« Si vous traitez un individu comme il est, il restera ce qu'il est.
Mais si vous le traitez comme s’il était ce qu'il doit et peut devenir, alors il deviendra ce qu'il doit et peut être. »

Behandle die Menschen so, als wären sie, was sie sein sollten, und du hilfst ihnen zu werden, was sie sein können.

J. W. von Goethe, Faust I

Art Therapie Virtus

Affichage des articles dont le libellé est Groupes de parole. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Groupes de parole. Afficher tous les articles

samedi 9 mars 2013

BD – Samedi 9 mars et le groupe de parole

Ce soir j'ai du mal à reconstituer ma journée, j'ai l'impression de n'avoir plus de corps, qu'il y a des endroits où il est transparent, à la suite de mes personnalités, donc ce matin je suis retournée au magasin couleur du temps, je voulais racheter du matériel pour mon travail, mais dans la voiture, je ne me sentais pas bien je ne savais pas pourquoi mais le fait est là. Mais peut-être aussi que j'ai beaucoup de pression en moi, mon rendez-vous de mercredi et surtout cet après-midi le groupe de parole. Je ne cgrrrrrrr é e é e é e  é ele é e é e é e grrrrrrr je reprends : connais pas le thème et je devais me speeder de tout faire avant de d'y aller pour 14h15.
Cela commençait mal : devant mon magasin préféré je ne savais plus ce que je devais acheter mais je sais que je suis rentrée quand même, et tout de suite on m'a sauté dessus et là, plus rien je ne savais même plus ou j’étais. Mes enfants étaient avec moi mais je ne les reconnaissais pas, je suis ressortie direct, je le sais car mon garçon m'a dit que j'avais le visage complètement vide sans aucune… comment il m'a dit… que rien ne bougeait oui voilà ses mots mais je ne sais plus. Je me rappelle que mes jambes étaient en béton et que mes pieds étaient collés, que j'ai eu du mal à les décoller du sol et je suis retournée, quand même dans ce (aaaaaa grrrrrr mioi jou er aveque beatrisse ele maso sa lope pa come mioi grrrrr aaaaaa) magasin.
Mais une pulsion était là et celle là je ne la reconnaissais pas, j'étais complètement désorientée, je regardais partout mais je ne voyais rien dans les rayons pour moi tout était vide, je me suis retrouvée dans un petit coin du magasin devant moi se trouvait un monsieur, je ne voyais que son visage son corps n'était pas là, je me souviens d'avoir sorti n'importe quoi, j'ai crié : des pinceaux ! et là, je pense que ma mémoire c'est remise en route et là une pulsion m'a prise, j'ai acheté beaucoup de matériel, je ne pensais même plus au prix, mais des trucs géniaux en moi j'avais une telle envie c'était plus fort que mgrrrrrr é e é e é e  é ele é e é e é e grrrrrrr é e é e é e t e u e é e é e é e é ele é e é e grrrrrr je reprends : moi pour vous dire j'en ai eu pour pas loin de 90 euros, mais je ne regrette rien beaucoup de choses nouvelles et même très plaisantes à utiliser, mais cette histoire m'avait mise beaucoup en retard, je n'ai pas pu faire tout ce que je voulais.
Quand je suis rentrée chez moi, je n'étais pas très bien quand même et l'heure d'aller à l'association s'approchait de plus en plus, et la faim n'était pas au rendez-vous non plus, mais à chaque fois je regarde mes mails et là j'ai vu un message de Giboulée.
Il a été difficile de le lgrrrrrrrr é e é e é e é e grrrrrrr é e é e  é o e é e é e ele é e é e grrrrrr je reprends : lire de me concentrer, mais dans ma tête je ne voulais pas partir sans lui répondre, et plus je le lisais plus je voyais des phrases qui n'existaient pas et cela n'est pas la première fois que cela m'arrivait, alors j'ai essayé de capter mon intention sur le dessin qui lui m'avait pas mal perturbée déjà, et j'ai peu à peu réussi à me concentrer et j'ai réussi à répondre au commentaire. C'est ma grande qui l’a envoyé à Emmanuelle moi j'étais déjà dans la voiture pour aller au groupe, je suis arrivée pile poil à 14h 25.
Tout le monde était autour de la table, moi j'arrive dans un état d'excitation totale, je me suis assise près de l'animatrice, on était pas nombreuses. Je ne savais toujours pas le thème et je ne cherchais pas non plus à le savoir, et là plus rien. Quand j'ai repris le fil, je parlais mais voilà je ne savais pas ce que j'avais dit, je sentais la main de l'animatrice qui me disais que mon temps était passé que je devais m'arrêter, mais dans ma tête je me disais mais qu'est ce que j'ai dit et là je découvre le thème :
LES CONSÉQUENCES PHYSIQUES DE L'INCESTE ET DE LA PEDOCRIMINALITE ETC....
