« Si vous traitez un individu comme il est, il restera ce qu'il est.
Mais si vous le traitez comme s’il était ce qu'il doit et peut devenir, alors il deviendra ce qu'il doit et peut être. »

Behandle die Menschen so, als wären sie, was sie sein sollten, und du hilfst ihnen zu werden, was sie sein können.

J. W. von Goethe, Faust I

Art Therapie Virtus

mardi 5 mars 2013

Camille Camomille – Présentation de Camille

j'ai comme tout le monde un état civil, c'est la loi qui le veut, ça peut être pratique si l’on vous condamne a priori avec preuves à l'appui ; mes parents y ont pensé sévère !!!!!
trève de palabre il faut donc que je me présente et je déteste cela, toujours l'impression de me livrer, de me mettre toute nue sur la table pour le dessert avant que mes adultes barbares ne me reluquent me sodomisent et me photographient… eh ouik, c'était pas top en 1979 après anne-lyse…
J'ai un tas de prénoms, pseudos et je peux vous fabriquer en un tournemain un avatar à l'envi!!
mais cela ne m'amuse pas.
à la vérité je suis fatiguée, épuisée, out

la vie on va dire
mais aussi usée et mon humour a des trous dans les chuassettes.
perte de poids maximale qui va dans le sens du deuil de ces années à souffrir dans une solitude confirmée régulièrement par des entourages en souffrances dépassés par la violence de mes terreurs.

J'ai eu une vie pas top pour débuter, mais vous connaissez cela autant que moi, vu que ce blog traite d'inceste… on a mal comencé notre enfnace niveau vie…
Moi j'ai été maman à six ans, un truc de folie… présenté comme cela, je peux (encore) passer pour mytho, mais rassurez vous j'ai une bonne psy qui m'aide à me vacciner contre les jugements hâtifs des autres et comme le cancer, la apranoia et la souffrance ne son tpas des mst… ou des virus aliens…

Mais revenons à MOI JE PUISQU’IL FAUT y passer
ma mère était genre assistance sociale sm et flic avec moi, passage à tabac et tortures en tous genres pour me faire avouer que j'étais coupable !!!! d'être juste là devant sa tronche de cake amlodorant (elle fumait des gitanes et puait le wisky)

sa bêtise n'est pas transmisble mais sa violence !!! whatcha oh que si mon dieu et my godness !!! bref elle m'a pourri ma candeur et c'est répugant.…
… Si vous saviez comme j'ai eu mal moi, d'être maman à 6 ans !!! et je ne sais pas lire ni écrire à six ans et je dois m'occuper de "mon bébé" (mort inconnu de quatre ans, j'y reviendrai) et en plus on me dit que c'est moi qui maltraite la reine mère, ma mère, Mère avec la majuscule qui fait si peur malgré son grotesque… elle faisait 1 mètre de plus que moi, n’oubliez pas, quand j'étais à ses genoux…
j'étais passible de diète prolongée et nourriture avariée en cas de disette agravée si j'exprimais une colère ! ! !  !! !
par caprice aussi on s'amusait à me nourrir bon gré de force de la spatule dans la gueule de petite file, du canigou pour berger allemand
mais si tu vomis ben t'as qu'à lecher…
je suis une fillle qu'on pourrait qualifier d'indigeste, d'où la violence du rejet que j'inspire quand j'oublie d'user de mon humour irrésistible, la seule arme à peu près qui m'ait épargnée de la mort précioce dès la pré puberté…
  je faisais de très grosses colères… mon nombril avait de l'importance et puis j'étais du genre kamikaze, l'injustice me rendait folle et je fonçais dans le tas dès six ans… les enfnats sont très courageux et je salue la petite Anne qui a quand même eu ce culot face à son ogresse de lui dire non en hurlant, sachant qu'elle allait recevoir un nombre de coups de cravache dans le dos ensuite, calculé au prorata des décibelles exprimés à l'encontre de son urne sacrée, son ventre maternel, sa moman : Mère.
La petite fille qui est très en colère c'est la petite Camille, la petite fille de son papa qui est mort quand elle ne savait pas lire, quand elle n'était pas née… ben oui, ma mère loye a découché si bien qu'on ne sait plus trop à quel saint se vouer pour m'attribuer un gène récessif… Camille liosu, un peintre, présenté comme croutard est mort devant son ventre avec un bébé, moi dedans… c'était pratique et cela allait inspirer le "papa" je veux dire l'époux légitime de ma mère l'ogresse

