« Si vous traitez un individu comme il est, il restera ce qu'il est.
Mais si vous le traitez comme s’il était ce qu'il doit et peut devenir, alors il deviendra ce qu'il doit et peut être. »

Behandle die Menschen so, als wären sie, was sie sein sollten, und du hilfst ihnen zu werden, was sie sein können.

J. W. von Goethe, Faust I

Art Therapie Virtus

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lundi 14 janvier 2013

12/ L'hyperactivité chez les victimes de viols par inceste


La dissociation structurelle primaire
1.2. Symptômes négatifs dans la PAN
Page 71
Cependant, si l'évitement mental du survivant n'est pas efficace et si son efficacité mentale demeure insuffisante pour intégrer les souvenirs traumatiques, il vit une suractivation physiologique chronique. Dans ce cas, il ne se sent pas engourdi, mais, au contraire, dominé par une dysphorie chronique, une impression d'urgence des tâches à faire, une anxiété, une dépression, une culpabilité, une honte, une frustration, une irritabilité, ou une rage généralisées, qui l'empêchent de ressentir les émotions au plan des relations d'intimité et d'avoir plaisir à vivre. 
Cécilia, une patiente souffrant d'ESPT complexe, était chroniquement angoissée et déprimée et avait l'impression d'être continuellement submergée par le stress. Dès que la moindre chose allait de travers, elle se sentait gravement déprimée, coupable, et ne pouvait plus assurer son travail. 
La plupart du temps, en raison de son incapacité à réguler les affects, la PAN vacillera entre des extrêmes de sous- et de suractivation physiologique. 

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Autres billets sur l'yperactivité

BD – Les angoisses et l'hyperactivité
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lundi 17 décembre 2012

11/ Symptômes négatifs de la PAN dans la dissociation structurelle primaire

La dissociation structurelle primaire
Page 70
Le survivant, en tant que PAN, est quelquefois capable de présenter une façade de normalité dans la mesure où les symptômes dominants de la PAN sont négatifs. Ce sont en effet des pertes de fonction, qui résultent souvent de la dissociation et d'un évitement mental de dangers perçus. Les pertes peuvent parfois être plus aisément déguisées, dissimulées ou ignorées, que les symptômes positifs. Parmi les pertes dissociatives, on range certaines amnésies (pertes de mémoire), un détachement subjectif de la réalité (avec conservation du contact avec le réel), diverses formes d'anesthésie sensorielle (par exemple, perte de l'odorat, de l'ouïe, de sensations), perte d'affect, qui produit un engourdissement ou une superficialité des émotions, et d'autres pertes qui seront abordées dans le chapitre 5. Ces fonctions peuvent être plus ou moins profondément dissociatives et, jusqu'à un certain point, on peut les trouver dans la PE: par exemple le rappel d'un souvenir traumatique avec les cognitions, les sensations et les affects qui lui sont liés. 
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dimanche 9 décembre 2012

10/ Caractéristiques du souvenir narratif autobiographique

Introduction
Page 62
Les récits autobiographiques se produisent lorsque l'individu a le sentiment d'être personnellement propriétaire du souvenir et des événements rapportés par le souvenir – cela s'applique à la fois à la PAN et à la PE. La mémoire narrative, ou mémoire épisodique (Tulving, 2002), a été décrite comme une « fonction de la personnalité vivante » (Schachtel, 1947, p. 3). La mémoire narrative autobiographique ajoute ainsi de la cohérence à notre personnalité au fil du temps et des contextes successifs.
Les souvenirs narratifs ont des caractéristiques particulières (Janet, 1928a ; Van der Kolk et Van der Hart, 1991). On peut les retrouver intentionnellement, et ils peuvent se déclencher sans référence particulière à des signaux situationnels. Ils véhiculent un récit pour la personne qui écoute, une histoire souple et adaptée à un auditoire particulier.
On racontera une anecdote personnelle dans une soirée tout à fait autrement qu'on ne la rapporterait, avec plus d'affects, à un ami proche. De temps en temps, les souvenirs sont réexaminés à partir de points de vue nouveaux. Les souvenirs narratifs sont verbaux et condensés : un long événement peut être raconté en un court moment. La mémoire narrative n'est certainement pas une bande vidéo des événements, elle est plutôt reconstructive par nature. Un souvenir reconstruit est condensé et symbolisé. Par exemple, une femme peut avoir un souvenir clair de son accouchement, mais elle ne revit pas les heures de travail, ni la douleur physique. Elle peut raconter l'histoire en un temps bref, sans y inclure chaque détail. Certaines PAN ne peuvent s'écarter d'un récit stéréotypé de ce qui leur est arrivé. Leur récit peut être extrêmement général, présenter d'étranges lacunes, avec une syntaxe, un ordre du récit et un usage des pronoms inhabituels. Elles peuvent rapporter d'horribles événements de façon dépersonnalisée, sans aucun affect.