Voilà cela a été en grande partie comme cela, impossible de suivre, et quand je le pouvais je marquais des mots sur mon cahier qui captait mon intention par rapport aux voix des personnes mais je n'arrivais pas du tout à suivre les échanges et je marquais encore et encore sur mon cahier des mots qui n'avaient aucune suite, et je ne savais pas pourquoi je marquais eux spécialement. Je n'entendais que le volume et l'intensité et autour de moi rien ne comptait, j'étais dans mon trip, la liste des mots est longue je vous en donne un exemple :
• ce que je suis,
• démolir,
• ambivalent,
• filtre,
• comment le dire,
• partager,
• combats,
• suite,
• kiné,
• risque,
• lentement,
• malade,
• défaire,
• pas sûr,
• chose physique,
• médecin du travail,
• maitriser mon corps,
• tellement le monde entier,
• artiste,
• flashs viol (je l'ai écrit trois fois cela)
v • partager ma voix avec les autres
• m’a donné la parole etc. la liste est longue.
Je ne sais pas pourquoi j'ai eu un comportement comme cela et cela me perturbe beaucoup, mais plus tard aussi je me suis aperçue qu’entre les mots j'avais dessiné des petits carrés noirs, cela aussi je ne sais pas pourquoi. Autre chose : le peu dont j'ai parlé, moi Béatrice, je ressentais un éngrrrrrrrr é e é e é e  é ele é e é e é e grrrrrr je reprends : énervement. L'animatrice me mettait sa main sur mon bras comme si elle voulait me faire comprendre doucement chutttt, je n'ai pas été agressive non, et je pense aussi que l'animatrice me l'aurait dit et je n'ai pas souvenance de cela. Le groupe s’est terminé de bonne heure.
En partant une des personnes du groupe m'a dit tout bas qu’elle avait commencé à lire mon travail sur le blog et là je suis tombée sur les fesses, vous connaissez l'expression, cela m'a refroidie, je me suis sentie mal à l'aise, mais ce n'était pas de honte mais plutôt d'avoir été découverte et que l'on me parle de mon travail. Je me suis refermée sur moi-même, cette personne est adorable et très agréable pour parler, mais je ne voulais pas être le centre de la conversation, je voulais l'écouter et apprendre à la connaître un peu plus, je ne peux pas vous en dire plus concernant notre discussion je suis désolée mais elle a été très gratifiante et je dois respecter cette personne. Nous nous sommes quittées ensuite, et je me suis retrouvée toute seule, l'animatrice a vue que j'étais toute seule dehors je l'ai vue très embêtée, et je ne voulais pas non plus qu'elle est pegrrrrrrr é e é e é e é ele é e é e t e u e é e é e é e ele é e é e grrrrrrr je reprends : peur de me laisser. Je lui ai dit que tout allait bien, de plus elle était avec son mari et je ne voulais pas non plus être une charge un poids, donc elle est partie et c'est ce que je souhaitais, mais je me suis retrouvée toute seule, je ne me rappelais plus si j'avais appelé mon ami, je me suis retrouvée assise sur le bord du trottoir, j'étais complètement paumée, j'ai rappelé ma fille et je lui ai dit que j'étais dehors et j'ai raccroché, les absences se sont suivies, je n'étais pas bien sur ce trottoir, mais je ne pouvais plus bouger je ne savais plus trop ou j'étais, j'avais mes fesses mouillées, et j'avais froid et j'étais épuisée mais voilà j'étais là vraiment paumée, mon ami ma retrouvé mais je n'étais pas devant l'association, vous savez j'étais sûre de pouvoir m'en sortir seule mais voilà...
Mon dessin
Celui-ci à été fait avec des pastels, sur du papier dessin exprès, que j'ai acheté ce matin, mais j'ai été surprise avec le pastel. C’est très tachant, j'en avais plein sur les doigts. Je n'aime pas trop. J'ai représenté deux corps : moi et celui de Grr Grr car je peux dire que cela a été cela toute la journée. J’ai cru toute la journée qu'il était mon jumeau, mais comme vous pouvez voir, ce sont des corps décomposés, fatigués, le noir moi et le rouge Grr Grr, car je reconnais que toutes ces absences m'épuisent. Elles me bgrrrrrrr é e é e é e é ele é e é e é e grrrrrr je reprends : bouffe mon énergie, et ces deux corps ressemblent à cela ils sont vidés. J'ai écrit deux fois le mot : mot car pendant le groupe cela n'a été que cela que des mots sans suite sur ce cahier, et j'ai écrit grr car cette situation a été provoquée par lui, absence sur absence. J'ai mis du vert aussi dans le mot : mot car je les trouve positif, concernant le fond je voulais mélanger grr et moi cette chose qui s'est passée, voilà la raison voilà pour mon dessin.
Concernant ce texte, j'ai beaucoup peiné à le faire, mais il fallait que je le fasse je ne pouvais pas me coucher sans l'avoir fait, je pense que je suis tenace, et cette pulsion qui me pousse est de plus en plus forte et présente.