Skrek 2 le retour ! un pur film d'horreur ce walt disney !
Cendrillon peut aller se rahbiller à côté Anastasia et Javote sont des saintes…
et leur moman un regard de miel qui chavirait tous les cœurs…
Ma mère, la Fiona, donc, ma mère loye (oui, elle m'obsède, pas vous ?) voulait sa poupée et j'étais là, un truc organique dans le bide qui allait tomber des nues un de ces jours… moi j'y pouvais rien j'étais un bébé en devenir, un foetus  (je suis sûre que j'étais déjà jolie fœtus !!!!).
Ma maman elle s'appelleait Elise et comme je déteste d'être la plus douce que les autres et de devoir faire rire la plus petite (la benjamine, Marie-Aude) alors que le soir c'est la Reine, c'est la maman qui vient me mettre ses doigts dans la zezette.
Oui j'étais son joujou adoré ! Une poupée vivante… les sacs sont à droite à l'entrée…
J'aime pas ça et je saigne à chaque fois mais elle s'en moquait elle ne m'aimait pas alors mes pleurs et mes regards de sos, on va dire que ça l'encourageait plutôt à devenir sophistiquée dans l'art de torturer, mais certainement pas pour réfreiner des pulsions morbides d'anéantir une vie en construction au stade 0 du moi…
Le monsieur! le mari de l'ogresse j'en viens là, ce monsieur qu'il faut appeller Père (mon papa c'est Camille, le peintre, qu'on a même agraffé ses tableaux sur le salon car mon papa est mort* je me répète mais je tiens à ce détail de mon histoire)

