ai pas fait avec des pinceaux, ils était tous propre, mon fil m’a expliqué que je tapotais avec le tube d’encre directement sur la feuille, que cela me faisait beaucoup rire, moi je me suis rendu compte que mes mains étaient pleines d’encre, que tous les tubes étaient un peu éparpillés partout c'est tout, et que ma table était dans un état catastrophique. Je suis complètement perturbée et énormément fatiguée.
Je me suis aperçue aussi qu’à mon avis la petite beatrisse et grr se sont exprimés sur Facebook, une situation que j'ai beaucoup de mal à lire et à supporter, ce qui me rend en colère c'est que je ne suis toujours pas capable de les canaliser, je voudrais sincèrement y arriver.

mercredi 27 février 2013

BD – Mes personnalités et moi

Depuis quelques jours mes personnalités se battent, je ne sais pas si c'est contre elles ou contre moi. Je ne sais pas trop ce qu'elles cherchent non plus, non seulement elles jouent avec moi la journée cela me perturbe déjà pas mal et maintenant elles si mettent pour la fin de soirée, dés la nuit. Mais ce qui m'embête le plus c'est que moi je suis de plus en plus fagrrrrrr é e é e é e t e u é e é e grrrrrr je reprends : fatiguée et cela me provoque des convulsions, une déstabilisation complète en moi s'est installée. Je n'ai plus vraiment mes repères parfois je me demande si Béatrice est présente le plus possible dans la journée. Oui, cela m'inquiète. Même dans les ateliers elles sont présentes, comme par exemple hier après-midi elles sont apparues trois fois en deux heures, un coup c'est moi un coup c'est elle. Ça doit les amuser à jouer à cache cache mais pour moi c'est vraiment déstabilisant cette situation, je ne sais ce qui m'embête le plus, si c'est elles qui sont souvent présentes ou alors c'est quand je reviens à moi et que je m’aperçois que j'ai perdu complètement du moment, de ma pensée. Le plus dur, c'est de ne pas savoir ce que je disais ou ce que je faisais car je trouve que en ce moment chaque absences sont de plus en plus fortes. Je trouve aussi que j'ai à peine le temps de me remettre qu'une autre se produit. A l'intérieur de ma tête cela ressemble à une madeleine. La douleur est de plus en plus forte, mes vomissements sont de plus en plus fréquents. Je pense que tout mon corps et mon orgrrrrrr é e é e é e grrrrrr é e é e o e é e é e ele é e é e é e grrrrrr je reprends : organisme sont fatigués et ont du mal à lutter mais je continue à m'accrocher.
Une autre chose importante que j'aimerais vous signaler est que si j'arrive à rester à l’hôpital c'est grâce à trois personnes : Emmanuelle, Catherine et ma grande fille qui sont là chaque jours du matin jusqu'au soir. Elles sont proches, là à mes côtés. Emmanuelle sait aussi me booster quand je commence à baisser les bras, soit parce que j'ai du mal à supporter l’atmosphère ou alors il y a ce mal être à l'intérieur de moi qui me fait souffrir mais voilà, je suis pratiquement à bientôt quinze jours d'hospitalisation. Je réussis également à continuer mon travail pour le mettre sur le blog, toujours avec l'aide d'Emmanuelle afin de vous faire partager un peu mes journées et mes ressentis et c'est aussi grâce à ça que je tiens car mon egrrrrrr é e é e é e é e grrrrrr je reprends : esprit est occupé et que je n'arrive pas tellement à avoir le temps de ruminer. Cette après-midi je retourne à l'atelier création, je ne sais pas ce que je vais y faire mais j'y vais.