jeudi 14 février 2013

BD – « Sous gagnance et dénigrement » – Quelle opinion avez-vous de vous même ? Et des autres ? 2

Ce matin Emmanuelle, m’a demandé de refaire le même travail qu’hier, en parlant de moi celle qu’elle connaît et que les personnes du blog connaissent aussi. Je crois qu’elle veut parler de Grr Grr et de Beatrisse mais moi là je suis complètement perturbée, j'en suis devenue très agressive ce matin et même maintenant je suis mal à l'aise. Je ne sais pas quoi dire les concernant je ne les connais pas vraiment alors comment savoir et vous écrire ce que ces deux pergrrrrrrr é e é e é e ele é e é e grrrrrr je reprends : personnalités aiment vraiment. Emmanuelle ne comprend pas non plus que je dise que je ne supporte pas les gens doubles alors que moi-même je suis fragmentée, elle me dit que je n'ai aucune empathie pour moi même au point de le projeter sur les autres ! D'abord ça je ne le comprends pas, pourquoi me projeter sur les autres, oui je confirme que moi dans la vie de tous les jours je doute de tous et je ne m'aime pas dans tout les sens du terme, maintenant s’il y a bien une chose que je peux dire c'est : oui je suis fragmentée mais que moi je n'ai rien demandé. A être comme cela, je dois vivre comme ça, y compris pour les autres personnes qui souffrent de la même chose que moi, alors là pour toutes ces personnes oui je peux comprendre leur comportement qu’elles peuvent agir et réfléchir différemment, qu’elles peuvent avoir une autre facette et que cela peut être indépendant d'eux. Par contre quand je parle des autres personnes qui elles ne sont pas fragmentées, qui sont je dirais « normales ». Là mon point de vue de sur mon écrit d’ hier et bien je reste sur la même position je ne les comprends pas pourquoi elles ne restent pas elles mêmes franc jeux, naturelles pourquoi être comme cela ? Alors avoir un autre coté qui fait souffrir et qui profite des sentiments et de l'amour de l'autre ? Il faut m'expliquer pourquoi vouloir changer ce comportement que la vie à donné.