Père c'est le monsieur, le mari de Mère, mais c'est aussi tous les autres hommes adultes qui viennent me violer dans leur hôtel particulier transformé en lupanar pour pédocriminels à la hannibla lecter… et ils sont tous différents, interchangeables, on dit communément entre adultes.
Mais là j'ai 6 ans et j'ai envie de pleurer, j'ai pas le droit de toucher à mon nombril car c'est sale !
Non !! mère elle refuse.
Elle me met toute nue et après à genoux et elle me laisse saigner… peut importe où ce qui lui importe c'est que je prenne conscience que le sang c'est quelque chose qui m'appartient et qu'il faut qu'il coule… le plus terrifiant est bien sûr celui du sexe… je ne sais même pas à six ans, mainteanue dans une ignorance crasse que les enfnats ne passeront pas par le nombril quant à mon tour il faudra que je dresse des esclaves infantils dignes de la fietré de ma génitrice Elise…
Les messieurs sont là pour s'amuser à me dire à l'oreille : "(((((((((((chut, t'es juste une petite vierge, eH ! p'tite !!!
Il y a un autre espace temps à mes six ans et c'est  l'école… alors on se pince les fesses avec Magalie et je déteste les barbie.
Katia,  refuse que je CROIE encore au père Noel, mais si Dieu n'existe pas vu que c'est Satan qu'on me met au fer rouge la nuit et les samedis les noces barbares, je fais crois ???????????????? j'ai bien eu un papa un jour qui a aimé ma maman ? non ?
oui mes parents aimaient bien les hsitoires d'exorcisme, ça les faisait jouir ; surotut quand je hurlais de douleur et mes copains et fères et soeurs de galère de 3/4/8 ans, à qui on ne pouvait rien dire et serrer les dents
c'était un réseau…
Mon papa le vrai il est mort dans son atelier de peintres, il s'appelait Camille Liosu.
d'ailleurs je m'appellele CAMILLE camomille
vous trouvez cela rigolot ?
Moi j'adore  !!  ! ! !!  pourquoi ? ben parce que Camille c'est mon quatrième prénom, avant il y a Françoise pis juste après le prénom d'un autre amant de ma mère.
Elle croyait qu'elle était vierge alors elle les a toutes appellées, mes deux soeurs, Marie-chiose…
Moi je suis un Ane et j'avance pas à coup d'insultes ou de cravaches et de coups de pieds aux fesses. Même le martinet ça marche pa ! pa pa !
ça me rend bègue et après quand je dis madame, ça fait débile (sobriquet chevillé aux larmes ad vitamaeternam)
Médéme ma maman ordonnait :   avoue ! et après elle me fouettait.
J'ai été violée dans la ruelle de son lit par les hommes qui ne m'ont pas faite, ni par papa, le père Shrek l'infâme Mengele ou si vous préférer ce bon docteur D…
Mon papa il ne m'aura jamais violée !! et ça c'est la bonne nouvelle de cette journée qui a commencé dans la peur panique : vous savez pourquoi ?
le père que je me suis choisi pour modèle, Camille Liosu, le papa de Camille camomille qui savait si bien faire de beaux dessins au crayon, il a chosi mon prénom et comme une révérence élégante il est parti au ciel des héros du gribouillage et de la gouache sur le visage juste avant le grand déballage du bébé ensanglanté dans la poche des eaux préalablement perforée par de sages femmes…
Après je suis née et j'ai été violée et martyrisée.
Mais si papa est mort, Père m'a violé, certes, le pater fmilias y a mis sa longue proéminence turgescnte dans mes orifices de petite enfant nue
Oui, mais!
 Si papa est mort alors je suis encore quelqu'un qui peut vivre, madame, (je m'adresse au fantôme de ma mère qui ne veut pas me lâcher, pire qu'un poisse ou un mauvais oeil)
"Mère, je vous prie de m'excuser d'avoir exercé tant de hargne à votre encontre, je pensais que vous étiez morte dans mon coeur, Elise je voulais un post scriptum !!!"
Mais hélas,  elle ne m'a laissé qu'un cendrier froid, un tas de mégoits déclinés en urne funéraire violettes et pailletée d'or…
Ma dernière lettre à Elise, ouverte avec un sécateur sera donc celle-ci :
"madame, vous ! oui vous!
n'allez pas vous en sortir pour un si bon compte
tout d'abord adieu
vos circonvolutions ne me fatiguent pas elles m'épuisent, elles me tuent me flinguent, je vous hais à un point qui dépasse l'entendement !
Oh ! pas besoin de me démontrer la violence à coups de laideurs
rien que votre nom résonne en grelots de couilles molles
pardons !
mille pardon !

P comme papa
ça  me ramène, madame, à la lettre paradoxe

et je vous hais
ça m' a réveillée fissa!!!
ah oui, je réveillais  vos esgourdes à 5 hueres 5 par mes pleurs !!!
mais madame je vous émascule, il était  l'heure de la casserole !

en attendant il est mardi !
mardi, je dois me dépatouiller seule avec cette gamine qui a 469 ans ans et qquelsques larmes de crocodiles (moi-même)
oui!!!
je sais

mais vous frisez dans la dentelle !

et pour finir, je vouliais et tenais à vous dire
oui, pour votre gouverne
cette Sophie de malheur !!!!
la comtesse Rostopchine  beaucoup souffert et s'est trouvé le psuedo Ségur
Elle a été fouettée par votre ancètre en ligne droite, punie d'avoir été comme moi d'avoir été modèle bon à jeter!

Sophie enfant à découper les poissons rouges vifs
s'est perdue… j'ai beaucoup pleuré de sa noyade quand elle a dû dire au revoir à sa maman qui au moins l'humiliait sans la violer.…

Mère enfin, si  vous m'avez lâchée comme une tourbe !!! espèce de tromperie de falope autodidacte qui parle comme une peruche ou une linote,

toutes les langues et qui s'en morgue!

mère Elise je vous tue
je  la noie et l'enfante à coups de Jésus !!! dans vos entrailles mais les miennes vous sont fermées, désolée, je n'aime ni les ris de veau ni les rognons au porto !