lundi 7 janvier 2013

BD – Nuit du 5 au 6 janvier 2013 – beatrisse et le cutter

Et bien ce soir j'ai trop mal mais à un point que cette envie de me faire mal pour me sentir moi est bien présente. Pour ne plus ressentir cette douleur qui ne me quitte pas malgré les traitements, mais pour ressentir une autre douleur : cet éclair qui me permet de savoir que mon corps peut endurer une autre douleur que celle-là.
Je suis consciente que ce que j'écris fait mal à lire. Ces migraines, ce mal qui envahit ma tête devient intolérable. Je ne peux plus. Je suis couchée dans mon endroit favoris pour faire ce délire. Le faire sans que personne ne me voit, je suis enfermée dans ma salle de bains. Allonger à même le sol pour ressentir cette fraicheur de ce sol qui me connait bien maintenant. Et mon corps l'aime cette fraicheur, c'est comme si c'était sa drogue, mais une drogue de bien-être. Ce sol reconnait bien ma douleur et mes saignements. Je suis là en boule par terre, pour me faire toute petite. Ce corps ressemble à cette petite fille qui se mettait en boule sur le palier au haut des escaliers le soir elle était en souffrance mais ne s’en rendait pas compte et bien ce soir c'est cette petite fille qui est revenue me hanter et qui attendait que cela se passe, que les heures passent. Mais cette fois si, cette petite fille est capable de ressentir sa souffrance et cette douleur oh combien pénible mais là le sol ce soir, sa fraicheur ne lui fait rien la douleur est trop forte. Mes yeux pleurent tout seuls je n'ai pas besoin de pleurer pour faire ressortir ma peine ma souffrance, ils le font tout seuls mes pauvres yeux, mes yeux qui ont du mal à voir ce qui se passe autour de moi, tellement ils voient flous. Oh ! douleur comme je te hais, oh douleur comme je voudrais que tu me quittes, oh ! douleur comme je voudrais t'enterrer de mes propres mains, oh ! douleur ne m'aime plus, je t'en supplie. Hais moi comme je te hais ! Tu me pousses au vice. Celui de faire souffrir encore plus, tellement j'ai mal, mal à ce corps qui est le mien, que je suis obligée de supporter à chaque instant de la journée. Ce pauvre corps troué comme une passoire de couleur sang, de ce sang que je me fait coller à cause de toi dans cette salle de bains. Et j'ai peur en ce moment car j'ai peur que tu gagnes encore. J'ai peur que tu sois encore plus forte que moi. Mais non je vais faire le maximum je vais faire mon possible pour ne pas jouer avec toi à ce jeu sadique que tu fais avec moi, que tu prends mal à plaisir. Douleur tu es vicieuse, tu attaque ma tête, tu sais que cet endroit me touche tout particulièrement et voilà je saigne du nez. Et je re-vomi encore et encore.
Comme je te hais. Tu commences à saisir tout mon corps. Douleur comme tu me fais vomir, tu fais remonter toutes mes entrailles, tu les tords de douleur. Comment tu peux me faire cela me faire autant souffrir. Pourquoi ma tête et pourquoi tu t'appelles migraine tu devrais t'appeler la peste. Oui c'est cela la peste car tu me tues de plus en plus chaque jour. Je ne sais plus quoi faire ce soir. Je suis trop mal, j'ai mon cutteur près de moi, j'ai cassé la lame pour qu’elle soit moins grande et que le mal que je me ferais soit moins fort. Même cela ne me fait plus d'effet. Il va falloir que je passe à l'acte pour faire diminuer cette douleur, cette migraine, cette peste, la faire ressortir. Mais une partie de moi ne veux pas, mais l'autre oui. Mon dieu je ne sais pas quoi faire, je suis si faible ce soir. Mon cerveau ne réagit plus, mon cerveau ne cherche plus d'autres solutions, mon cerveau et ma tête sont fatigués, épuisés de lutter contre toi tous les jours, ils sont usés. Tout est mort ce soir. Mais comment je peux faire ? Oh là là aider moi ? aide moi mon sol ? Sois plus froid. J'aimerais que tu ressembles à un bloc de glace, j'aimerais me faufiler dedans, que tu me gardes congelée afin que je ne ressente plus cette migraine, cette peste. Je n'en peux plus là c'est trop je vais aller voir le radiateur lui présenter ma tête. Allez encore, encore. Oh ! que cela me fait du bien ! J'aimerais m'assommer complètement et ne me réveiller que dans quelques heures. Aller j'y retourne encore et encore. Je me sens bizarre. Je me sens partir. Oui comme cela me fait du bien, une autre sensation, une autre douleur. Allez migraine, salle peste va tant, oui va tant !! Je t'en supplie, je me sens faible, mais je sens que elle s'en va. Je voudrais dire au revoir à ce radiateur, lui dire que je ne reviendrais plus mais je ne peux pas, que cette migraine est terrible.
Je me recule un peu. Mon cutter est là, toujours là contre moi. Il me nargue. Mais tu ne m'auras pas non, je préfère retourner voir mon radiateur que faire couler du sang sur ce sol, qui me connait bien. Je me remets en boule. Sur lui… Et je ferme les yeux. Je suis assommée, mais la douleur n'est plus la même. Je me sens mieux. J'ai mal mais c'est différent je me sens exister. Mon dieu que c'est terrible d’en arriver là ! Que de souffrance ! Que c'est terrible, j'aimerais tant arrêter tout cela, j'aimerais tant trouver une autre solution, mais rien ne marche pour l'instant. Tellement de choses dans ma tête qui ne me quittent plus.