Maintenant concernant Béatrice, moi qui travaille sur ce blog je suis connue comme travailleuse, persévérante, j'adore dessiner, apprendre pour évoluer, réfléchir, je suis à l'écoute des autres enfin je crois je fais de mon mieux, j'essaie aussi de répondre du mieux que je peux aux commentaires, mais je peux me montrer parfois très agressive et là je n'ai pas de limite. Mais je peux être attachante, il y a aussi ce coté de Béatrice qui ne sait pas être autonome justement concernant ce blog elle doit être encadrée et guidée justement à cause de ses deux autres personnalités qui ne savent bien se tenir ou s'entendre encore. Il y a ce coté de moi qui concernant ce travail a besoin d'aide, pour les corrigés de mes écrits et m'aider à réfléchir, à voir les choses autrement, et tout cela Béatrice ne sais pas encore le faire seule, mais je m’y accroche car le jour où moi je serais capable d'aller sur ce blog sans aide c'est que je serais guérie. Voilà là c'est une partie de moi que peut de monde connait.

Maintenant il y a aussi cette partie de moi fragmenté Grr Grr et beatrisse, dont j'ai beaucoup de mal a parler et qui apparaissent dans la journée dans mon travail aussi, mais que dire d'elles ? Je ne connais pas leurs goûts, je sais juste que beatrisse peut se montrer très agrrrrrrr é e é e é ele é e é e grrrrrr é e t e u e é e é e ele é e é e grrrrrr je reprends : agressive collante et capricieuse et ne veut pas être abandonnée. Elle s'exprime comme une enfant, elle se comporte de la même manière. Elle veut qu’on l'aime et peut-être se faire connaître mais je crois qu’elle a peur aussi, je sais qu’elle aime notre père, que pour elle ce qu’il a fait n’est pas mal. Peut-être que du point de vue maturité pour elle c'est difficile à comprendre, qu’il reste son papa qu’elle aime. Maintenant pour la décrire plus, je ne sais pas, je ne sais pas si elle aime les mêmes choses que Béatrice ou de Grr Grr : activité, nourriture, loisir etc. mais voilà elle excite ça c'est sur, par contre je ne sais pas si c'est elle qui apparait dans mes fugues la nuit, ou dans la journée. Une chose que je sais : cette personnalité là quand elle apparaît, a peur de tout et ne sais pas non plus qui elle est, où elle habite etc. Il est très difficile de s'approcher d'elle, elle ne reconnait pas non plus mon ami et mes enfants, et les autres, elle connait juste un de mes psychiatres, Emmanuelle, car elle leur parle, une autre chose aussi elle ne sait pas faire marcher certaines choses, comme par exemple le scanner, la machine à café etc. Je pense aussi que elle est limitée du point de vu intellectuel pour se servir de tout cela, serait-elle trop petite ? une chose est sure il faut lui apprendre à grandir.
Maintenant pour Grr Grr lui alors aime bien s'exprimer partout dans mes écrits, mes dessins, je suppose qu’il aime tout cela, il est très rapide, il envoie n'importe quoi je ne sais pas si il sait lire. Je ne sais pas non plus son niveau intellectuel, je ne sais pas non plus s’il sait écrire en langage courant, apparemment non. Je pense qu’il ne s'entend pas avec beatrisse. Il adore les images pleine de sang. Je ne sais pas non plus si c'est lui qui intervient dans mes pulsions. Pour moi il me semble plus réservé que beatrisse, par congrrrrrrrr é e é e é ele é e é e grrrrr é e é e te u e é e é e é e grrrrrrron je reprends : contre je sais aussi que quand il intervient dans mon travail il est assez désordonné il est même limite cochon il laisse ses traces partout, exemple la peinture sur mon bureau, voilà ce que je peux dire. En plus du texte que j'ai fait hier, je me pose la question maintenant si tout ce que j'ai écrit sur moi hier et bien, si beatrisse et Grr  Grr ne se ressemblent pas au point de vu gout, activité, couleur, idées, sachant qu’elles sont à l'intérieur de moi et vivent dans mon corps.
_________________________

mercredi 13 février 2013

BD – « Sous gagnance et dénigrement » – Quelle opinion avez-vous de vous même ? Et des autres ?

Ma façon de voir les autres personnes ne plaît pas à tout le monde, mais dire ce que l'on pense des autres c'est difficile car nous ne sommes pas en eux et on peut les faire souffrir en employant de mauvais mots. Je pense aussi qu’une personne ne reflète jamais ce que elle est exactement. Il y a toujours en elle son petit jardin secret qui ne ressort jamais peut-être aussi une façon pour elle de se protéger. Je trouve cela normal. Maintenant je peux vous dire une opinion globale concernant ma façon de voir les personnes donc je dirais bien qu’il y a cette chose qui m'énerve bien et que je découvre les deux facettes de la personne au bout d'un cgrrrrrr é e é e é e é ele é e é e é e grrrrr je reprends : certain temps : découvrir son coté faux jeton et hypocrite et cette façon aussi de se servir et de jouer avec les sentiments pour pouvoir obtenir ou pour pouvoir faire quelque chose. Une sensation qui en moi me fait très mal à chaque fois et qui ne m'aide pas à donner ma confiance. Je ne comprends pas pourquoi certaines personnes jouent un double jeux, pourquoi ne pas rester entier, naturel avec ces défauts et ces qualités comme tout le monde. Il y a bien une raison à ce que la vie nous a donné, alors pourquoi allez cacher ce que la nature humain nous a donné, être soi-même, rien de plus beau je trouve être aimée pour ce que l'on est, de toutes façons tout le monde ne peut nous aimer et s'aimer. La vie est comme cela et on ne peut changer la règle. Je trouve déjà que la vie ne nous fait pas de cadeaux alors pourquoi aller se chercher d'autres embrouilles, des noises, pour se rendre encore un peu plus malheureux. C'est un comportement qui me dégrrrrrr é e é e é ele é e é e grrrrrrr é e é e t e u e é e é e ele é e é e grrrrrr je reprends : dépasse. Par contre je sais et je suis consciente qu’il y a des personnes très bien, avec une grande sensibilité et avec tout ce coté humain qui ressort d'eux que j'aime beaucoup, qui ne sont pas dans l'indifférence totale, qui ont en elles un coté psychologique qui pour moi sert beaucoup dans les relations, et qui sont sensibles à leur entourage avec une grande écoute et large d'esprit. Je pense que je vais m'arrêter là le plus gros à été dit.