Le souvenir narratif remplit des fonctions sociales et relationnelles. Il sert de lien entre les êtres humains ; c'est une façon pour l'individu de se faire connaître des autres, et c'est aussi une façon de faire des prises de conscience personnelles. Pour la PAN, l'isolement social et le manque de conscience de soi peuvent se produire en partie parce qu'il n'y a tout simplement pas de mots pour raconter l'histoire.

Janet (1919) notait qu'un souvenir autobiographique, « […] comme tous les phénomènes psychologiques, est une action : elle consiste essentiellement dans l'acte de raconter » (p. 272). La création d'un souvenir autobiographique se compose de deux types d'actions mentales (Janet, 1928a) : 1) perception, encodage, et stockage des actions mentales et comportementales pendant l'événement originel, et 2) rapport (récit) parallèle de ce qui s'est produit. Ce sont ces actions mentales qui assignent l'expérience et sa signification au souvenir : « Il arrive ceci et cela, et je ressens cela, et je pense cela, et cela veut dire ceci et cela pour moi en tant que personne, et cela affecte mon comportement de telle et telle façon. » Lorsqu'on se rappelle ses expériences personnelles, on s'engage plus ou moins dans ces deux types d'action mentale.
Tulving, E., (2002). Episodic memory: From mind to brain, Annual Review of Psychology, 53, p. 1-25.
Schachtel, E.G., (1947). On memory and childhood amnesia. Psychiatry, 10, p. 1-26.
Janet, Pierre, (1919). Les médications psychologiques. Paris, Flammarion ; Réed. Paris, l’Harmattan, 2005.
Janet, Pierre, (1928). L’évolution de la mémoire et de la notion du temps. Paris : A. Chabine. Réed ; Paris : L’harmattan, 2005.
Van der Kolk, B.A., Van der Hart, Onno, (1991). The intrusive past: The flexibility of memory and the engraving of trauma. American Imago, 48, p. 425-454.
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samedi 13 octobre 2012

Georges Brassens – Le grand Pan

Du temps que régnait le Grand Pan,
Les dieux protégaient les ivrognes
Un tas de génies titubants
Au nez rouge, à la rouge trogne.
Dès qu'un homme vidait les cruchons,
Qu'un sac à vin faisait carousse
Ils venaient en bande à ses trousses
Compter les bouchons.
La plus humble piquette était alors bénie,
Distillée par Noé, Silène, et compagnie.
Le vin donnait un lustre au pire des minus,
Et le moindre pochard avait tout de Bacchus.

[Refrain] :
Mais se touchant le crâne, en criant "J'ai trouvé"
La bande au professeur Nimbus est arrivée
Qui s'est mise à frapper les cieux d'alignement,
Chasser les Dieux du Firmament.

Aujourd'hui ça et là, les gens boivent encore,
Et le feu du nectar fait toujours luire les trognes.
Mais les dieux ne répondent plus pour les ivrognes.
Bacchus est alcoolique, et le grand Pan est mort.

Quand deux imbéciles heureux
S'amusaient à des bagatelles,
Un tas de génies amoureux
Venaient leur tenir la chandelle.
Du fin fond du champs Elysées
Dès qu'ils entendaient un "Je t'aime",
Ils accouraient à l'instant même
Compter les baisers.
La plus humble amourette
Etait alors bénie
Sacrée par Aphrodite, Eros, et compagnie.
L'amour donnait un lustre au pire des minus,
Et la moindre amoureuse avait tout de Vénus.

[Refrain]

Aujourd'hui ça et là, les cœurs battent encore,
Et la règle du jeu de l'amour est la même.
Mais les dieux ne répondent plus de ceux qui s'aiment.
Vénus est faite femme, et le grand Pan est mort.

Et quand fatale sonnait l'heure
De prendre un linceul pour costume
Un tas de génies l'œil en pleurs
Vous offraient les honneurs posthumes.
Pour aller au céleste empire,
Dans leur barque ils venaient vous prendre.
C'était presque un plaisir de rendre
Le dernier soupir.
La plus humble dépouille était alors bénie,
Embarquée par Caron, Pluton et compagnie.
Au pire des minus, l'âme était accordée,
Et le moindre mortel avait l'éternité.

[Refrain]

Aujourd'hui ça et là, les gens passent encore,
Mais la tombe est hélas la dernière demeure
Les dieux ne répondent plus de ceux qui meurent.
La mort est naturelle, et le grand Pan est mort.

Et l'un des dernier dieux, l'un des derniers suprêmes,
Ne doit plus se sentir tellement bien lui-même
Un beau jour on va voir le Christ
Descendre du calvaire en disant dans sa lippe
"Merde je ne joue plus pour tous ces pauvres types.
J'ai bien peur que la fin du monde soit bien triste."