Mon père me hante. Je suis dégoutée. Ce soir tout revient à une grande vitesse. Je m'enfonce dans ce noir ou je me perds de plus en plus. Tellement de questions qui me font mal. Pourquoi ? Pourquoi migraine, salle peste. Tu me fais revivre tous cela , je ne t'ai rien fait ? Pourquoi ? Je te hais ! Je ne sais pas si tu as gagné. Je n'en sais rien, mais une chose est sûre, le cutter n'a pas bougé, ce cutter n'a pas fait saigner ce corps, il n'a pas sali le sol de la salle de bains. Non, il n'a rien fait de tout cela. Alors je ne sais pas si tu as gagné, mais une chose : tu as fait sortir mes personnalités je ne sais pas laquelle car je ne saurais pas le dire, mais je le sais elles sont apparues. C'est tout. Peut-être aussi qu’elles voulaient quitter ce corps et me laisser tranquille. Je ne le sais pas non plus mais elles ont participé ce soir, en bien ou en mal. Je ne le sais pas, je ne le saurais peut-être jamais.
Maintenant je peux retourner dans mon lit pour attendre le lever du jour qui ne va pas tarder. Je ne sais pas ce qui me fait plus souffrir si c’est cette petite fille qui est revenue me hanter ou alors moi qui ne sais pas trouver d'autres solutions, ou alors c'est mon père qui est revenu me dire qu’il ne me quittera jamais et qu'il restera gravé à jamais dans ma tête ? Etc. Tellement de choses que je ne sais pas c'est terrible et je ne sais pas non plus si je ne vais pas aller revoir le radiateur…

Mon dessin, une figure, ce visage, je ne sais pas qui c’est, l'ensemble de mes personnalités je n'en sais rien mais elles sont apparues et je ne sais pas qui c’est… trop d'absences. Ce visage avec sa bouche grande ouverte en train de hurler sa douleur son désespoir et moi à l'intérieur en pleine souffrance toute petite avec mon visage qui est plus gros que mon corps, car toute ma tête me fait souffrir. Il y a ses deux yeux gros énormes qui sont désorientés perdus. Oui c'est cela perdue.


vendredi 4 janvier 2013

BD – A mes personnalités et surtout la petite fille

Coucou, alors aujourd'hui je vais vous reparler d'un sujet avec lequel je suis encore pas mal pommée, mais j'avance dessus : mes personnalités.
D'abord je vais faire le point avec ces personnalités. On sait qu’il y a Grr Grr, il y a beatrisse la petite fille et il y a moi la Béatrice normale, mais dans cette Béatrice normale, il existe une Béatrice mal élevée qui manipule les gens. Bon je crois que je ne me trompe pas : là tout le monde est rassemblé.

