« Si vous traitez un individu comme il est, il restera ce qu'il est.
Mais si vous le traitez comme s’il était ce qu'il doit et peut devenir, alors il deviendra ce qu'il doit et peut être. »

Behandle die Menschen so, als wären sie, was sie sein sollten, und du hilfst ihnen zu werden, was sie sein können.

J. W. von Goethe, Faust I

Art Therapie Virtus

lundi 3 septembre 2012

Définition – Alter ego

 subst. masc.
• POLITOL. (Espagne et Royaume des Deux-Siciles). Personne à qui le chef du gouvernement délègue les pleins pouvoirs pour agir en son nom. Synon. vice-roi, vice-président.
• Fam. Personne à laquelle un particulier accorde sa confiance et qu'il charge d'agir en son nom. C'est mon alter ego, c'est un autre moi-même.
• Dans la langue commune, l'expression renvoie à l'idée de substituabilité : l' alter ego est celui qui peut faire et être à ma place. D'où l'ambiguïté : on insistera tantôt sur l'ego (l'autre moi, est un autre moi), tantôt sur l'alter (l'autre moi est un moi autre).
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People have different views on what exactly alter ego is. Here, we will talk about alter ego in the terms that it is a person that people create within themselves and relate to the person in terms of making it an ideal. Once a person creates an alter ego, they start dreaming about the same and living a life of their own with the alter ego. If you are wondering how alter ego is created, then here is some piece of information that can be of help to you.
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La définition d’un traumatisme ne dépend pas uniquement de l’événement mais de l’expérience subjective, donc de l’interaction entre la personne et son environnement. Une expérience traumatisante est toujours liée à un sentiment d’impuissance et de détresse. Il est typique pour un traumatisme psychique de se sentir absolument sans contrôle dans une situation qui est caractérisée par les éléments suivants (3) :
1. Submersion par des stimuli désagréables ;
2. Pas de possibilité de se défendre ;
3. Pas de possibilité de fuir.
Normalement, du point de vue biologique, nous sommes bien préparés pour nous défendre ou nous enfuir dans des situations critiques. Si aucune des réactions n’est possible, il reste la possibilité de se pétrifier (« freeze ») pour faire semblant d’être mort. Dans les situations sociales ceci n’est pas possible donc on peut imaginer que la dissociation, le retrait à l’intérieur, la fuite dans la fantaisie, la création d’un alter ego peut être le seul recours d’une personne emprisonnée dans une situation extrême. (3)
Le processus du traitement du contenu d’un traumatisme est caractérisé d’un côté par le désir d’oublier avec un comportement évitant la reproduction de situations qui rappellent le traumatisme et de l’autre côté par le désir de s’exprimer, de se rappeler et de parler des expériences traumatisantes. Ces deux réactions au traumatisme peuvent survenir en alternance et elles font partie d’un cycle qui maintient un niveau d’excitation élevé. À long terme, le comportement évitant empêche l’assimilation et l’intégration du traumatisme, ce qui participe à maintenir le niveau d’excitation chroniquement élevé. (3)

3. Imke Deistler und Angelika Vogler: Einführung in die Dissoziative Identitätsstörung – Multiple Persönlichkeit, Junfermann Verlag Paderborn (2005)