vendredi 12 octobre 2012

BD – Dessin n° 10 – Le dieu Pan n° 2


Le Dieu Pan, est le dieu grec de la nature sauvage, des bergers, des pâturages des bois, il était le protecteur des bergers et des troupeaux ! Les lieux de prédilection de Pan  étaient, les montagnes, les grottes, et tous les lieux sauvages, mais son endroit favori était dans l'Olympe pour éviter les rires des autres dieux, il possédait deux sanctuaires, un en Arcadie ou il est le dieu principal et ou il est né, et un sur l'Acropole.
Dieu de la fertilité, on le représente en général comme un être mi homme, mi chèvre, avec des pieds et des pieds de bouc, et des cornes, sa tête toute frisée, porte deux cornes robustes, ses oreilles sont pointues, son nez présente des larges narines ouvertes, avides et palpitantes, sa bouche s'ouvre par éclat de rire et des cris terrifiants résonnent dans la forêt, sa voie est terrifiante elle éloigne ceux qui le dérangent, provoquant une peur panique, son regard est sombre et pénétrant. Ses jambes sont hirsutes, tandis que son buste est humain, Pan est représenté de manière moins humaine.
Les grecs le considéreront comme un dieu de la fertilité du bétail, les artistes du Moyen-âge reprendront ces caractéristiques pour représenter le diable, et le satyre !
Le Dieu Pan, aura toujours une vie solidaire, et restera à jamais un enfant abandonné, sa mère s'est enfuie à sa vue ! son père ce nommait Hermès ! Pan se cache à cause de sa laideur ! il est malheureux ! et crie sa souffrance. Il restera éloigné, il était éternellement repoussé ! Mais il avait conquis cependant les nymphes Echo et Sléné.
PAN avait un attribut c'était la flûte syrinx, à sept tuyaux, née de la transformation de la nymphe Syrinx en roseaux alors qu'elle cherchait à lui échapper !

Le Dieu Pan, j'aime ce nom Pan PAN PAN, cela me fait penser vouloir tous détruire ! PAN PAN ! on dirait moi ! ça me sonne bien dans mes oreilles j'adore !
Dieu Pan, possédait plusieurs visages, derrière cette laideur, il me ressemble encore là-dessus ! finalement à l'intérieur de lui, de son cœur, c'était un personnage qui était joyeux, qui aimait rire, qui aimait danser, qui aimait la nature, il était un dieu même ! Une mère ! Il avait une force vitale, et pour moi, je suis sûre qu'il avait une sagesse divine, une puissance extraordinaire, une magie, je suis sûre que si on avait fait sa connaissance de sa force puissante tout aurait pu nous arriver ! Et j'aurais aimer ça !
Quand je le regarde, il me fait penser que je fais aussi partie du cycle de la vie, et que nous chassons et tuons et mangeons également des animaux, nous sommes également les proies du temps.
Vous savez, c'est vrai il est à moitié humain à moitié une bête, mais les animaux ont pour moi aussi une profonde sagesse, et nous partageons avec eux leurs connaissances du savoir – faire de la magie, seulement si nous apprenons à demander et à faire attention, je pense quand même qu'il l'avait cette qualité !
PAN exprimait toute la dualité de l'imitation :
Désir/ jalousie
Rassembler/ éparpiller
Présence/ absence
LE DIEU PAN que de chose qui me ressemble avec lui ? Mais tellement de colère en moi, j'en oublie mes qualités et je suis comme ce personnage, mon comportement repousse les gens, ils m'évitent et je m'éloigne et me cache !
Pour mon dessin, je l'ai représenté dans son milieu naturel, mais j'ai mis ma touche personnelle, des couleurs, pour montrer que à l'intérieur de lui il y avait une lumière ! avec de jolies couleurs, représentant ces belles qualités.
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Les autres billets de BD
BD – Dessin n° 8 – Mon corps en mosaïque
BD – Dessin n° 9 – Le dieu Pan

jeudi 11 octobre 2012

BD – Dessin n° 9 – Le dieu Pan

Bon, je pense que je vous dois une explication, et oui c'est bien le dieu Pan vous ne rêvez pas ! Mais représenté à ma façon, mais aussi improvisé au dernier moment. Je m'explique :
Hier, j'étais parti faire deux trois courses avec ma fille,  je suis allée dans le rayon peinture, papiers couleurs, gommettes etc..,  j'avais certainement une idée en tête, mais problème ! Une ABSENCE!!!! Je n'ai  retrouvé mes esprits qu'en caisse. Bonjour les dégâts dans mon panier !! mais bon rien est perdu, mais  mon idée pour mon dieu Pan a bien disparu de mes pensées. Alors je me suis dit pourquoi pas le transformer en clown, avec un super cigare, car malgré sa laideur comme dit l'histoire ce Dieu Pan, il était joyeux et rigolo non, alors pourquoi pas le remplir avec plein de couleurs,  accompagné d'un bon cigare, allons jusqu'où bout du délire ! assis sur son trône ! il reste et garde toujours son image d'homme joyeux et aimant la vie, comme cela non, enfin pour moi ! Car la laideur, elle se trouve à l'intérieure de la personne non ?? et ça c'est toujours mon avis.
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Les autres billets de BD
BD – Lettre n° 3 – A ma mère –  Ce que j’aurais aimé
BD – Dessin n° 7 – La douleur dans mon corps
BD – Dessin n° 8 – Mon corps en mosaïque
BD – Dessin n° 10 – Le dieu Pan n°2