Alors je vais vous parler de béatrice moi, qui quand elle est là, je vais reprendre les mots d’Emmanuelle pour la définir. Elle me dit que cette Béatrice est bien élevée, sympa, intelligente et avec cette Béatrice là on peut travailler et moi je rajouterais qui a très peur, qui peut être agressive et qui peut se mettre en colère aussi.
Maintenant je vais vous décrire la béatrice mal élevée, alors elle est plus agressive, elle est désagréable. Elle est manipulatrice (comme ce mot me fait mal) mais c'est comme cela. Emmanuelle m’a expliqué que cette manipulation là, est une chose que mon père m’a apprise, mon père était un grand manipulateur aussi, c'est une façon que Béatrice, cette partie là, a de s'identifier à l'agresseur. Alors cette partie là me cause un gros problème car je ne la reconnais pas, quand elle ressort de moi, cette Béatrice là et elle fait du mal. Donc j'ai demandé à Emmanuelle de m'aider à la reconnaître quand elle apparait afin que je puisse la repérer à la longue et la changer.
Maintenant passons à la partie beatrisse : la petite fille. Avec elle il y a un gros travail à faire. Je dois lui faire comprendre qu’elle ne peut pas aimer notre père, qu’elle doit savoir aussi que mon père était un violeur, un individu malsain, abominable et vicieux. Elle ne doit plus compter sur lui, sur son aide car il est mort et bien enterré. Une chose important qu'elle doit retenir et aussi qu’il ne peut plus rien lui arriver, qu’elle est en sécurité et qu’elle doit grandir pour évoluer et apprendre donc je vais lui écrire ceci :
Petite fille,
Petite fille écoute, c'est moi : je pourrais dire que  je suis ta grande sœur qui t'écris, je sais que tu as énormément souffert  grrrrrr é e é e é e ele é e é e aaaaa é me mom papa aaaaaaa é e é e é ele é e é e grrrrrrrr, et que tu as peur de grandir et que tout cela c'est arrêter et c'est très compréhensible comme réaction, mais écoute et regarde, prend exemple sur moi sur ta grande sœur, regarde j'essaie de me reconstruire, même si j'ai peur parfois, tu sais c'est un normal d'avoir peur parfois, mais moi j’en suis consciente enfin, je veux dire plutôt je sais et que je suis sûre, que cela sera plus simple à comprendre pour toi. Évitons les mots compliqués pour toi car je sais que tu es une petite fille et bien je sais que notre papa est mort et qu'il ne reviendra plus nous faire du mal. Tu sais, notre papa la façon, comment il nous a aimées et bien elle était pas bien, un papa ne doit pas aimer sa fille comme cela, c'est pas beau et pas gentil et surtout cela fait très mal, je ne sais pas trop ce qu’il t’a raconté mais il t’a menti, il t’a fait croire des choses, du genre qu'il t'aimait, mais non ce n'ai pas vrai, il t’a dit cela pour te faire du mal, du mal à ton corps. C'est simplement cela ce qu'il voulait de toi. Je sais que tu n'a connu que ce genre d'amour et de tendresse, mais ce n'est pas cela non plus ce n'est pas un bon exemple. Il a juste profiter de toi aaaaaaa é e é e éle é e é e éme mom papa grrrrrrrrrrr, de ta fraicheur, de ton innocence. C’est juste cela qu’il a fait, que du mal. Je sais aussi que ce que je te dis là va te mettre en colère et que tu vas être malheureuse, je le sais mais il fallait que je te le dise tout simplement car quand tu es triste et quand tu souffres, moi aussi je ressens tout cela dans mon cœur et je ne peux plus supporter cela tu comprends petite fille ? Alors tu veux bien essayer ? essayer aussi de continuer à grandir, cette chose formidable que tu as arrêté de faire, retrouver et ressentir de nouvelles sensations formidables et agréables, de la vraie tendresse et du vrai amour. Alors essaie, je te demande juste d'essayer cela. Essais tu veux bien ? Et je suis sûre que tu vas aimer, oui j'en suis sûre. Et autre chose : beaucoup de personnes aimeraient te connaître comme Emmanuelle, madame Catherine, Murielle, Didier et plein d'autres aussi qui se trouvent sur le blog ou je parle de toi. Alors essaies et fais-toi connaître s’il te plait,
Je t'embrasse très fort.
Voilà je lui ai écrit cela car je n'ai pas d'autre solution. Pour l'instant et jusqu'à maintenant rien y fait et moi Béatrice souffre beaucoup de cette situation. Et je voudrais que cela change et j'y crois fortement avec l'aide d’Emmanuelle et des autres.
Maintenant je vais vous parler de Grr Grr. Je ne sais plus quoi pensée de lui. Emmanuelle me dit qu’il n’est pas méchant et qu’il ne veut pas me faire de mal et qu’il comprend que ce que’à fait mon père n’est pas bien. En ce moment, il veut faire comprendre à la petite beatrisse que ce qu’a fait mon père ce n'est pas bien. Emmanuelle m'a dit aussi que Grr Grr est un bon compagnon, que lui n'a jamais aimé mon père, pas comme la petite beatrisse. Emmanuelle m’a dit que il intervenait beaucoup quand j'étais en colère, une chose qui me dépasse car j'ai quand même le droit de me mettre en colère. Elle m’a confirmé aussi que ce n'était pas lui qui m'envoyait me balader dehors mais que c'est beatrisse plutôt. Je suis un peu désorientée avec tout cela mais Emmanuelle est toujours là pour m'aider et elle est là aussi pour constater mon évolution et surtout pour me le dire quand je veux baisser les bras et pour me faire avancer aussi, elle est comme une « mère poule » ma petite lumière de tous les jours et je le répète elle est essentielle pour mon suivi, elle est intégrée avec mes psychiatres maintenant, une sacrée aventure là qui est née.