 Moi, Camille camomille elle peut plus aller sur fb
elle est forcée de quoi ?

papa,  "camille" ça vous fait pleurer ??????????? pourquoi donc allons ?
mais me lâchez pas maintenant sinioon je fais pire que vous estropier !

j'ai pas eu le temps de parler à Jean e fifi jaune d'œuf qui avait si peur d'être pd!!
oui papa n'aimait pas les pd comme tous les gens très collabos post guerre.
ni les juives et les noires +++++ à tuer

sa petite juive fille c'était moi Camille camomille
fille du ventre d'Elise et de la graine de elise
et de celle de liosu peintre inconnu, veillard non stérile et aiamnt observer par les yeux et les ouies.

j'ai des crampes et crevette (mon chat groutte) à force d'écire, veuillez m'excuser.…

je ne vous direz pas Mère que j'ai cette trouille d'être abandonnée si clichée car universelle, non !
"
mais je n'ai "que 36 ans

tout cela est arrivé de la salle de bains

comment je ne me suis pas rompue la nuque huit ans après le premier infanticide sur moi bébé ? sur les  marches en béton du perron ?
c'est pas du joli joli et j'ai eu très peur.

elle a pleuré
maman !!!!! la petite camille, la petite nini si petite aux os fracturés !
mais non !!!

paradoxe !
votre po-ème était à chier madame feu ma mère, et vous n'aviez pas ce droit
merci médéme je n'oublierai pas le cabinet de fleurville où on enferme ses doléances en pleine nuit bouclée à double tour avant la correction sur le corps à zébrer de plaies saigantes (fouet)
des doléances ??????????
et des punitions !!!!!!!!!!
le fouet est le meilleur des maitres pour tous les bourreaux d'enfants, pas besoin de littérature ! vous êtes une oie feu madame ma mère loye !

je connais la chanson
pour finir je voudrais rétablir une vérité : mesdames les bourreaux de petites filles :

mais la p'tite sophie elle s'est noyée en voulant achever le bébé hérisson au début il se noyait
elle voulait bien l'aider
puis Marguerite affolée l'a forcée à aller trop vite
paf sur la tête elle a glissé
ses cuisses dans la boue
son éternelle chemise de communiante blanche salie par de l'eau kakie lui a valu la fessée
ça fait maaaaaaaaaaaaaal

Alors madame maman

a r r e tez car  c'est un ordre

Dominique – La pute du temple

Récemment, j'ai reçu une photo de moi envoyée par Gisèle, mon amie d'enfance. Sur la photo, j'ai 15 ans, les cheveux aux épaules, retenus en mie queue par un ruban de satin, une jupe années sixties pied de poule plis creux, petit pull rose bien sage, on est sur un banc du temple protestant, sûrement dans l'attente de notre préparation de communion solennelle.
De mes quinze ans, j'avais gardé cette image idyllique d'une jeunesse romantique à lire Le Grand Meaulnes, Tourgeniev, à déclamer du Corneille et  passer une retraite de Pâques au milieu des jonquilles et des agneaux, quelque part en Bourgogne. Gisèle et moi, on rit sur la photo, pourtant déja j'avais fui l'objectif, mon visage est tourné de l'autre coté, on sent une raideur dans ce corps trop grand pour son age, ses bras trop longs qui ne savent pas ou se mettre. Gisèle rit à gorge déployée face au photographe, inconsciente de l'envers du décors.
Ma Dominique de 15 ans  a déboulé dans ma vie, un matin que j'épluchais des légumes. Oublier ce film à la con, dit-elle, elle m'a balancé la vérité en pleine figure. Je l'entends me dire "Je suis la pute du temple".
Cette phrase me replonge immédiatement dans une scène éffacée depuis des lustres, j'étais le bouc émissaire au temple protestant. Le mercredi, il y avait étude biblique. Le pasteur rendait les copies. Le thème "la porte étroite. J'avais eu la meilleure note. Trop bonne note. Le pasteur m'avait accusée d'avoir triché, pompé sur un bouqin. L'hostilité grondait parmi les autres élèves, tous issus de la bourgeoisie Dijonnaise, mes frères étaient là eux aussi prenaient part aux moqueries. Ce jour là, j'avais un rhume. Je toussais, une toux grasse qui avait fait dire à l'assemblée "elle nous dégoute". Après le cathé, mes frères m'ont tendue un guet apens. Ils m'ont fait monter dans une voiture, un des petits bourges m'a sauté dessus. C'était normal. J'étais la pute du temple.