Maintenant me concernant, mon opinion sur moi. Alors là c'est pareil se décrire je pense que déjà c'est ce la « péter » et avoir en nous ce coté orgueilleux du genre je suis et cela me gène beaucoup et me met mal à l’aise et m'énerve. Parler de ma personne, quelle drôle d'idée mais bon allons-y.
Déjà je ne suis une femme pas facile à comprendre, et je n'accorde pas ma confiance à tout le monde. J'ai besoin d’énormément de temps. Il faut que j'ai un déclic sur cette personne, sinon pas grande chance pour elle ou lui hélas. Je suis trop directe je pense parfois dans mes paroles. Je peux être aussi très rancunière surtout quand cela touche mes enfants. Là je peux devenir maboule. Je suis une insatisfaite dans mogrrrrr é e é e é e ele é e é e é o é e ele é e é e grrrrr je reprends : mon travail. J'ai du mal à m'exprimer pour me faire comprendre, un manque de vocabulaire certainement et parfois mes phrases sont mal tournées aussi bien à écrit. Je n'ose pas dire ce que je pense c'est une chose que j'évite, je préfère me taire car parfois quand cela m'arrive mes paroles dépassent mes pensées et je suis malheureuse d'avoir blesser la personne, ou alors si cela arrive c'est sous la colère et mon impulsivité, et alors c'est trop tard, le mal est fait. Pareil au lieu de mentir, je préfère ne rien faire ou ne rien dire non plus.
Je suis très réservée pour parler de certains sujets voir même secrète. En public j'aime garder mon jardin secret une chose importante pour moi. Je suis patiente quand je le décide aussi et cela dépend de la personne avec qui je me trouve et surtout de mon humeur, je ne suis pas disons une personne très zen, mais en général je fais mon possible pour l’être. Je suis une bagarreuse, j'aime bien titiller la personne la pousser à bout la voir réagir, connaître ces limites. C’est une chose importante pour moi aussi un coté rassurant et qui me calme, c'est une chose que je fais régulièrement : tester les personnes, je ne supporte pas les personnes molles et qui se laissent faire n'ayant aucun répondant, cela m'exaspère et je peux devenir vite agressive.
Je suis quelqu'un qui est toujours sur ses gardes et méfiante, je peux être aussi très observatrice ce qui dérange parfois, ma façon de regarder. Je mets mal à l'aise, je peux prendre certaines situations à cœur à m'en rendre malade, surtout si c'est pour trogrrrrrr aaaaaaaa éme mom papa aooa aaaaaaagrrrrrrrr je reprends : trouver une solution pour aider une personne, ou alors dans mon travail je n'aime pas faire les choses à moitié, et le rendre en retard, et je fais mon maximum pour qu'il soit soigné, comme pour envoyer les factures ou autres dossiers. J'aime quand les situations sont claires aussi, je n'aime pas les à priori, les quiproquos cela sème la zizanie et j'ai horreur de cela. Un rien peut me déstabiliser, me distraire et m'angoisser. Je ne fais jamais plusieurs choses à la fois, sinon je n'arrive pas bien à me concentrer et cela peut provoquer des dégâts donc il ne vaut mieux pas.
Je n'aime pas la foule et les petits espaces et les endroits sans fenêtre ou il fait sombre j'ai l'impression d'étgrrrrrr é e é e é e é ele é e é e é e grrrrrr je reprends : étouffer.
Je suis une maman large d'esprit avec mes enfants je parle de tout. Aucun sujet n’est tabou. J'aime bien apprendre, travailler dur pour avancer cela m'énerve quand on me bouscule, mais je reconnais que cela me fait du bien aussi cela me permet de ne pas stagner, je n'aime pas qu’on me mette des limites je me rebelle en général. Ce qui veux dire une personne qui ne lâche jamais le morceau là cela me cause un problème mais elles sont très rares en général les personnes cèdent avant et partent.
J'aime découvrir et évoluer dans divers domaines ma curiosité est toujours en alerte mais je suis un peu longue parfois mais je pense que là-dessus c'est la peur qui m'arrête. Je suis assez casanière. Je n'aime pas trop sortir et aller voir les personnes chez elles, cela m'angoisse énormément. En amitié je suis très fidèle et honnête un mal entendu je le règle tout de suite, je n'ai pas beaucoup d'amis. Je parle vrai avec ceux auquel on peut se confier, je ferais n'importe quoi pour eux et je leur donne mon entière confiance. Par contre si on me tire dans le dos là je peux me montrer disons « dangereuse ». Pour moi une trahison est très grave cela me touche au plus profond. Quand je m'engage sur quelque chose ou envers une personne je tiens ma promesse. Pour moi c'est primordiale. Pas question de faire croire en une personne et après reculer, cela fait trop mal à supporter dans les deux sens, c'est pareil reconnaître mes erreurs au début j'ai du mal mais je le fais mais quand je sais que j'ai raison là je ne lâche pas le morceau et je peux devenir une vraie « chieuse ». Je suis capable d’entendre les choses quand cela ne va pas même si parfois c'est dur pour moi, je suis capable aussi de faire des compromis. J'ai aussi beaucoup de connaissance à ne pas confondre avec les vraies amies, et je n'ai vraiment pas le même comportement concernant cette amitié avec elles si je me fâche je ne ferais pas grand chose pour relier les liens, et je pense aussi que je ne me donnerais pas à fond je le reconnais.
J'aime bien recevoir mais pas à la suite je trouve qu’être trop les uns sur les autres étouffe et peut, à force, briser une amitié sincère, du moins c'est mon avis, je peux être très à l'écoute et être très désagréable, je suis une râleuse professionnelle mais au fond de moi je suis remplie de tendresse et d'amour à donner c'est une image que je donne une façon à moins de me mettre en sgrrrrrr é e é e  é e  é ele é e é e é e grrrrr é e é e t e u e é e é e é e grrrrrr je reprends : sécurité pour ne pas être envahie et peut être aussi pour ne pas envahir les autres une barrière que je me mets. J'adore les câlins et les bisous et les paroles douces cela me tranquillise et m'apaise, en gros la personne qui sait bien me canaliser n'a aucun problème avec moi enfin en principe. Voilà le plus gros de moi peut être que plus tard je rajouterais des choses me concernant. Pour l'instant j'arrête là je suis suffisamment angoissée.
_________________________