lundi 17 décembre 2012

BD – Mon cousin germain et ma tante

D'abord, merci de m'avoir contacter mais voilà …
Une histoire aberrante m’est arrivée, il y a quelques mois, sur facebook. Une personne m’a contactée et m’a envoyé un message privé : c’est un cousin germain, le fils de la sœur de ma mère.
Dans son message il m'avait écrit ceci en gros :
« Bonjour je m'appelle machin, ma maman est la sœur de ta mère, elles ne se parlent plus et j'aimerais te connaître si tu es d'accord. »
Je suis restée méfiante envers ce message. Je lui ai répondu, sans trop donner de détails et il m’a donné quelques renseignements qui correspondent totalement à ce que je savais déjà sur ma famille, comme par exemple le nom d’une de mes sœurs, son adresse et il savait aussi que mon père s'était tué.
Par contre lors du peu de nos échanges, il m’a dit que mon père ne serait pas mon père, que celui-là m'aurait reconnue simplement. J'étais sidérée. Dans ma tête je devenais dingue. Je me suis dit : mais alors j'en aurais trois ? Trois pères :
• celui qui soit disant m'aurait reconnue ;
• celui qui m'aurais fabriquée et
• celui de maintenant qui serait mon beau-père, qui lui est encore vivant.
Mais quand j'ai voulu en savoir un peu plus, il m’a dit que tellement de choses horribles impensables se sont produites que c'est difficile à raconter. Il m’a dit aussi que sa mère aurait fait les démarches pour m'enlever de chez ma mère et qu’elle en savait beaucoup aussi qu’elle pourrait m'en parler. Alors je lui ai demandé gentiment que si elle pouvait me rappeler ou m'écrire cela serait génial. Je lui avais expliqué pourquoi, mais le cousin machin m’a fait comprendre, à plusieurs reprises, que c'est une histoire trop lourde et que rien qu'à y penser cela rendrait malade sa maman. Je pouvais comprendre oui, j'étais de tout cœur avec elle. Il m’a dit aussi que ce soit disant père martyrisait le village où il habitait.
Mais voilà le problème depuis cet écrit : plus de nouvelles, enfin façon de parler, il a répondu à mon dernier mail et il m’a fait comprendre avec son dernier message qui date de un ou deux jours que je devais faire une croix sur ce passé et penser au présent.
Voici ces derniers écrits :
« quand j ai prie contacte avec toi cela c est fait part hasard je ne savait pas que tu avait de gros soucie je ne peut pas t aider pour ton passé; le passé il faut le laissé dans le passé même si celà et difficile et se touné vers l avenir celà et peut etre inaceptable pour toi au vu de se que tu m ecris tu cherche des réponses mais ces reponses sont inconfessionnables. »
Donc me voici sans réponse encore une autre fois sur mon passé. Je le savais mais je l'ai quand même relancé : qu'appelle t-il inconfessionables ? Mais cela me fait très très mal. Mal que cette personne se soit mise en relation avec moi. Mais pourquoi en fin de compte ? Soit disant me connaître mieux, car il m’a jointe par Facebook par le reste de notre famille, mais nous n’avons pas de relation, juste une seule fois au téléphone et là je me suis dit qu'il n'était pas si mal lui. Voilà au moins une personne bien qui a réussi à s'en sortir. Mais non apparemment je me suis trompée à son sujet, il est aussi faux que les autres membre de cette famille. En plus il ne voulait même pas faire le nécessaire pour m'en dire plus, pour aider aussi sa mère à écrire mon histoire horrible mon vécu et ce qu’elle a vécu aussi.