En un éclair, un flash back d'une seconde, j'ai eu le temps de discerner une masse noire qui me fonçait dessus, le pasteur. Son torse fond sur moi, je ne m'y attendais pas, une terreur glacée m'envahit. Je n'ai pas le temps de fuir, fuir au plafond comme la nuit chez moi, je vois le carrelage blanc du sous sol du temple, je sens la présence des autres "retraitants" de communion, ils savent, quelque part ils savent, mais c'est mieux que ça tombe sur moi, d'ailleurs mes frères l'ont déjà fait comprendre, que je les dégoutais, que j'étais dégoûtante. Je n'ai pu que fuire à l'intérieur très loin ; on n'en a plus jamais reparlé de cette retraite.

Mais ma Dominique de 15 ans ne veut pas qu'on lache l'affaire comme ça ; Ce pasteur, il s'en est tiré, il a même eu la légion d'honneur. La Dominique de 15 ans est restée toutes ces années emmurée, les cheveux hirsutes, elle ressort aujourdhui et crie vengeance, vengeance pour ces viols, pour ces petits cons de bourges qui après ça n'ont plus arrêté de l'humilier, l'ostraciser, la traiter de pute.

Alors la Dominique de 15 ans dit oui, je suis la pute du temple, ne me parlez plus de religion, de lieu sur, de Dijon, de temple, de Bouddhisme ; Dominique adulte est devenue Bouddhiste, elle a remué ciel et terre pour trouver un maitre, un maitre véritable qui ne pense pas sexe, fric, honneur, célébrité. Elle l'a trouvé mais ne comptez pas sur moi. Je porte encore un enfant mort dans les bras, j'ai vu trop de sang, trop de trahison.
Dans le sous sol du temple, il y avait un labo photo, tenu par mon oncle, pédophile notoire.Voila, vous avez déja tout compris. Je n'en ai que deux souvenirs : moi penchée dans le noir sur les négatifs plongés dans la cuve de développement, et l'autre autre flash back d'épouvante ; mon oncle me ramène au local des bateaux (il fait aussi l'animation kanoe kayak aux scouts protestants) ; il a arrété la voiture a mi chemin, la même épouvante glacée me gagne et m'oblige à lui faire quelque chose, ce n'est pas clair, il est question de levier de vitesse. Sinon, "c'est avec le manche du marteau, si tu parles quand on arrive au local".

Ma Dominique de 15 ans ne sait pas qu'elle peut pleurer. Elle ne se sent en sécurité que dans son monde de portes blindées codées, un monde de hard rock, de films gore, de violence, d'anarchie ou personne ne peut faire confiance en personne. Ma Dominique de 15 ans cherche sa fille morte. Je lui récite les vers de mon maitre Tibétain sur La Grande Compassion. Pour l'instant, elle hurle "barratin que tout ça". Mon maitre sourit. Il la prend dans ses bras et pleure pour elle.