dimanche 2 septembre 2012

BD – Collage n° 1 – Nuit agitée

D'abord nuit agitée, j'ai fait un collage en dessin je vous l'enverrai si vous voulez mais j'ai fini par me faire du mal.
Ce matin toujours de la fièvre !!! énervée, en colère je pense que j'attends une réaction de vous, vous avez commencer à l'avoir hier matin mais le déclic n'a pas été suffisant et il me le faut se déclic vous comprenez ?
Je pense que cette envie de démolir notre relation est très forte !! mais elle vient de qui ?? voilà pourquoi j'ai besoin de se déclic ! car la vraie moi n'a pas envie car je vous apprécie beaucoup et j'aime votre façon de voir les choses même si parfois elles me mettent en colère sur le moment mais avec du recul je sais que vous avez raison !
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Bonsoir, me revoilà, je n'arrive pas à dormir...
ce tableau m'angoisse quand je le regarde je le hais !! oui il représente ma douleur mais juste une partie je crois que c'est cela qui me dérange !! cette douleur qui me bouffe de l'intérieur comme un vers dans une pomme lentement et ça fait mal !! cette douleur elle est veille mais elle est très forte et à des pouvoirs inimaginables et affreux !
Que je n'ai pour l'instant pas encore trouvé de solution pour la détourner !! alors oui je me fais du mal avec tous les moyens possibles et inimaginables et cela me calme !
Et puis il y a mes absences que d'autres appelleront troubles disso et là c'est l'apothéose ça me finit !! elles me mettent en danger aussi !! ma grande fille en a fait l'expérience avec mon ami !! à chaque fois le blanc !!! je pleure, je suis désorientée, fatiguée, et je me pose des tas de questions après du genre qu’est-ce que j'ai fait encore ! À qui j'ai fait du mal ? Et je découvre des trucs que à chaque fois j'ai du mal à gérer !
Ce qui me fait le plus mal, j'ai 3 beaux et adorables enfants et la peur que je leur fasse du mal me terrifie tous les jours et mon rôle de maman chose que je doutais déjà d'avance et bien là il est bien installé croyez moi !! L'amour que je peux leur apporter et douter dessus mais c'est une douleur que je ne peux expliquer !!!!
Je ne sais pas vraiment ce que c'est l'amour, je l'apprends avec mes enfants actuellement et eux ils m'ont apporté beaucoup mais la bonne question moi j'en suis où ???
Bon j'arrête là pour ce soir ! Et je vais me planquer sous ma couette et je vais regretter ce que je viens d'écrire ça c'est une chose certaine et comment je vais réagir encore et encore des questions !!! bonne nuit !!
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Les autres billets de BD
BD – Dessin n° 1 – Colère
BD – Dessin n°2 – Interdiction d'aimer
BD – Lettre à ma mère
BD – Collage n°3 – Cerveau qui disjoncte
BD – Je me fais mal !
BD – Collage n° 5 – Mal de tête
BD – Dessin n° 7 – La douleur dans mon corps
BD – Dessin n° 9 – Le dieu Pan
BD – Dessin n° 9 – Le dieu Pan
BD – Dessin n° 10 – Le dieu Pan n°2

Le traumatisme psychique par Johan Vanderlinden

page 62
Avant d'explorer un contexte traumatique, le clinicien devrait toujours évaluer la complexité des problèmes psychiatriques et, en même temps estimer le risque d'un passage à l'acte (auto-et hétéro-agressif) en réponse aux interventions thérapeutiques, comme la confrontation avec une expérience traumatique par exemple.
En général, plus les comportements comorbides sont fréquents, plus le thérapeute doit être prudent lorsqu'il traite une histoire traumatique.
Ces dernières années, de nombreux faits divers ont alerté l'opinion publique sur la fréquence des actes pédophiles, qui ne peuvent désormais plus être considérés comme marginaux. Néanmoins, l'investigation des expériences traumatiques est longtemps restée un sujet très controversé dans le champ de la psychiatrie et de la psychothérapie. La question de la fiabilité des souvenirs traumatiques semble en particulier diviser les cliniciens, les chercheurs et le grand public en deux camps : les « croyants » et les « non-croyants ». Des discussions souvent passionnées ont animé ce débat, et certaines peuvent prendre l'allure de véritables réquisitoires.
Mais la première tâche d'un clinicien ou d'un chercheur est d'accepter l'expérience subjective et « le récit de la vérité » fait par un patient, dans une relation de confiance mutuelle croissante. Tester l'authenticité des faits n'est pas le premier rôle des thérapeutes, sinon ils se conduiraient comme des détectives ou des juges.
Dans certains cas, cependant, les thérapeutes sont obligés de considérer les implications des informations qui leur sont révélées : quand il y a suffisamment de raisons de penser que le patient ou une autre personne a été ou est encore victime de graves violations de ses droits ou de son intimité.
La première chose à faire est d'assurer la protection de la victime potentielle contre la répétition de l'agression. La sécurité du patient devrait toujours être le premier souci du thérapeute, quelle que soit l'orientation thérapeutique privilégiée. Nous devons protéger les patients contre des actes dangereux ou destructeurs, à l'égard d'eux-mêmes ou de quelqu'un d'autre. Ceci doit être une condition de départ dans la thérapie.
Si des interventions sont nécessaires en dehors du cadre thérapeutique, le thérapeute devrait rester dans son rôle et déléguer ces interventions à un autre collègue, qui devra :
• évaluer l'information et la fiabilité des faits ;
• impliquer d'autres personnes quand et où cela est nécessaire, sans violer les droits du patient ou ceux des autres personnes ;
• discuter de ces actions et de leurs implications avec le patient. 
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Autres billets à propos de Dissociation et mémoire traumatique