Comment comprendre un tel comportement ? Ce matin j'étais en rage je voulais les bousculer sa mère et lui. Je voulais les faire souffrir, leur faire ressentir tout ce mal qu’ils me font tous. Je voulais les coller contre le mur, je voulais me déplacer pour aller voir cette soit disant mère – ma mère –  qui l’est par le sang. C'est vrai, par la loi, mais rien d'autre et qui en plus veut voir aussi ces petits enfants. Ah ça non ! Il en est hors de question. Je voulais elle aussi la coller contre le mur, je voulais faire exploser cette bombe qui est en moi et qui a doublé de volume. Je veux faire éclater cette histoire qui est pourrie, qui sent mauvais. Je le reconnais je suis devenue dangereuse envers cette famille, qui est aussi ma famille soit disant, à les écouter tous. Comme je les hais tous les membres de cette famille, car pour moi, ce n'est pas cela une famille pour moi, pas avec un tel comportement, mais Emmanuelle était là encore pour essayer de calmer cette douleur. Elle m’a donné l'ordre ne pas appeler ma mère, car Emmanuelle sait et comprend cette rage qui est en moi. Je pense qu’elle sait aussi que cette rencontre n'aurait pas abouti car j’avais tellement de colère en moi. Elle m’a demandé de faire et de l'exprimer à travers un dessin. Mais voilà combien de temps je vais pouvoir tenir, car à mes yeux dans cette famille ils sont tous plus ou moins névrosés remplis de méchanceté. J'en ai fait les frais déjà, par ce gâchis par tous ces antécédents, par toutes ces histoires qui on été cachées. Que tous avouent des choses peut-être pour avoir la conscience tranquille, mais comment on peut vivre comme cela ? Voilà le résultat rien en sort ! Rien ! J'aimerais qu'ils arrêtent de se montrer comme cela. Par leur comportement, ils soutiennent cette fameuse loi du silence, cette loi qui me donne des frissons, cette loi qui soutient des assassins, des agresseurs qui abusent physiquement et psychologiquement de pauvres victimes comme moi. Toutes ces personnes qui ont tous, plus ou moins avec leurs belles paroles, me disaient tu n'es plus seule, on est là ou alors « il faut pardonner ». Leurs comportements qui commence à lâcher un morceau, une bombe et qui me laisse sur cette lancé pour savoir la vérité, ma vérité sur cette vie de petite enfance qui a mal commencé pour moi. Je ne comprends pas ce genre de personne. J'aimerais qu’elle ou qu'il se rendent compte du mal que cela peut faire.
Cousin Machin, réfléchissez au mal et à cette destruction que cela provoque en moi encore un peu plus avec votre comportement. Dans ce corps qui est déchiqueté qui est le mien avec ses multiples maltraitances.
Le cousin Machin sait que j'ai des troubles dissociatifs. Il sait que cela me fait souffrir et m'empêche d’avancer, de vivre une vie normale de maman, une vie sexuelle aussi. Cela me met hors de moi et me rend malade. Je lui ai parlé aussi de mon petit garçon et de ses problèmes de santé, que le service génétique aurait bien voulu avoir des renseignements pour leur orientation, pour trouver une réponse. Il est en courant de tout cela. Il préfère se taire et surtout sa mère, mais où est leur responsabilité ? Cette mère qui va mourir et emmener tous ses secrets sans penser une seule fois que si elle parlait, elle pourrait m'aider à aller mieux, à me reconstruire et aussi à avoir en moi moins de colère, moins de rogne. Alors j'aimerais sincèrement que ce cousin germain entende mes cris de désespoir et de souffrance, qu’il fasse un geste de personne normale qui prend ces responsabilités.
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Les autres billets de BD