BD – Je suis perdue – arrivée de Béa

Je vous avais dit qu’en ce moment mes personnalités étaient en folie, mais je ne savais pas à quel point, mais moi depuis ce matin je ne pense qu’à mourir et à me faire du mal, tout simplement parce que cela est déjà dur à gérer : beatrisse et Grr Grr et moi Béatrice avec mes soucis, mais ce matin je crois que c'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, si j'ai bien compris les écrits qu’Emmanuelle m’a envoyés ce matin, il y aurait une Béa qui exciterait.
Elle aurait 15 ans et elle dit qu'elle est jumelle avec beatisse qui elle aurait 5 ans, je suis complètement paumée là, je suis tombée de haut pourquoi elle surgit là maintenant. Emmanuelle me dit qu’elle existe déjà depuis mes 15 ans. D'après les écrits aussi elle lui aurait parlé. Le langage de Béa est disons très effronté et d'une impolitesse que je n'ai jamais lue et entendue comme cela. D'après ses dires elle serait là pour jouer avec beatrisse et la tuer, mais pourquoi ? Que c'est aussi la première fois qu’elle parle à Emmanuelle. Elle dit aussi qu’elle a connu beatrisse très tard, elle dit qu'elle est née plus tard et que c'est beatrisse qui la fait vivre, je vous le redis beatrisse est la petite fille mal élevée et qui elle aurait 5 ans, maintenant je me pose la question suivante : est-ce que la petite beatrisse connait Béa ? 
Quand j'écris cela je suis pas mal désorientée et cette envie de mourir est de plus en plus forte. Apparemment aussi elle dit que beatrisse serait la première avoir été violée, elle dit aussi que leur papa c'était pour jouer s’il faisait cela, une chose intéressante je trouve, elle dit qu’elle a été violée par le jeune homme. Je me pose la question si elle ne parle pas de Yannick ? Elle dit aussi à Emmanuelle quelle n'est pas là pour l'aider mais pour l'embêter aussi comme elle le dit. Bizarre ! Mais pourquoi moi je ne comprends pas. Je ne comprends pas le comportement de Béa.
Emmanuelle a essayé de lui faire comprendre qu’elle devrait aider beatrisse au lieu de vouloir la tuer, l'aider à grandir et lui faire comprendre que notre papa était un homme abominable, et que ce qu’il a fait était vraiment grave, qu’il ne jouait pas avec elle. Emmanuelle a expliqué à Béa que c'était normal que beatrisse ne se rende pas compte que notre papa était méchant car elle est trop petite pour le comprendre, elle ne sait pas faire la distinction du bien et du mal, mais si j'ai bien compris Béa n’en a rien à faire de cela,  mais moi Béatrice je me dis aussi que à 15 ans on est capable de savoir le bien et le mal alors pourquoi avoir un tel comportement ? Pourquoi vouloir tuer beatrisse, sachant que mon psychiatre m’a dit aussi que beatrisse voulait aussi jouer avec moi et pour finir par me pousser à me tuer moi.
Je suis perdue, complètement désemparée, j'ai une envie terrible de me faire mal, et surtout de mourir je ne sais plus comment faire pour m'en sortir, de plus Emmanuelle m’a dit que ce matin j'ai foutu le bordel sur Facebook mais moi non je ne vois pas en quoi faisant. Surtout qu’hier je n'ai pas été dessus longtemps et j'aurais fait le souque avec qui d'ailleurs moi je ne vois pas et je ne comprends rien dans toute cette situation, elle me dépasse. Je ne sais pas du tout comment cela va évoluer. Et cela me fait énormément peur.
Mon dessin
J'ai eu beaucoup de mal à le faire, j'ai beaucoup de mal à me concentrer aussi depuis ce matin encore plus depuis qu’a surgi Béa, je suis complètement paumée, mais voilà je me suis quand même accrochée, car je ne suis pas du genre à me laisser aller, même si sur le moment je pète les plombs gragrrrrrrr é e é e é e é ele é e é e é e grrrrrr je reprends : grave comme ce matin vouloir mourir à tout prix car je vous l'avoue j'ai très peur, je suis cette petite qui dormait sur le palier et j'ai l'impression qu’elle ne me quitte plus, alors pour revenir au dessin je vous ai représenté mes personnalités, beatrisse 5 ans, GRR, Béa 15 ans et moi Béatrice normale enfin je ne sais plus trop à force.
Pour faire ce dessin j'ai pris les encres, je me suis servi de l'éponge, de mon doigt, de la paille, et le rouleau, je me suis dit que de tout réunir serait bien, c'était comme si je réunissais mes personnalités qui sont en moi, une façon peut-être pour moi de m'aider à les accepter mais je vous avoue que là je me suis laissée aller pour le dessin je crois aussi que j'en avais besoin... degrrrrrr é e é e é ele é e é e grrrrr é e é e t e u e é e é e é e grrrrr je reprends : deux ou trois petites choses, avec mes traces de doigts, j'ai pris la paille, j'ai mis du jaune, pour montrer aussi que j'ai de l'espoir sauf que d'habitude c'est du rouge, je voulais garder des couleurs vives, voilà pour mon dessin ce que je pouvais vous dire là-dessus.
Entre temps j'ai eu le docteur L. au téléphone qui m'a calmée un peu. J'étais dans tous mes états.