mardi 12 février 2013

BD – « Sous gagnance et dénigrement » – Parvenez-vous à penser à vos besoins ? Pourquoi ?

Concernant mes besoins je dirais que c'est une chose qui est compliquée : savoir bien les reconnaître et de savoir les mettre en place. Je sais qu’il y a des besoins physiologiques et psychologiques mais après ? C'est comme me mettre des limites pas évident non plus à faire. Je pense que c'est deux choses qui vont ensemble. Une personne qui sait exactement mettre en place ces deux choses pour elle c'est qu'elle se connaît bien, il ou elle sait s'écouter, écouter son corps, s'aigrrrrrrr é e é e é e é ele é e é e grrrrr je reprends : s'aimer, se respecter, savoir la direction qu'elle doit prendre ou pas c'est comme pour les émotions savoir ce dont on a besoin de positif et de négatif en gros savoir s'imposer une rigueur de vie ce qui amène à une sagesse pour bien vivre en tout épanouissement, le bonheur.
Et bien moi j'en suis bien incapable. Je pense que cela est aussi un problème d’instabilité de mon impulsivité, et un problème de croyances aussi qui sont pas mal disons fêlées. Oui je reconnais mes premiers besoins, j'en suis capable comme par exemple, manger, m'habiller, dormir, apprendre, respirer, être propre sur moi, parler etc mais tout cela pour moi c'est une chose qui se fait automatiquement c'est mon cerveau qui me le dicte je n'ai pas à réfléchir pour l'avoir nous l'avons naturellement à la naissance un besoin naturel nécessaire pour vivre, ou survivre.
Maintenant pour moi les besoins ce n'est pas une question que je me pose me concernant cela me passe au-dessus de la tgrrrrrrr aaaaaaaa éme mom papa aaaaa grrrrrr je reprends : tête rien que de me poser la question de ce que je peux faire, ou avoir besoin pour moi m'effrayais, je crois aussi que c'est un problème de responsabilité que je dois prendre envers moi et surtout de ne pas me tromper et cela me fait peur, ce n'ai pas non plus une question de fainéantise.
Je suis plus regardante pour les besoins des autres, comme par exemple mes amies et pour mes enfants je suis toujours à la recherche de ce dont ils peuvent manquer ou pas je suis très à cheval là-dessus, je pense que c'est une chose importante pour les aider à grandir et être heureux et pour qu'ils apprennent à s'aimer eux et pour qu'ils puissent se faire accepter et là je n'ai pas peur.
Maintenant concernant mes besoins, je crois que comme j'ai beaucoup de mal à m'estimer à m'aimer, donc je fonctionne avec le minimum, je pense aussi que mon corps à été habitué comme cela dès ma naissance. Il a grandi sans rien demander en plus je crois aussi que nos besoins sont mis en place par rapport à chaque personne, nous sommes tous uniques on ne ressemble à personne donc nous n'avons pas tous les mêmes besoins et cela aussi ressort à différents degrés pour chacun et je pense que notre mode de vie en dépend aussi.
Maintenant oui nous avons tous besoins de choses fondamentales, comme par exemple se faire plaisir, se divertir et bien là j'ai du mal à le faire je le fais mais dans des moments, des occasions inattendues ce qui se présente très rarement, par contre j'ai un grand besoin et cela concerne la propreté sur moi, je suis très exigeante dessus, j'ai besoin de sentir bon, de me maquiller légèrement là je pense que je mets le prix concernant les produits de bains de parfums ou de maquillages par contre, concernant les vêtements je reste simple je n'irais pas chercher des choses qui me mettront en valeur pour me faire remarquer, et cela j'en ai un réel besoin : passer inaperçue, pourtant il y a cet aspect en moi qui cherche toujours à se faire aimgrrrrrrr é e é e é e é e é e ele é e é e grrrrrrrrr é e é e t e u e é e é e é e é egrrrrr je reprends : aimer ou à aimer les autres, je sais que cela fait partie des besoins mais là, c'est pareil, je crois que comme je ne sais pas me mettre de limites cela peut, à force, devenir un besoin toxique et étouffant.
Comme pour le danger je pense que parfois il m'arrive d'avoir des comportements qui me mettent dans des situations de danger, trop de médicaments, mal manger, faire quelque chose, qui en fin de compte représente un danger pour les autres ou pour moi, mais ce ne sont pas des situations involontaires, mais aussi le danger est pour moi un besoin. Je me dis que cela nous apprend à évoluer de savoir ce qui est bon ou pas pour notre vie mais là c'est pareil aucune limite donc ce besoin là est-il positif ou négatif quand il est là ? Un besoin qui est pour moi très important c’est la sécurité, être en sécurité une chose que j'ai besoin de ressentir tous les jours et cela c'est une recherche perpétuelle, c'est pareil nous avons tous besoin et capable de savoir de prendre des décisions dans notre vie pour vivre/
Et bien là, prendre des décisions me concernant pour mon bien être je ne suis jamais sûre de moi donc j'ai du mal à prendre alors dans ces cas là cette décision et on la prend pour moi, ou alors on m'aide, exemple pour ma santé une hgrrrrrr é e é e é eé ele é e é e é  e grrrrr je reprends : hospitalisation là pareil je suis capable sans hésiter de prendre des bonnes décisions pour mes enfants par rapport à leurs besoins.
Un autre besoin que je ressens depuis peu et qui est nouveau, c'est de me sentir exciter, et de dire aux autres personnes aussi que j'excite et que je suis capable de faire c'est plus ce coté là que je veux qu’on reconnaisse. C'est ce que je fais en ce moment, avec le travail sur moi même avec Emmanuelle et cela me fait du bien je le ressens en moi, je me rencontre que j'avais une vie avant certes très chaotique mais voilà Béatrice excitait et que je dois le reconnaître et cela par contre pour moi c'est un besoin essentiel de continuer à le ressentir, je ne recherche pas l'attention le besoin d'être admirée, non je n'aime pas être au devant de la scène. Là cela me ferait souffrir plutôt qu’autre chose.
Maintenant concernant le besoin de parler de s'exprimer, j'ai du mal cela me cause un souci, pourtant c'est un besoin important pour nous tous de se faire entendre de s'imposer dans une situation mais à chaque fois je me sens petite.
Voilà en gros se que je peux dire sur les besoins, mais expliquer le pourquoi là j'ai un problème. Je sais que nous avons tous besoin de cela « des besoins » qui nous aident à vivre ou à survivre mais je pense que pour moi comme je suis une éternelle insatisfaite dans ce que je fais et bien mes besoins ne seront jamais assez suffisants pour me satisfaire mais c'est pareil cela s'apprend pour les mettent en appui.
Je pense que c'est une chose aussi que je reverrai retravaillerai dessus plus tard pour voir s’il y a du changement concernant ces besoins que je ne cerne pas encore bien pour moi.
Mon dessin,
En deux parties, la première ou il y a plein de couleurs cela représente une personne homme fleur car, pour moi, les fleurs représentent la vie et évoluent avec les saisons et ont besoin de soins aussi et l'homme qui est capable de savoir et de reconnaître ses besoins enfin normalement. De lui ressortent plein de racines, les begrrrrrr é e é e é e  éele é e é e é e grrrrrrr je reprends : besoins comme pour manger, travailler, parler etc. et il y a un arrosoir, ma façon à moi d’expliquer que cela demande à pousser en nous à vivre et qu’il faut les entretenir et l'autre partie cela me ressemblerait un peu plus je trouve. C'est une personne qui n’est pas très bien constituée à l'intérieur d'elle à cause de ce manque de besoins qu’elle ne trouve pas et à réussir à mettre en place d'où ce minuscule corps et cet arrosoir qui est là aussi et qui essaie de l'arroser pour l'aider, mais pas de bonne réussite.
_________________________