BD – Encres n°1 – Les mains


Bon mon dessin avec les encres, une nouvelle façon pour moi de m'exprimer. Je préfère quand même le collage et la peinture, mais c'est en faisant que l'on apprend. Alors comme suis très remontée contre mon cousin germain Machin et ma tante, Emmanuelle m’a demandé de lâcher prise avec les encres : du jaune et du rouge, pour me calmer. Emmanuelle me dit que cela apaise et j'avoue qu’elle n'a pas entièrement tord, mais bon il faut que je fasse des km de dessin pour ne plus ressentir mon mal être et ma colère.
Alors j'ai voulu représenter mes deux mains, je crois que si je me déplace pour aller voir tout ce petit monde, je pense que sous ma grosse colère mes mains me démangeraient dur, elles auraient du mal à rester dans mes poches. Rouge oui je pense que cette couleur convient bien à la situation et à ma colère aussi. De toute façon j'ai besoin de couleur comme cela rouge et noir en ce moment, cela ressort de mon état psychologique aussi je pense de la souffrance de mon corps et de cette mort qui ne me quitte pas non plus. Que des couleurs foncées et cela représente la colère et le sang, le sang de les voir mourir, oui je sais c'est dur ce que j'écris : de les voir mourir à cause de leurs comportements, de leur silence de ce manque total de prise de responsabilités. Comment une personne « normale », qui voit une personne souffrir, écoute ses pleurs et ses cris ne peut pas lui venir en aide ? Enfin c'est ma façon de voir les choses.
Le jaune, je l'ai mis car Emmanuelle voulait sûrement une couleur gaie pour faire passer ce mal être qui est en moi, enfin je n'en sais rien non plus. Mais ma tête n'est pas aux couleurs en ce moment, ce jaune ne capte pas mon cerveau, c'est le rouge que je voulais faire ressortir le plus, et c'est venu comme cela de ma tête de mon cerveau aussi. Moi j'aurais fait rouge et noir.
Comment j'ai procédé avec mon dessin
J’ai pris un pinceau fin, j'ai commencé par le jaune je ne voulais pas trop qu'on le voit, cela aurais été moi je n'en aurais pas mis du tout. Donc avec ce pinceau que j’ai trempé dans l'eau et après sur la couleur en question, mais il fallait mettre beaucoup d'eau, je voulais que l’encre devienne liquide pour après la secouer avec le pinceau sur la feuille. Ensuite j'ai pris une paille et j'ai soufflé sur l’encre, j'avais du mal je voyais des étoiles. Je n'avais pas beaucoup de souffle et dans toute ma tête je ressentais mon pouls battre partout. Après j'ai fait pareil avec le rouge et dans ma tête, je me suis dit : là je vais laisser mes empreintes et si j’y mettais mes mains ? Je crois en moi et je voulais bien faire comprendre que c'était moi, moi Béatrice qui est en colère. Je ne voulais pas qu’on me confonde avec une autre de mes personnalités. Alors j'ai déposé d'abord la main gauche sur la peinture qui n’était pas sèche et j'ai pris le petit pinceau pour faire le tour de ma main. Après j'ai fait ma main droite, mais quand j'ai enlevé mes mains, elles ne ressortaient pas beaucoup, donc je suis repassée avec le pinceau dessus avec du rouge, je trouvais qu'il n'y avait pas suffisamment de rouge une fois terminé, donc j'ai refait le même procédé qu’au début en secouant le pinceau avec la couleur, mais là c'était le rouge et la même chose avec la paille mais très peu, et je l'ai signé, mais il y a une chose que j'ai remarquée : quand j'ai déposé ma main gauche sur la feuille sur l’encre pas sèche, j'ai ressenti un dégoût, cela m’a fait une drôle d'impression, une sensation que cela était mou. Je n'ai pas aimé cette sensation. Le fait aussi que j'en avais sur les mains. J'avais hâte d'aller les laver. Je ne sais pas pourquoi, mais je crois que la prochaine fois je ne me servirais que de mes doigts et d’une éponge. Je pense que cela serait intéressant à faire aussi.
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