dimanche 10 février 2013

BD – Groupe de parole sans thème

Ce matin en me réveillent les premières paroles dans ma tête étaient « ne flippe pas ‘calmmosse’ c'est samedi et tout va aller. »
J'avais pas mal de choses à faire dans la matinée mais tous réveillés trop tard. Alors comme d'habitude le calme qui dans ma tête a tourné en énervement mais pas d'angoisse un bon point, nous avons couru à la Fnac, acheté les deux bouquins que le docteur L. m'avait conseillés, j'y tenais énormément, mais à la sortie du magasin ma grande fille et moi nous nous sommes arrêtées à la parfumerie Douglas. J'adore ce magasin, un moment de complicité avec ma grande fille qui avait pour une fois lâché ses bouquins, ses cours, j'étais trop contente, mais malgré tout dans ma tête ça tournait et l'inquigrrrrr é e é e é ele é e é e grrrrr je reprends : l'inquiétude augmentait. Je me posais la question : quel était le thème d’aujourd'hui ? moi qui le sais à chaque fois et bien là surprise.
Le groupe commence à 14h30 je suis arrivée vers 14h20 et pas dissociée pour une fois juste un peu angoissée, j'ai foncé comme une folle jusqu'à la porte de l'entrée de la salle, où là, avec stupeur je me suis rendu compte que les têtes que je finissais par bien connaître se portaient absentes pour cette fois-ci. Je n'avais plus mes points de repères, juste l'animatrice qui était là. Je n'étais plus rassurée et je me suis posée la question « tu pars maintenant ou tu restes » le choix s'est fait très vite : le groupe allait commencer pas le choix je devais rester. J'ai foncé sur la première chaise que je voyais de libre.
Sur le tableau je découvre le thème et là catastrophe et rien ne me rassurait. Plus je lisais les questions et plus je me sentais petite envers les autres membres du groupe. Je me suis calée dans sur la chaise et j'attendais, tout le monde avait des choses à dire. Pour l'instant pas de silence, j'arrivais toujours à suivre et pas d'absence en moi je jubilais de joie, j'étais présente et consciente de la situation jusqu'à présent pour moi c'était un grand pas. Je voyais l'anigrrrrr é e é e é et eu e é e é e é ele é e é e é e grrrrr je reprends : l'animatrice du groupe qui me regardait et qui me faisait des sourires de temps en temps. Une façon à elle de me dire je suis là ne t'inquiète pas mais en moi commençait à surgir cette foutue angoisse qui me faisait comprendre « tais-toi tu vas encore dire n'importe quoi ».
Cette foutue angoisse qui me met une barrière inévitablement, je flippais à mort mais toujours pas d'absence, mais les paroles des autres me touchaient énormément. En moi je me retrouvais dedans moi tout craché dans les situations.  Je vivais et je ressentais ce que les autres expliquaient, je buvais leurs paroles, mais moi impossible de sortir un mot de ma bouche je me disais pourquoi parler ? Ils disent et expriment exactement tous ce que je ressentais en moi, alors pourquoi parler, pour moi c'était sûr ils arrivaient tous à rentrer dans mon corps et dans ma tête et à expgrrrrrrr éme mom papa aaaa grrrrrr je reprends : exprimer à ma place toutes ces sensations que je ressentais qui étaient si fortes et qui me touchaient beaucoup, que je n'arrivais pas à sortir de ma bouche.
Ils faisaient ce travail à ma place mais je me sentais bizarre, je me disais en moi il se passe quelque chose de pas normal un genre de manque et je n'arrivais pas à savoir quoi mais pourtant je me suis demandée si c'était pas le son de ma voix qui manquait et qui devait normalement se mélgrrrrrr é e é e é ele é e é e é egrrrr je reprends : mélanger avec les autres personnes et là, subitement le BLANC...
quand je suis revenue à moi je sentais les larmes monter le long de ma gorge je me suis mise à regarder droit devant moi et après sur les cotés et là subitement la pause je n'avais pas compris.
L'animatrice est venue me voir m’a pris par l'épaule et m’a demandé si elle pouvait me faire un bisou. Bien sur je n'ai pas dit non, je pense qu’elle avait vu que j'ai eu une absence et que j'étais paumée et que cela faisait plus d’une heure pendant laquelle je n'ai pas parlé du tout. Une personne du groupe a seulement dit Béatrice aujourd'hui va pas très bien, mais rien de méchant dedans et rien d’agressif envers moi. Le groupe a repris et quand je me suis rassise sur ma chaise et bien là encore un blanc et une grosse fatigue et mon mal de tête apparaissait de plus en plus fort.
J'ai essayé de reprendre le fil des conversations, mais je n'entendais que des mots du genre c'est difficile, travail, agressive, croyance, je suis nulle, mais de quoi on parlait ? je n'arrivais plus à suivre du tout, je regardais autour de moi je me sentais perdu, à part, expulsée du temps présent, j'étais sur ma chaise tétanisée et remplie de colère. J'avais encore foiré, et je ne me donnais pas non plus de me donner le droit de parler, de crier au secours aidez-moi je ne sais pas ou je suis, je me suis recroquevillée sur moi-même pour me mettre en sécurité j'avais peur que l'on me fasse du mal, j'entendais ces voix sortir encore et encore dans tous les sens de la pièce. L'ambiance n’était plus la même, je me croyais dans une cour de récréation tellement que cela résonnait dans ma tête, j'étais très mal, je ne regardais plus personne et je n'arrivais plus non plus à mettre les noms des persongrrrrr é e é e é ele é e é e t e u e é e é e é e é e grrrrrr je reprends : personnes qui étaient autour de cette table qui pour moi était d'une grandeur infinie sans fin et dès que je voulais bouger je sentais mon corps qui était trop lourd je ne sentais plus le bout de mes membres j'avais l'impression qu’ils n'existaient plus. Alors je n'osais plus bouger j'avais trop peur pour moi cette sensation était réelle et elle me faisait mal j'ai attendu la fin du groupe comme cela, prostrée sur ma chaise. Mais quand je me suis levée je me suis aperçue que j'avais fait un peu pipi dans ma culotte. J’ai fait comme si de rien je ne voulais qu’une chose : rentrer dans mon cocon familial chez moi.
Pour finir je voudrais quand même dire que je trouve que cela c'est mieux passer que la dernière fois, par contre dès que l'angoisse surgit là c'est terminé et c'est dommage que cela me mette dans un état pareil à chaque fois. Mais je vais bien finir par y arriver à être présente pendant tout le long du groupe car à cela aussi je vais m’accrocher pour le faire.
_________________________
Autres billets sur les groupes de parole
BD – « Sous gagnance et dénigrement » – Parvenez-vous à penser à vos besoins ? Pourquoi ?
BD – Au groupe de parole – La détresse des absences
BD – « Sous gagnance et dénigrement » – Quelle opinion avez-vous de vous même ? Et des autres ?
BD – « Sous gagnance et dénigrement » – Quelle opinion avez-vous de vous même ? Et des autres ? 2

dimanche 13 janvier 2013

BD – Au groupe de parole – La détresse des absences

Samedi 12 janvier 2013
Aujourd'hui groupe de parole : le thème la procrastination. Tout d'abord ce mot je ne le connaissais pas, il m’a énormément perturbée, je ne comprenais pas le lien avec l'insecte, même encore ce soir. Ce matin j'étais dans tous mes états, sale nuit, impossible de dormir, de me détendre dans mon lit, de faire la grasse matinée. Trop énervée, trop sur les nerfs, donc les pulsions, elles sont venues me dire bonjour, venues me titiller et quand elles sont là elles s'installent et je perds tout contrôle.
Donc comme je vous l'ai dit : énervée plus, plus avec l'augmentation du traitement et cette façon de toujours luter. Le résultat : je ressemblais à un zombi et impossible de me calmer. L'agressivité était aussi au RDV. Je sautais partout, je me battais contre du vent, impossible de savoir ce que je voulais. Je sautillais d'un pied sur l'autre ce qui a augmenté mon angoisse encore plus, je savais que j'avais groupe de parole aujourd'hui. Je devais sortir, mais je ne sais pas si c'est cela qui m’a mis dans un état de délire comme ça, mais voilà le mot "stop" a fait irruption avec Emmanuelle dans sa conversation et là un immense frisson a saisi mon corps. Là les frissons ne m’ont pas fait effet comme d'habitude. Cette sensation était différente, je ne sais pas pourquoi, mais je sais qu’en moi les palpitations étaient très fortes plus que d'habitude aussi. Ce changement a été net. Complètement déroutée.
Finalement je suis allée au groupe de parole mais je me sentais très mal et trop tard pour annuler. Arrivée sur place, je suis restée figée, devant la grande porte de l'entrer de dehors, j'étais un peu en retard. Devant cette porte j'avais l'impression qu’elle était fermée et qu’elle me disait interdit d’entrer, pas le droit. Mon ami était parti, j'étais complètement angoissée, je me suis mise à pleurer, dans ma tête je n'avais plus l'instinct d’appeler une personne ou de crier, crier à l'aide. J'avais envie de vomir. J'étais en sueur alors que dehors il faisait froid. Je ne sais pas combien de temps cela a duré, finalement je suis rentrée. Mais là je ne reconnaissais personne, je ne me rappelais plus non plus des noms des personnes. J'étais complètement déstabilisée, des tremblements partout, impossible de ne pas voir ma main trembler. La personne qui anime le groupe m’a demandé de m'assoir à coté d'elle. Je ne sais pas si elle s’est aperçu que je n'allais pas bien.
Nous avons commencé à échanger tous ensembles. Moi j'essayais de me cramponner, toujours à l'intérieur de moi ces tremblements qui à force me faisaient mal. J'ai un peu parlé.
Je leur disais que avec ce mot : procrastination, cela me faisait penser à une procréation, faire quelque chose obtenir un résultat et puis à un moment j'ai dit que je ne comprenais pas le rapprochement avec l'inceste, même qu’à un moment, je me suis posé la question de savoir si j'étais normale. Pourquoi avoir une telle réaction, je ne savais pas. J'ai dit que je ressemblais à une vache dans un pré en train de brouter l'herbe. Je me noyais de plus en plus, j'étais à côté de la plaque. Mes absences sont apparues, je me sentais très très mal.
En revenant à moi, j'ai écrit sur une feuille : je suis paumée et je l'ai passée à l'animatrice du groupe. Elle m’a regardée. J'avais très chaud subitement. Elle m'a répondu de prendre des miettes de pain… je ne comprenais pas ce que cela voulait dire… je ne savais plus, impossible de réfléchir. Elle s'en est aperçu et elle a rajouté : comme le petit poucet ! Et là oui, je comprenais. Essayer de prendre des petits mots par-ci par-là pour pouvoir suivre. Mais voilà impossible de capter quoi que ce soit. Impossible, et j'ai refait un mot et là j'ai marqué que je coulais et que j'avais de grosses palpitations. Je n'en pouvais plus, elle s'en est aperçu. Je la voyais que m'observais du coin de l'œil et moi, dans ma tête, je me disais : pourvu que cela n'aille pas plus loin cette crise.
Je crois qu’aujourd'hui ça a été l'apothéose et que le groupe a vu que je n'allais pas bien, car quand je voulais prendre la parole, je ne savais plus ce que je voulais dire. Le blanc, ce blanc que je hais quand cela m'arrive en public et ça m’est arrivé plusieurs fois et je m'excusais encore et encore et l'animatrice disait que ce n'est pas grave. Peut-être mais moi j'étais pas bien et pas à l’aise, et j'avais cette envie de dormir qui était très présente aussi. Je n'ai pas pu reprendre le fil de la discussion. Impossible, j'étais complètement larguée et une autre chose m’a perturbée encore plus : j'avais devant moi mon thé et je me rappelle avoir dit à l'animatrice qu’il n'y avait pas de dépôt au fond comme la dernière fois où je me voyais en train de couler. Elle avait compris ce que je voulais dire. Mais quand je me suis sentie terriblement mal et quand là, j'ai regardé de nouveau le fond de ma tasse de thé un dépôt est apparu. Pourquoi avais-je regardé ce thé ? pourquoi je ne sais pas. C'était comme un signe pour me prévenir que je n'étais pas bien ou alors pour me le confirmer. Je n'en sais rien, mais là ça m’a achevée. Je ne pensais qu'à une chose : m'enfuir très loin. J’avais une peur terrible qu’il m'arrive quelque chose et je voulais fuir cette pièce, je voulais fuir, j'avais trop peur de ces réactions anormales, j'avais surtout peur qu’elles apparaissent et que je fasse du mal. Je n'arrivais plus à respirer non plus. Cette douleur contre ma poitrine était revenue. Alors là je me suis levée et je suis allée aux toilettes. J'ai du y rester longtemps, je n'en sais rien, mais l'animatrice est venue me voir et m’a demandé à travers la porte si j'allais bien. Je lui ai répondu que j'avais très mal à la tête, elle m’a demandé de ne pas rester enfermer longtemps. Elle s'inquiétait et là, mes doutes étaient confirmés, je suis sortie et retournée dans la salle. Elle m’a dit que j'avais perdu beaucoup de fois le fil, que c'était flagrant, mais que voilà, elle comprenait. En partant, elle m’a dit qu’elle m'appellerait pour avoir de mes nouvelles. Je ne sais pas ce qui a déclenché ce mal être total, peut être que c'était la suite de ce matin et que mon énervement, je n'ai jamais pu le gérer de la journée, je ne le sais pas. Une chose est sûre ce soir j'ai toujours ce mal être et mes tremblements et cette épuisement est de plus en plus fort et présent et cela me fait peur, je ne sais pas ou je vais comme cela.
_________________________